LINGES
Quinze aubes du sacre de Louis XV , garnies de dentelle.
Vingt-deux du sacre de Louis XVI, dont trois garnies de dentelle d’Angleterre ; les dix-neuf autres aussi garnies de dentelle.
Douze autres fines à dentelle, quatre-vingt-neuf communes à dentelle, onze unies.
Quatre cent soixante-treize amicts.
Quatre cent quatre-vingt-deux purificatoires.
Cent quatorze corporaux.
Cent seize lavabo.
Sept nappes pour l’eau bénite, dix nappes unies et une ouvrée.
Douze tavaiolles, deux pour porter les fruits.
Cinq tabliers pour la Cène.
Deux petites serviettes pour la crédence.
Cent essuie-mains.
Trente-cinq nappes premières, vingt-trois secondes, seize troisièmes.
Quatre-vingts torchons.
Cent quarante-six aubes pour les enfants.
Cent vingt-deux ainicts.
Dix-huit nappes de communion.
Une boite contenant une mitre enrichie de pierreries et de perles; du don de M. le cardinal de Lorraine.
Cne autre mitre drap d’argent.
Deux brancards, deux couvertures en toile et serge.
Le ciel du dais pour le Saint-Sacrement^ de drap d’argent, avec une croix de drap d’or et quatre écussons aux armes de Louis XV.
Lue boite renfermant quatre pentes du dais de drap d’argent et or, aux armes de Louis XV, et franges d’or; quatre paires de glands d’or.
Cne autre boite renfermant la garniture du tombeau du jeudi saint, en damas cramoisi et franges d’or, renfermant les quatre pentes de velours cramoisi brodé d’or, six rideaux de damas cramoisi à franges d’or, l’enfoncement du fond où est brodé un grand nom de Jésus , un grand tapis avec une croix de chevalier brodée en or, avec quatre grandes armoiries de Louis XV , et les garnitures du dôme du tombeau en tafclas cramoisi.
Six pièces de tapisserie blanche , deux pièces pour les deux cotés de la grille iLi.
Deux rideaux appelés le voile du temple.
Deux devants d’autels, un gradin^ deux contretables.
Un voile de mousseline pour la croix du grand-autel.
I n pour le Christ derrière l’autel, et un autre pour le Christ de la grille C2'.
Vingt anlipbonnair.es et pseautiers à l’usage du chœur, et vingt autres livres de musique.
Huit portraits de papes, archevêques et évêques.
Un tableau de la sainte Vierge.
Un du Jugement de Salomon.
Un des trois Maries.
Un de saint Sébastien.
(1) Le cliœnr fut fermé jusqu’au xviiie siècle par un mur haut de seize pieds; la porte était de fer cisele à jour et à deux battants. En 1747, le tout fut démoli et remplacé par une vaste ijrüle de fer aux frais de l’abbé Godillot. Eu 1793, cette grille, ouvrage de Ramel, serrurier à Montpellier, fut détruite et vendue. De nos jours, il en a été refait une autre dont le style s’allie assez bien avec celui du monument; les fleurons et les ogives qui terminent les barreaux sont dorés.
(2) Ce Christ existe encore ; il avait été fait vers 1 407 ; il était jadis accompagné des ligures de la Vierge et de saint Jean.
Un tabernacle et sa couverture; les tables de la sacristie, couvertes de drap vert; quatre feuillets de table et quatre tréteaux couverts d’une tapisserie.
Un fauteuil à trône.
Une piscine de plomb, une écbelle.
Un tableau du Baptême de Jésus-Cbrist.
Un autre représentant les saintes Femmes.
Un autre représentant saint Jean dans le désert.
Trois tables servant pour l’habillement du prêtre, diacre et sous-diacre; deux miroirs.
Une croix d’ébène à Udirist d’ivoire, deux prie-dieu, un fauteuil de maroquin.
Huit statues de pierre (4), une de porphyre.
Un missel, le Cérémonial de l’église.
