‹ Trilogie de pantalons comedievaudeville en un acteChapitre 17 sur 33 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

AHAD1S, de même.

0 Bobelinette !

ENSEMBLE

Air :

A moi, plaisirs de la venfreanco !

C’est lui, mon odieux rival!

Je te liens donc en ma puissance.

Homme pervers, être infernal !

MaLENTRAIN, faisant un pas.

Monsieur... (ll brandît sa caaue.)

AMADIS^ de même, et le menaçant avec la tète de cartoo*

Monsieur!... (a part.) 11 a un gourdin... moi, je n'ai que ma tête... soyons prudent!

MALENTRAIN, à part.

Je le liens sous ma patte, comme une souris; feignons iin calme cruel! (Haut et d’une voU caressante.) Bonjour, petit grci.1 in, petit drôle!

A.MADIS, de même.

Bonjour, vieux drôle !

MALENTRAIN.

Me ferais-tu l’amitié de me dire ,ce que tu fais à neuf heures trois quarts dans ce réduit... qui n’est pas le tien.., petite canaille? (a part.) Soyons caressant.

AMADIS

Et vous-même, vieux savoyard ! (a part.) Soyons poli !

MALENTRAIN.

Moi, j’y cherche un homme de goût, un jeune lionceau du beau monde, pour le consulter sur la mode nouvelle que l’on portera à Longehamp l’année prochaine!...

AMAUIS.

Qu'est-ce qu’il me chante ?

MALENTRAIN, à part.

C’est ici qu'il va bondir! (Tendant la jambe et lui montrant sou pantalon.) Que penses-tu de ce hai*t-dc-chausses?

AMADIS

ll est affreux!... surtout porté par vous.

MALENTRAIN, à part.

11 n’a pas bondi!... ô diplomate!...

AMADIS, désignant son molleton.

Et VOUS, estimable fruit sec des jardins de Paphos, que pensez-vous de ces deux tuyaux de molleton lilas?

MALENTRAIN.

Ce que j’en pense? ^i met son lorgnon.) Je pense qu’ils moulent les deux tibias d’un aureux filou !

IK

TRUOülfi UJ5 l’ANTALüNS.

AMADIS

Monsieur!... (ll lève la tète de carton sur lui,)

MALENTRAIN, lovant sa canne.

Tu protestes?... Voyons, parle!.,, où as-tu trouvé cette nippe?

AMADIS

Je l’ai trouvée... chez une femme que j’honorais de mon amour!

MALEMRAIN, révolté.

II en convient.

AMADIS

Chez une femme... que j’allais épouser!...

MALENTRAIN, hors de lui.

C’cpouserl... mais, bandit! cette femme... c'est la mienne !...

AMADIS, stupéfait.

Ah bah! mariée!...

MALESTRAIN.

Dis-moi donc que tu Tignorais, o saltimbanque!

AMADIS, anéanti.

Elle était mariée, quel coup !

MALEKTRAIN.

Je ne t’ai pas encore frappé... mais ça va commencer... j’en ai le droit. Rends-moi d’abord mon molleton !...

AMADIS, chancelant.

Ah! mes jambes s'ab.scntent !... (il tombe dans les bras de Maleutrain.)

.MALENTRAIN, le soutenant malgré lui.

Eh bien! ch bien!

AMADIS, se trouvant mal.

Je .sens que je flageole!... des essences! de l'air! du vinaigre hygiénique !

MALENTRAIN.

Il se trouve mal !... il se trouve mal !... (il entre à gauche, premier plan, en traînant Amadis évanoui dans ta chambre.)

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