ACTE DBUXIËME
BERNARDINE
Mettez ce portrait devant moi...
LE DUC
lo voici...
Leduc fst à gcnovix, tenant le portrait devant lui. BERNARDINE.
Sla mère ! elle paraît irritée. i
LE DUC, se penchant par-dessus le portrait pour voir.
Mais non... (a Cacoiet.) Est-ce que vous trouvez, vous?
CACOLET
Moi, pas du tout... et même, si vous voulez que je \ous dise, je trouve, moi, que la mère de madame a l'air enchanté.
LE DUC
Vous entendez, mon amour!...
BERNARDINE
Oui, j'entends... (Montrant Cacoiet.) Mais qui est ce monsieur ?
LE DUC
C'est vrai, vous ne le connaissez pas... M. Cacolct. Maintenant nous pouvons causer.
CACOLET, saluant.
Causons... Il est nécessaire que je sache.
LE DUC
Je vous dirai tout. Madame m'avait prié do la conduire chez... une parente, et elle avait ordonné à sa femme de chambre d'aller chercher un fiacre... le fiacre arrive... nous montons dedans... et nous disons au cocher : Gare d'Orléans... mais en route une idée me vient... il nous faudrait de l'argent sans doute... En avions-nous? Nous n'en avions pas. Je dis au cocher de passer par l'avtnue d'Eylau... C'était encore unrelard, mais il était nécessaire. Nous arrivons... je laisse Bernardine dans la voiture, et je monte chez moi prendre une forte somme...
CACOLET
Bonne idée.
LE DUC
Bonne dans un sens, pas bonne dans un autre... Car en redescendar.t je trouvai devant ma portedeux escogriffes qui semblaient guetter, et qui lorsque notre fiacre repartit se mirent à le suivre.
CACOLET
Vous ê:es siîr?
50 TRIGOCHK ET CAGOLET
LE DUC
Parfaitement sûr. Bernardine Ws a remarqués comme mol...
BERNARDINE, impntientée se levant, bas na doc
No m'appelez donc pas Bernardine... -cVHait boa chez mon inari ces Idniiliarilcs-Ià; mais vous devriez coinjM«n(lre que muiulcnanl...
LE DUC , à Bernardine.
C'est vrai, j'ai manqué de tact, (a cacoiet.) Enfin nous aper^ cevons la gare, nousdesciMidons, nos escogriffes étaient encore là... Voyant cela, madame VanderPouf a peur, elle veut remonter dans le iiacre.
BERNARDINE
Mais le fiacre n'était plus là, monsieur.
LE DUC
Alors, chère amie, vous devenez folle, vous vous mettez à courir...
BERNARDINE
Nous traversons le Jardin des phintes.
LE DUC
Nous prenons à droite, à gauche, en avant, en arrière, sans savoir où nous allons... enfin ie hasard nous conduit dans celte lue...
BERNARDINE
Rue de la Vieille-Estrapade... j'avais lu ce nom sur les prospectus, sur les cartes que le musicien ambulant m'avait laissées... noub cherchons le nuniéro, nous le trouvons, et,»î safliunlque devenir, nous, nous jetons. dans votre escalier.
LE DUC
Mais je crois bien que nos deux escogriffes n*onl pas perdu la piste et que nous avons été suivis...