Six pièces de tapisseries, grandes tentures, quatorze dites tentures, trois dessus de porte pareils, douze pièces tentures dont huit servant au chœur, trois dessus de porte pareils, trois pièces basses dont une autour de la chaire à prêcher (2i, quatre pièces à fleurs-de-lys avec cartouche dans le milieu, dont deux à la grande grille; trois pièces très -basses doublées en toile verte, trois tapis de table à fleurs avec cartouches de différentes grandeurs, quatorze morceaux et deux housses de trône ; de vieilles tapisseries.
Dans la chambre du sonneur, auprès de la sacristie : deux armoires, deux tableaux, une échelle, un brancard, un réchaud pour le chœur, une lanterne.
Dans la chambre des huissiers : deux armoires dans le mur renfermant douze soutanes pour les serviteurs des basses messes ; deux autres grandes armoires à l’usage des huissiers , dans lesquelles sont huit baguettes ; au dessous deux mauvais tableaux.
Dans la petite cour: une table, deux tréteaux, un chaudron de cuivre et un réchaud de fer servant aux récurages.
Dans la cirerie : deux armoires dans les murs, renfermant le vin pour l’église, l’autre la bougie, chandelle et encens; deux autres petites armoires renfermant les clefs de l’église ; vingt-quatre torches ou llam-
(1) Ce sont s, -ms doute les statues qui décoraient l’entrée du chœur avant la destruction du jubé.
(2) Si l'on en croit la tradition, saint Bernard aurait prêché dans cette chaire. Elle fut détruite en 1 "95 ; celle qui la rein|)lace vient de l’église Saint-Pierre-les-Dames, elle est sculptée par Blondel ; au centre et par-devant est un bas-relief représentant saint Pierre guérissant un boiteux.
beaux avec leurs larges (1) aux armes du Chapitre; une caisse, trois boites à cierges, une table, deux tréteaux; au dessus de la porte, un tableau.
Dans une autre cirerie : huit tapis de pied , une table , deux tréteaux , sept boites à cierges , le chandelier du cierge pascal , quatre autres chandeliers; quatre lanternes, trois réverbères, deux troncs, une petite échelle , un tableau.
Dans une autre pièce ; seize bancs, huit tapis, une table à pieds, une petite échelle , les bois pour le catafalque.
Dans la chambre à coucher des sonneurs, deux lits de serge verte, composés chacun de deux matelas, dont un de bourre, deux couvertures, une paillasse, un traversin, une armoire, une pendule, un banc, une table, un chandelier de cuivre.
L’autel des fonts, avec une croix et Christ de bois, un devant d’autel damas blanc et tapisserie. Un confessionnal , deux grands bancs , trois tableaux.
Un autre tableau au-dessus de la porte de la sacristie ; original de Mucien.
Un buffet d’orgues à trente-deux (2).
Une petite horloge à carillon, deux lampes de cuivre, l’une dans la nef, l’autre dans le trésor.
Dans les tours, treize cloches. Deux cassées dans la réserve.
Au-dessus du chœur, la grande horloge à carillon (3).
Dans le Chapitre , une table et trois banquettes couvertes de maroquin, ainsi que les bancs autour. Dans la boiserie, onze tableaux.
(1) 0n nommait ainsi une plaque de métal, ovale, en forme de bouclier, que l’on appliquait sur le cierge ; dessus étaient peintes tes armes du Gliapitre. Quand les corps de métiers assistaient à ces processions, ceux qui les représentaient portaient des cierges ornés de targesdu même genre.
(2) Ce magnifique buffet d'orgues a soixante pieds. Au sommet et au centre on voit le Christ debout ; aux deux extrémités sont des figures d’anges la trompette en bouche, f 'orgue repose sur un encorbellement de sculpture légère. Ce style est celui du gothique flambé. Les tuyaux absorbèrent 14,.^00 d’étain. Ce vaste instrument parait avoir été construit vers le milieu du xv' siècle, au moins en partie; on y voit les armes de la famille des Ursins , qui fournit deux archevêques au siège de Reims, de 1414 à 1475. 11 est question de le reconstruire.
Pendant la révolution l’orgue servit à la société populaire qui siégeait à Notre-Dame ; on en jouait aux joui s de décades et aux fêtes républicaines.
