SCENE Vlll
TRILBY, avec iîiquiêtude.
Mon précepteur ici. . . je suis prisi II est capable de vouloir me ramener au château. Ah ! que n'ai- je le pouvoir que l'on m'attribue! mais ce Trilby, qu'ils prennent pour un lutin, n'est qu'un pauvre petit écolier, tremblant lui-même d'êlre surpris à chaque instant. ( Gaîment. ) S'ils savaient que ce démon dont ils ont tant de peur n'est autre que le fils du laird de Macfarlane, du seigneur du château voisin , presque banni de Ja maison paternelle. Mais aussi , quelle idée! A peine revenu d'un long voyage, vouloir m'envoyer à la cour, pour faire mon chemin, à ce que dit mon père-, mait la reine Elisabeth a Go ans, el je n'ai pas d'ambilion. Une reine de cet ilge-Ià, pour peu qu'elle garde bcs dames d'honneur i^n peu long-temps , cela fait une joli perspective. . . et pourtant, sans Jeanine, j'y allais. J'élais déjà embarqué
avec mon vieux prcccpleur. .. mais je me jette à l'eau comme un cHourdI, la lAle la première, à doux milles du rivage. (^Avec ctnolion.) B.eulioinxHisc l)ai({uo! clinimante batelière î { Avec gaitê,) Elle me prend pour un. lutin... je ne lui dis pas non. Profiter de Terreur d'une femme , c'est si gonlil !. .. Te me loge chez elle , sans lui demander l'hospilalilé, et si je ne suis pa.-s tout-à-i'ait un sorcier , mon rùle uqh est pas nnoins tort agréable.
Air : Ah l que c'est beau {petite lampe).
Heureux lutin , (bis.) "J Grâce a ma ruse , v bis.
Je puis la voir soir et matin. J Ce qu'aux hommes femme refuse.
Sans conséquence on le permet A celui qu'on croit un follet....
S'introduire dans les familles , Et de toutes les jeunes filles, Dès qu' on le veut ( bis. ) être l'amant. . . . Le joli talisman !
Sans le vouloir, {bis.) \
Celle que j'aime f » .
o'j ' A > bis.
Cède a mon suprême (
Pouvoir. j
Quelques larmes ,
YoiTa mes charmes ;
Désir de plaire et mes vingt ans ,
Voilà jnes seuls enchantemens.
Pour réussir auprès des dames ,
four séduire toutes les femmes ,
Un peu d'rudace [bis.) un coeur aimant
Le joli talisman.
Voilà Jeannie qui revient; elle n'a pas pu y tenir. Tachons de savoir ce que l'on médite contre moi.
// se cache dans le cabinet à gauche,