‹ Trésor des âmes pieuses, ou, Divers moyens d'atteindre la perfection chrétienne [microforme]Chapitre 244 sur 589 · DEUXIEME VISITE AU ST. SACREMENT · texte numérisé non relu

DEUXIEME VISITE AU ST. SACREMENT

Panis quem ego dabo, caro mea est pro mundi vità. Jean xxxv. -

Le pain que je donnerai, c'est ma propre chair, pour la vie des hommes,

L'Apôtre St. Paul disait que le Sanveur s'est anéanti lui-même en prenant la forme d’esclave. Semetipsum exinanivit, formam servê accipiens. (Matt. 20, 28.). Mais que pouvons-nous et que devons-nous dire en le voyant paraître sous la forme et les espèces du pain ? Non, il n'y à pas de langue assez éloquente, qui puisse exprimer la grandeur de l'amour que Jésus-Christ porte à chacune des âmes qui sont en état de le recevoir dans le Sacrement; et c’est pour cela que ce divin Epoux, étant sur le point de quitter le monde, et craignant que son absence ne le mît en danger de l'oublier, laissa aux hommes ce Sacrement ineffable comme un gage sensible et toujours présent, qui le rappelât sans cesse à leur souvenir ; et il ne voulut pas qu’il y eût entre eux et lui aucune séparation et aucun intervalle, afin d’être toujours vivant dans leur mémoire et plus encore dans leur cœur,

Les Pères spirituels remarquent que le pain, quoique destiné à être consumé en servant de nourriture, peut aussi se conserver en attendant qu'on s’en nourrisse : et ils ajoutent que c’est Pour cetio raison que J. ©. a voulu nous laisser son Corps sous l’espèce du pain, non-

seulement pour être consumé en s'unissant aux âmes dans la communion, mais encore pour être conservé dans les Sacrés T'abornacles, pour demeurer au milieu de nous et, par Ià, nous appeler sans cesse le souvenir de l'amour immense qu'il a eu pour nous,

Ado ae Jésus, puisque vous demeurez ainsi nuit ct jour dans vos Sacrés Tabernacles, pour y écouter les prières ct y exaucer les vœux de tous les misérubles et les afligés, qui viennent vous demander audience, daignez écouter favorablement aujourd'hui l'humble pricre, quo vient vous présenter l'homme le plus ingrat, qui soit en ce monde, Je viens à vos pieds, pénétré de douleur, et reconnaissant la grandeur du mal que j'ai fait en consentant à vous offenser. Ce que je vous demande d'abord instamment, c’est que vous daigniez me pardonner mes offenses, O mon Dieu ! comment ai-je été assez malheureux que de vous déplaire ? Ce que j'ose vous demander encore, c’est qu'ayant reconnu vos amabilités infinies, mon cœur on à été épris et ravi; je me sens le désir le plus ardent de vous aimer et de vous plaire. Mais hélas! je ne le puis, si vous ne venez à mon secours ; je vous le demande humblement.

Faites donc, 6 mon Dieu, infiniment pvissant! faites connaître à toute la terre votre infinie puissance et bonté ; faites que, d'esclave rebelle que j'ai été si longtemps, je devienne un amant fidèle et constant de vos perfections adorables. Vous le pouvez ; sunnléez, done à tout ce qui me manque, afin que désormais,

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ENVENS LE TRÈS SAINT SACNEMENT. 287

j'aie le bonheur de vous aimer autant que je vous ai offené.

Que ne puis-je vous aimer, comme les saints vous aiment dans le ciel !

ORAISON JACULATOIRE.—Deug meus, et omnia.

Mon Dieu et mon tout, La communion spirituelle

nee à

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