LE POÈME DES GENDARMES
PAR M. ODRT (i).
Sur UD afar dt fantaiiie.
Y avait une fois cinq» six gendarmes, Qu'avaient des bons rhumes de cerveau.
Ils s'en vont chez les épiciers^ Pour avoir de la bonne réglisse.
L'épicier donne des morceaux de bois Qui n'étaient pas sucrés du tout.
Puis il leur dit : Sucez-moi ça ; Vous m'en direz des bonnes nouvelles.
Les bons gendarmes sucent et resucent Les morceaux de bois qu'est pas sucré.
Us s'en vont chez les épiciers :
Épicier, tu nous a trompés.
L'épicier prend les morceaux de bois ; Il les fourre dans la cassonnade.
Les bons gendarmes n'ont plus eu de rhume.
Ils ont vécu depuis en bonne intelligence.
(i) On a tant parlé de celle fameuse bêtinr, improfis^ par Odry.eton la cite rncora si soutent, que nous aToot cru bon de la faire entrer d«n< ce recueil.
CHANSONS SraCULIÈRES. 143