ACTE TROISIEME 6:i
Ils sont familiers.
Cacolet donne un p' tit coup sec avec sa canne d'invalide dans les jambes du dur. LE DUC.
Qu'est-ce que c'est ?
CACOLET, bas..
C'est moi... Cacolet... Mais si voi^s ne jouez pis mieux que ça voire rôle de domestique, je ne rc ponds de rien.
Il remonte.
LE DUC, bas.
YOUS allez voir... (A Bombance en lui donnant une lettre.) TcnCZ, madame, voilà une lettre pour vous...
BOMBANCE , après avoir parcouru la lettre.
C'est très-bien, nous allons causer un brin et si mes conditions vous conviennent < ornme je l'espère...
Bomban-o passe à droite et s'assied sur le canapé.* BERNARDINE .
Oh ! quant aux conditions 1
LE DUC
Ça nous est bien égal, les conditions. Madame part ce soir?
Oui, pour Saint-Pétersbourg.
LE DUC
Et madame nous emmène?
BOMBANCE
Naturellement.
LE DUC
C'est tout ce qu'il nous faut, nous ne demandons pas aulre chose...
BOiAIBANCE.
Vous avez donc des raisons pour quitter Paris ?
Nouveau coup de canne donné violemment dans les jambes du duc. LE DUC.
Non, pas du tout... au contraire.
Coup de sonnette.
BOMBANCE
On vient de sonner...
• Bernardine, le duc, Cacolet, Bombance.
B4 rRICOCIIE ET CACOLET
CACOLET, ou duc.
Ne VOUS dérangoz pas... je vais ouvrir... conliniioz à causer, (a bombance.) Ils sonl irès-bicu, n'esl-cc pas?...
Il sort à gauche, BOMBANCE, assise.
Nous no parlons que ce soir à huit heures moins le quart, je lasserai l'après-midi ciicz moi, et sans aucun doute il me vien- Ira des visites... j'ai écrit à quelques amis... peut-être viendrat-il aussi descréanciers,., je n'ai pas besoin de vous dire qu'il ne t.iudra pas confondre... vous recevrez les uns et vous ne recevrez pas les autres... je suppose que vous savez voire métier.
LE DUC
Certainement nous le savons...