NÉCESSITÉ DE PROPAGER LES BONS LIVRES
La Ste. Vierge venait de recevoir de Dieu la plus insigne des faveurs ; son âme, tout son être était rempli de l» vérité et de la charité de Dicu ; alors, dans un sublime cantique, le Magni- Jicat, elle proclame sa bonté, sa grandeur, sa vérité.
C'est un devoir du chrétien de faire connaître et aimer Dieu, de verser dans les âmes les vérités, les consolations et les espérances de l'Evangile.
Or, aujourd’hui, il n’y a pas de moyen plus cflicace que les livres ; ‘c’est pour beaucoup le seul moyen de retrouver le chemin du ciel. Ils ne vont guère à l'Eglise, ou s'ils y vont, ils aiment une messe où il n'y à pas de sermon.
Quant à leur dire leurs vérités en face, la chose est assez embarrassante ; dans notre siècle, on ne se pique pas d'humilité et il est toujours difiicile de supporter ceux qui se permettent de ne pas nous trouver parfaits. Oh! la bonne chose qu’un bon petit livre! On le donne ou bien on le place sous la main de celui à qui on
cut faire du bien ; on s'ingénie de toutes les façons pour qu'il le lise… Bon, les voilà tête-àtête. Laissez faire le livre ; Sans humilier, sans faire rougir, sans avoir l'air d’v toucher, il va
toucher, remuer cette conscience, lui faire venir
or
un sourire sur les lèvres, une larme dans les Jeux.
PRATIQUE.— Prenez la résolution d'acheter tous les bons livres qui s’imprimeront et que vos moyens vous permettront de vous procurer. Ces livres seront comme autant de prédicateurs, qui vous apprendront, à vous et à votre famille, le chemin du ciel. Et quand vous viendrez à mourir, Vous pourrez espérer avec Confiance que vos enfants ne resteront pas orphelins. “# Non relinquam vos Orphanos.” Ces livres que vous leur laisserez, comme un héritage plus précieux que l'or et l'argent, leur enseigneront, à votre place, quelle route prendre pour arriver au bonheur, dont vous aura mis en possession votre bonne œuvre.