SCÈNE PREMIÈRE
ROBLLINLTTE, seule; elle est assise près du guéridon et chante en travaillant à un chapeau.
Air ; Margot. (Noces de Jeannette.)
Soir et matin.
Pour me mettre en train,
. Un joyeux refrain
M’ encourage A l’ouvrage ;
Chanter est si bon !
L’ temps parait moins long Quand il s’envol’ galment sur l'ail’ de ma chanson!
(Après l'air, elle prête l’oreille vers la cloison de droite.)
Pas d’écho!... Mon petit voisin n’est donc pas encore rentré,., sans cela, il nr/accompagnerail en faisant la basse... (Elle chante
d’une voix de basse.)
Chanter est si bon !
L’ temps parait moins long,..
H a une superbe bas.se, M. Amadis!... une voix d’artiste,., en plâtre!... pas la voix! non! il fait des petits bonshommes... des satuettes quand il travaille... car il n’est pas comme moi... il ne travaille pas toujours... et c’est pourtant gentil de travailler... en duo... à travers une cloison!... quelquefois même je lui permets de passer la tête par notre lucarne mitoyenne... (Elle l’indique.) Oh! rien que la tète!... ça n’est pas bien dangereux... et ça tient compagnie. (Elle se lève, son ouvrage & la main, et chante près de la cloison, sans musique.)