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Triomphe des libertés gallicanes

Ce n'est pas sans alarme et sans effroi que nous considérons la position critique où se trouve placé le clergé de France depuis notre glorieuse révolution de juillet 1850 ; les Français ne repoussent certainement pas aujourd'hui l'antique religion de leurs pères ; ils Font respectée pendant le combat , ils sauront la conserver pendant la paix. Mais ce que nous craignons , c'est l'entreprise hardie et les efforts téméraires d'une faible partie du clergé ouvertement ennemie de nos franchises et de nos institutions. Ces hommes, en petit nombre à la vérité , soupirent sans cesse après un schisme terrible en ses conséquences, qu'ils appellent de tous leurs vœux sur la France catholique. Pour mieux déguiser leurs pensées et arriver plus tôt à leur fin coupable, ils osent se couvrir du manteau de la liberté.

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Ne vous y ti ooipez pas, ministres des autels et ^OîiS tous Frauçais catholiques, îe succL's de la religion en France, dépend uniquement de votre union ferme et constante 5 et dès r instant ou l'on \ous verrait partagés d'opinions et embrasser des croyances contraires aux anciens usages de votre pairie , elle cesserait de porter le tiire de royaume très-chrétien.

Tah France n^a jamais dédaigné la religîOîi catholique ^ elle a toujous eu un respect proloîfid pour les ministres pacifiques et toléraus. Mais ce qu'elle repousse et qu'acné méprise, ce qu'elle déteste vivement, ce sont ces idées exaltées de certains prêtres turbulens qui ne rêvent que despotisme ouultramontanisme. Ce qu'elle ne goûtera jamais , ce sont encore ces déclamations furieuses contre telle ou telle forme de gouveracment , ces discours désespérans déclamés dans les temples du Seigneur , ces personnalités dont retentissent par fois nos chaires sacrées , cet esprit d'envahissement qui travaille le clcr-

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gc , et enfin les désordres et les excès crlaus de quelques-uns de ses membres : Toila ce qui perd la religion , voila ce qui éloigne le peuple de nos saintes cérémonies, et ce qui porte souvent k crier contre les prêtres et la religion.

Que le prélre s'identifie, pour ainsi dire, avec ses paroissiens ; qu'il se borne purement aux fonctions de son état , sans chercher a s'emparer du gouvernement temporel 5 qu'il s'abstienne dans la chaire de toute personnalité , et qu''au lieu de paroles amères , il nous fasse entendre des paroles de paix et de miséricorde 5 qu'il se montre l'ami de nos franchises et de nos saçes instiiutions,se souvenant qu'il estFrançais avant tout^ qu'il suive le désintéressement des apôtres , au lieu de cette avarice qu'il laisse quelquefois percer dans les fonctions de son ministère; en un mot, qu'il nous prêche de parole et d'exemple : nous saurons alors nous incliner respectueusement devant lui , et l'accompagner partout de nos vœux et de nos bénédictions.

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