VII. JOUR
IL EST BIEN PERMIS D S'ATTRISTER DE LA MORT DE SES PROCHES £T AMIS; MAIS IL FAUT SE GARDER DE LE FAIRE AVEC EXCÈS,
Chrétiens ! écoutez ce que vous dit saint Paul: “Je ne veux point que vous ignoriez ce que vous devez savoir touchant ceux qui dorment, afin que vous ne vous affigiez point comme ceux qui n’ont pas l'espérance.” Affii
ez- Vous, pleurez; mais ne vous désespérez ré Dieu vous prend une âme que vous aimez ; rendez-lui en grâces, ne vous emportez pas contre lui; ce serait l'irriter, La mort qu’il
donne est un repos ; c'est la délivrance des peines et des inquiétudes de la vie. Bénissez
sa main bienfaisante. et loin de l'arrocez larmes amères d’une douleur e
MU 4 GIiOSCI des xCessive, rendez
la douce et favorable pour vous, à votre heure dernière, par une parfiite résignation.
ORA1SON.—O Dieu, dont le propre est d'avoir toujours pitié et de pardonner, usez de bonté envers les âmes de vos serviteurs et de vos servantes, et remettez-leur tous leurs péchés afin que déliées des liens de la mortalité, elle méritent de passer au séjour de la vie; par Jésus-Christ, N.-S, Ainsi soit-il.
PRATIQUE.—Pardonner les offenses pour obtenir la rémission des peines aux âmes du Purgatoire.
VIIIe JOUR.
AVANT JÉSUS-CHRIST, ON POUVAIT PLEURER LES MORTS ; MAIS CELA NE SE DOIT PLUS DEPUIS,
L'Apôtre saint Paul a dit: “ Le Christ ést ma vie et la mort est mon gain.” Certes, il avait droit de tenir ce langage, lui qui savait si bien que Jésus en s’imolant avuit ôté à la mort toute son amertume, “ Ubé est, mors, stimulus tuus ?” Elle ne peut plus rien sur ceux, qui, unis avec Jésus-Christ, et mourant avec lui, sont appelés à partager ses triomphes et sa gloire. ‘“ Ubi est mors, victoria tua ? ” Réjouissons-nous donc, au lieu de nous affiger à son approche,
ne faites donc pas peser votre juste sentence, nous vous ensupplions, sur celui {ou celle) que vous recommandent les suffrages de ln vraie foi Chrétienne ; mais que votre grûce lui venant en aide, il (ou elle) mérite d'échapper au jugement da vhs vonmannans
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otre heure
est d'avoir onté envers rvantes, et déliées des passer au insi soit-il.
obtenir la re.