I. L’habitude du péché aveugle les pécheurs
et ne leur permet plus de s’apercevoir ni du mal qu’ils font, ni de la ruine où il les entraine. Nous vivons alors comme s’il n’y avait ni Dieu, ni paradis, ni enfer, ni éternité. Les péchés les plus énormes, quand ils sont devenus habituels, nous paraissent légers, et ne semblent plus même des fautes. Comment l'âme pourrat-elle les éviter, quand elle ne sentira plus leur gravité et le mal qu’ils lui causent ?