‹ Trésor des âmes pieuses, ou, Divers moyens d'atteindre la perfection chrétienne [microforme]Chapitre 199 sur 589 · CONFIANCE DANS LA STE, VIERGE · texte numérisé non relu

CONFIANCE DANS LA STE, VIERGE

Nous disons volontiers : La Ste. Vierge est bonne, c’est une mère. Je ne sais si nous Comprenons bien ce que nous disons. Oui, la

Ste. Vicree est bonne, oui, c'est une mère, elle est notre mère À tous.

Jésus-Christ, en se revêtant de notre humanité, nous à adoptés pour ses frères et nous a élevés à Ja dignité de ses membres ; nous sommes donc devenus aussi les enfants adoptifs de Marie, et l'amour inexplicable que cette Vierge divine a pour son Fils, elle l’étend à tous ceux que cet Homme-Dieu veut bien regarder comme ses frères et comme ses membres.

Nous avons donc à la tendresse de Marie un droit spécial, Lorsque le Sauveur était sur le point de mourir, il recommanda, en la personne de St. Jean, tous les chrétiens : More : Voici, dit-il, en lui montrant le disciple bien-aimé, voici votre Mère.

Maintenant pour apprécier le bonheur que nous avons de nous savoir et d’être les vrais enfants de Marie, il faudrait connaître sn cœur. Qu'est-ce done que !e cœur de Marie, qu'est-ce donc que sa bonté ? Je ne sais pas, je ne puis vous le dire, mais que vos cœurs s'élèvent plus haut, qu’ils cherchent au-dessus des plus tendres affections maternelles, et qu’ils se disent : C’est quelque chose de plus tendre encore.

1 Rassemblez, si vous le pouvez, en un seul cœur

l'amour

que toutes les mères, qui ont existé depuis le commencement du monde, ont eu pour leurs enfants, une mère qui aurait ce cœur, aimerait beaucoup, sans doute, mais sachez que Marie nous aime encore bien davantage,

O Marie! Je savais que vous méritiez une large confiance. J'avais entendu raconter vos bontés en termes magnifiques, mais je ne savais pas que vous fussiez aussi bonne ; vous nous aimez comme une mère, plus qu’une mère n'aime ses enfants, et puisque l'amour ne peut se payer que par l’amour, nous voulons vous aimer dorénavant sinon autant que vous nous aimez vous-même, du moins autant que nous le pouvons.

PRaïTiQue.—Prendre la résolution de ne passer

aucun jour sans faire quelque chose pour témoigner notre amour à Marie.

XXXe JOUR.

Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur, Si jamais créature à réalisé ces paroles de l'Esprit Saint, ça été sans contredit la Ste. Vierge dont la mort fut si belle aux yeux de Dieu ! Deux choses rendent la mort aimable et douce, la paix de la grâce et le détachement des choses de la terre. Or, Marie prévenue de la grâce, dès le premier instant de son existence, a fait fructifier au centuple cette semence précieuse ; elle était, à l'heure de sa mort, toute chargée de bonnes œuvres, toute brillante de

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vertus ; d’ailleurs, elle n'avait aucun attachement pour les choses de la terre, toutes ses affections étaient dans le ciel, et il n'y avait que la soumission à la volonté de Dieu qui pt la retenir dans le lieu de son exil. Aussi, lorsque le terme de son pélerinage est arrivé, de quelle joie son cœur n'est-il pas rempli !

Heureuse mort, heureuse mort digne d’envie !

Qui ne désirerait mourir de la sorte? Mais ne l’oublions pas, pour mourir comme Marie, il faut avoir vécu comme elle: il faut avoir eu Un Cœur pur ct détaché des choses de la terre ; sommes-nous dans cet état ?

Si, à notre dernie encore dans les liens nous sera amère |

Détachons-nous donc,le plus que nous pourons, des choses de ce monde, brisons généreusement les liens qui nous y retiennent ; renonçons à tout ce qui peut déplaire au cœur de Notre Mère et pour nous encourager à marcher constamment dans la voie des souffrances, qui seules Peuvent nous assurer une mort précieuse :

r instant, nous sommes du péché, que la mort

violenti rapiunt illud > Jetons constamment les yeux sur notre Mère.

PRATIQUE. — Penser, de temps en tem et se demander si on y est préparé.

Ps, à la mort,

XXXIe JOUR.

UONSÉCRATION À MARIE

Nous devons faire l’offrande de notre cœur à Marie, pour trois raisons principales :

1° Afin qu'elle nous inspire la crainte de Dieu. C’est cette crainte du Seigneur qui banit le péché, qui répand la paix, qui fait couler la grâce. Donnons-nous à Marie, afin qu’elle nous apprenne à craindre son Divin Fils.

2° Afin qu’elle nous inspire l'espérance de la vie éternelle. Qui peut mieux l’enraciner dans notre cœur, que celle qui s’est appelée la Mère de l’Espérance ? Notre cœur est souvent inquiété par l'incertitude du salut ; si nous le présentons à Marie, elle saura bien le faire espérer fermement sous l’abri de sa protection.

3° Afin qu’ells nous embrâse de l’amour de Dieu. J'ugeons si celle qui est la Mère du pur amour ne peut l’allumer dans notre cœur. Hélas! combien elle est dure la glace de ce cœur !

Cependant mettons le entre les mains de Marie : elle l’amollira; elle y allumera au moins quelqu'étincelle de ce feu divin dont elle brûle seule plus que toutes les créatures ensemble.

O Marie! vous êtes ma force, ma liberté, et mon salut.

Prarique.—Ne jamais passer une journée, sans adresser une prière à Marie.

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