LE PALAIS DE L'EXHIBITION
vres^ d'artistes anglais, forment aussi la haie entre les deux allées de colonnettes.
La collection de portraits historiques (anglais exclusiyement), la plus belle et la plus complète qui ait jamais été réunie, occupe les lambris à droite et à gau- ~ che , sur un fond marron qui fait bien ressortir les figures. Elle est rangée chronologiquement, commence à gauche, près du transept, suit toute la muraille jusqu'à la porte d'entrée, continue sur le lambris opposé , et finit près du transept à droite. On y voit tous les rois et reines de l'Angleterre depuis Henri IV, tous les princes et seigneurs, toutes les Radies célèbres, tous les poètes , toutes les figures qui se sont illustrées par le génie ou la beauté , par les grandes ou terribles actions , par des singularités quelconques. Il 7 a là Jane Shore , Anne Boleyn, Mary Tudor, Mary Stuart, Elisabeth, JaneSeymour, JaneGrey, etc.; des Henry VIII , par Holbein ; des Charles I*', par vanDyck; Cromwell et Hampden ;le fameux portrait de Shakespeare(the Chandos Shakespeare)^ donné par lord Ellesmere à la nation ; le comte de Strafford , le duc de Buckingham, le grand duc de Mariborough, le chancelier Bacon, Newton, Locke, Dryden, Addison, Pope, Swift, Thomson, Johnson, Gibbon, etc., jusqu'à Walter Scott et Byron , et au duc de WeUington , bien entendu. Près de 400 portraits, dont une douzaine de Holbein et 28 van Dyck, 10 Reynolds et 7 Lawrence 1 Encore n'est-«e qu'une partie des portraits. Il y en a bien d'autres dans les galeries des maîtres anciens : une demidouzaine d'autres Holbein , une trentaine d'autres van Dyck, 40 à 50 Reynolds et une douzaine de Lawrence!
Mais ce n'est pas tout. Sur la galerie qm wrcale a^^ tour du transept est une nouvelle collection 4^ POFt traits non moins précieuse, les mipiatures , contenijes clans une vingtaine décadrés, etau non^bre de ôfiô à 600* Les mêmes têtes sont encore là , sur ivoire , gur métal bu sur parchemin. Les célèbres cabinets dt| 4uc do Porlland, du duc de Buccleucb, dtt dwc de RiclmiQnd en ont fourni la plus grande partie. On y remarque encore des Hplbein extraordinaires, enlre antreç TAnne de Clèves, « ToBuvre la plus exquise et 1^ plus parfaito d^ Ifolbein, m salon Walpole.
E;n continuant sur cette galerie circulaire, on trouve la collection d'estampes, près de deux mille, à com-^ mencer par une vingtaine de nielles, depuis le xv* ^oçle jusqu'à présent. Des pièces uniques, des étais rares, des épreuves dP tonte beauté. PoUajuolo et Mantegna, le Maître de 1466, Martin Schôngauer et Israël van Mepken, Albert Durer et Lucas de Leyde, Marc-Antoine (près de cent pièces), et tons les maîtreç italiens et allemands du xvi* siècle; puis, les Flamands de l'école de Rubens; puis, Edelinck et Nanteuil, Hogarth et Wooltett, etc. ; puis , les eaux-fortes de Claude , de van Dyck, de HoHqr, de Rembrandt et de van Ostade; les rares eaux-fortes de Paul Polter, d'Adriaan van de Velde, de Ruysdael, etc., etc. •
Là aussi, avant de redescendre dans le transept, on rencontre des échantillons de maîtres modernes, des écoles du continent, par exemple MM. Ary Scheffer, Horace Vernet, Delaroche, Decamps *t Tinimitable, *• comme disent les Anglais, Meissonier; Overbeck et quelques Allemands; enfin, une collection de photo-
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gi^pfai^, pôftmitâ dB œntelhporaihë célèbrèls (at^glais surtout), monuments, paysages, etc.
Une fois dèBCendu dans lé transept ^ on a devant soi leé Salles qui terminent, au siid^ léditicc, et qui sont consacrées aux aquarelles (drawinys in water'€ol0nr$)i Parmi ces aquarelles, presque, toutes de rëeotè m* glaise, et au nombre d'entiron mille, sont égarés un déssm de Rembrandt, un de van Ostade, des fleurs de van Huysum, etc.
Ge Boiit là les salons qu'afMtionnént surtout les ladies. Tous ces dessins modernes, si propres et si bril«^ lants, ont le même éclat que leurs toilettes. Il y a de très-belles choses dans ce grand meeting des aqua*» rellisteé anglais, qui se vantent d'être, en ce genre, les premiers du monde* Il y a des Reynolds, des Gainsborough, des Bohington, des Constable; deè Girtirt intéressants-; des Landseer très -appréciés; une centaine de Turnér , qui: est souvent Un grand artiste ; puis > toute Id pléiade ^ assez connue en France t MM. Proul, Pielding, Gattermole, Hunt, Harding, Roberts, Stanfield, etc.
Des deux côtés des salles d'aquarellistes, à celte extrémité du bâtiment, sont deux salons; l'un, à droite, contient le musée oriental. Vous pensei que le peuple anglais peut, plus qu'aucun autre, montrer des merveilles de Tlndej de la Chine et de toute cette partie du monde. La Compagnie des Indes orientales, la Société asiatique , la Tour de Londres, utie ïbUle dé savants collectionneurs y ont envoyé leurs raretés. L'autre salon est affecté spécialement à la riche contribution du marquis de Hertford, et porte son nom :
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