ACTE TROISIÈME
qu'après ce qui était arrivé, le patron ne viendrait pas... alors je suis venu... Mademoiselle Bombance?
Il s'adresse d'abord à Bernardine, puis au duc. LE DUC ET BERNA II DINE, le dos tourné et les bras étendus faisant des signes par derrière.
Là... elle est là...
BRELOQUE, surpris.
Ah çà! mais...
LE DUC , toujours sans se retourner
Elle est là, on vous dit...
BHELOQUE.
Quels drôles de domestiques !...
Il entre chez Bombance.
BERNARDINE, revenant au duc.
Ah ! mon ami...
Nouveau coup de sonnette.
LE DUC
Parions que ça va encore être q'tielqu'ua que je connaîtrai. Je suis sûr que je les connais tous.
BERNARDINE
Restez alors, moi qui n'en dois connaître que quelques-uns, je vais ouvrir.
Elle sort, LE DUC
Décidément, cette cachette n'est peut-être pas suffisanmient
sûre pour nous. (Rentre Bernardine, folie de terreur.) EnCOrC UUe
connaissance ?...
Bernardine n'a pas la force de répondre. — Entre Vander Pouf. Même ]ea que tout à l'heure. Bernardine et le duc tournent le dos J Bernardine prend l'extrême gauche, le duc la droite.
VANDER POUF *
J'ai de bonnes nouvelles, Tiicoche est sur la piste; alors je me suis dit : puisque t' ut va bien, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas, et je suis venu chez Fanny Bombance... Mademoiselle Fanny Bombance? (Le duc et Bernardine lui indiquent la porte san
parler.) Elle est là, cllc m'attend ; bien ! quelle discrétion ! De cette façon-là les domestiques ne voient pas les personnes qui viennent. •
Il sort.
BERNARDINE
Partons d'ici, Emile... parlons d'ici...
* Bernardine, Vander Pouf, le dae
Mais nous ne pouvons pas, puisque...
La porte au fond s'ouvre, parait Cacolet en cocher de fiacre, prande houppelande, sabots, ganls de tricot, un brûle-gueule à la bouche, un fouet à la main.