SCÈNE PREMIÈRE
BERNARDINE, GEORGETTE. Au fond Un Domestique
attendant.
Au leTer da rideau, Bernardine est au piano.
GEORGETTE*
Ce sont les affiches, madame.
BERNARDINE, se levant.
Voyons un peu...
GEORGETTE, lisant.
« Cinq cents francs de récompense... Il a été perdu dans les environs du Palais-Royal une petite chienne blanche, havanaise, rcpondanl au nom de Miiza. »
BERNARDINE
C'est Irès-bien. (Oeorgette prend le paquet d'affiches et le donne au domestique.) Faites poser ces affiches le plus viii possible et rccomnitndez que l'on en metlc partout, partout.
* Ceorsetle. Cernardine.
2 TRICOCIIE ET CACOLET
GECRGETTE.
Oui, madame.
BERNARDINE
Pauvre Mirza! — Croyez-vous que je la retrouverai, Georgellc ?
GEORGETTE
Je l'espère, madame.
BERNARDINE
C'esl une bête assez ordinaire, mais j'y tiens parce qu'elle m'ï dté donnée par... la personne que j'estime le plus au monde..,
GECRGETTE.
Le duc Emile...
BERNARDINE
Chut!
GECRGETTE, regordnnt la porte de gauche.
On a frappé, madame...
BERNARDINE
Qu'est-ce ? Voyez...
VANDER POUF, montrant sa tête.
Peut-on entrer?
GECRGETTE.
Madame, c'est monsieur Vander Pouf... votre mari...
BERNARDINE
Ah ! quel ennui !
Entre Vauder Pouf. — Petit jeu de scène. — Georgetle sort.