DE L'ÉPOUSE ET DE LA MÈRE DE FAMILLE AFFLIGÉE
Mon état ne me rend pas heureuse, 6 mon Dieu! on ne saurait l'être en ce monde; si du moins il me rendait sainte, j'aurais de quoi me consoler de tout ce qui m'aflige. Vous voyez mes peines, Ô vous le céleste Epoux de mon ême ! vous les connaissez, elles sont sensibles : je marche par une voie parsemée d’épines; je compte mes jours par mes larmes ; tout me de.
vient un sujet de douleur, et rien ne contribue à la soulager.
Mes peines sont même d'autant plus sensibles pour moi, que je n’ose m'en ouvrir À personne ; vous êtes le seul, 6 mon Dieu! à qui je puisse les communiquer ; obligée de dévorer en secret mes chagrins, j'en suis quelque fois accablée, je sens bien, 6 Dieu de bonté! que ce sont des moyens de salut que vous me ménagez, et que Je devrais entrer dans vos vues, et m’y conformer; mais combien de fois au contraire, par mes impatiences, mes vivacités, mes mauvaises humeurs, n’ai-je pas perdu le mérite de tout ? Plus sensible à mes peines qu'à mes péchés, je ne m'occupe que de ce qui m'afige, et je ne pense pas à ce qui pourrait me sanctifier.
Dans cette situation, 6 mon Dieu, 6 Dieu de bonté! que me resterait-il, que de recourir à Vous par la prière ? Mais, hélas! souvent je voudrais prier, et je ne le puis, l’affliction acca-
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Ô mon
1 AU milieu de mes peines ï donnez-moi cette esprit de Pénitence, de patiensi du ce, de douceur, avec lequel Je dois vous les of. 101 me | frir, afin que, si elles sont la croix de Ma vie voyez elles deviennent du moins la source de mon 3 on salut, ibles ; Régnez dans On Cœur, 6 mon Dieu ! régnez Le | 2n$ Ma maison et Sur toute ma famille : faites ni J régner la Paix, faites y régner votre grâce : altes ÿ régner votre amour: « est là que nous espérons de réoner éternellement avec vous sibles 2 dans le cie] Ainsi soit.il Dnne ; Juisse es secret 1blée, PRIÈRE : “a D'UNE MÈRE POUR SON ENranr ÉGARÉ “es D O7 ésus, sauveur et rédempteur des hommes , par VOUS qui avez rendu à une mère désolée le fils : aises unique dont elle Pleurait la Perte, et qui, dans Î ut ? € touchant sy bole de l'enfant Prodioue, avez s, je MOÏgnÉ une si douce miséricorde pour les e ne enfants UI s'égarent, daignez l'appeler et rame. ner Je en, malheureusement Entraîné loin de a de Vous, loin de MOI, loin du devoir à À enfant! Ô mon D it je
CCa-
courage, qu’il revienne aux pures affections de la famille, qu’il se jette entre vos bras comme un autre Augustin, qu’il embrasse vos pieds sacrés comme Madeleine repentante.
Hélas! hélas! et si devant vos yeux, aux.
quels rien n’est caché, 6 mon Dieu, je ports la terrible responsabilité des égarements que je déplore; si, par une négligence ou une coupable faiblesse, j'avais d’abord laissé grandir et se développer dans l'âme de mon s'ifant des germes dangereux; si, plus tard, j'avais en quelque sorte autvrisé ses désordres par ia légèreté de mes paroles ou de ma conduite, 6 Seigneur, laissez-vous toucher par une punition si cruelle: voyez mon repentir, la douleur qui expie mes fautes ; pardonnez-nous à tous les deux, et attachez-nous à vous pour jamais. Ainsi soit:-il.