(3) On la nommait horloge du chœur; elle existe encore. Deux anges placés près d’une cloche frappent les heures avec un marteau ; un troisième ange les regarde l’un après l’autre ; sur un plateau qui tourne quand l’heure sonne, sont des figures représentant les apôtres et la fuite en Egypte ; elles sortent d’une porte et rentrent par une autre. Ces figurines exécutent aussi quelques autres mouvements. Au centre de l’horloge est un globe qui indique par sa rotation les révolutions de la lune. Ce monument est maintenant près de la sacristie.
Dans raiili-chapitre ; im bureau avec deux bancs couverls de drap verl avec lleurs-de-lys , ainsi que les bancs autour, huit tableaux (1), une table, un marchepied, une grande armoire dont une partie renferme les tapisseries ci-devant énoncées, l’autre des papiers du clergé.
Dans les chapelles : la châsse de saint Calixte, couverte de cuivre doré, ornée de quatorze figures , fond et dôme d’argent estampé, le dôme fait de quatre plaques d’argent estampé.
La châsse des saints Florent et Joconde, couverte d’argent.
Une autre renfermant des vêtements de la sainte Vierge, couverte de vermeil de différentes figures et pierreries.
Une autre en cuivre, de saint Nicaise , les fonds , figures et dôme d’argent doré.
Une autre renfermant des reliques de saint Nicaise et de sainte Eutrope, couverte en plein d’argent doré, ornée de quatorze figures dont une d’or.
La châsse des saints Sixte et Sinice couverte d’argent.
La châsse de sainte Eutrope couverte d’argent , ornée de quatorze ligures dorées.
Sept calices, dont quatre de vermeil , trois d’argent avec leurs patènes.
Un chandelier de cuivre, dix chandeliers aux autels, douze bras.
Seize prie-dieu.
Huit confessionnaux.
Sept tableaux, six miroirs, six Christs.
Sept chandeliers à main avec leur mouchette.
Dans chaque chapelle, une armoire contenant les ornements, servant de table, couverte de tapis vert , une petite armoire pour les calices , une piscine avec le bassin, une sonnette, une clochette, un missel, un livre de messe des morts, un porte-livre, deux paires de buirettes avec leur bassin, à l’exception de la chapelle de la sainte Vierge, où il n’y en a qu’une paire.
Une chasuble drap d’or, une autre moirée d’or et violette, une autre drap d’argent orfrois d’or. Quatre de moire d’argent à fleurs de différentes couleurs, une satin à fleurs d’or, une drap d’argent et or, onze damas blanc, cinq velours rouge ciselé, deux velours rouge six damas rouge, onze damas vert, une moire verte, onze damas violet, une velours violet, cinq damas noir, une velours noir, une de moire blanche.
U) Les tableaux qui décoraient le Chapitre étaient, si je ne me trompe, les portraits de quelques^ archevêques de Reims
Tonies ces chasubles à galons fins avec leurs étoles, manipules, voiles et bourses, à l’exception de deux velours rouge, qui n’ont pour les deux qu’un voile et une bourse.
Lequel extrait, nous soussignés sénéchaux et fabriciens de l’église métropolitaine de Reims, certilions conforme! à l’inventaire des meubles et effets de ladite église, détaillé plus au long et déposé au greffe du Chapitre. Fait à Reims, le 24 lévrier 1790.
S'ujné ü’ÂRFEUiLLE, recevcur. Ml GEOT, sénéchal. Deloche, ancien sénéchal.
Par-devant nous olïiciers municipaux de la ville de Reims, actuellement en exercice, est comparu M. l’abbé d’Arfeuille, chanoine de l’église <le Reims, et receveur de la fabrique de ladite église. Lecpiel a déposé la présente déclaration des effets mobiliers de ladite fabrique, signée de MM. les sénéchaux du Chapitre, et laquelle il a affirmée véritable en son contenu et a signé avec nous, le 27 février 1790.
Signé D’ Are eüille, Noüvelet et Poeonceau.
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