ACTE DEUXIÈMB
BBBTRAMD d'aVRON, trèf aimable. Au docteur.
Alors donnez-m'en trois.
Le docteur lui dcaue trois cartes.
MADAME HERBBLIERy aux joueurs.
Youg savez que si vous n'êtes pas bien ici, rien n'est plus facile que de vous faire installer une table au fumoir?
BERTRAND d'avrON^ regardant ses cartes.
Docteur, je sais que vous cherchez les danses» mais j*en ai déjà deux.
MADAME HBRBSLIBR.
Vous êtes bien, madame Gaudia?
MADAME QAUDIN, très occupée par le jeu.
Nous sommes très bien, je vous remerciât (Jouant.) Vingt francs.
BERTRAND d'aVR^N.
Plus soixante!
LB DOCTBUB.
Les voilai
MADAME QAUDIN.
Je les tiens ï
MADAME HERBELIBR*
Vous n'avez rien qui vous gône, M. d'Avront
MADAME GAUDIM.
Il n'a rien qui le gène. (Moatrant son jeu.) Main pleine.
La vérité m'oblige à dire que jetne contenterais d'un peu moins d'air dans les jambes.
O» TRIPLEPATTE
MADAME GAUDIN
C'est drôle ; je ne sens rien.
BEETRAND D'AVRON.
Vous ne sentez rien parce que vous gagnez, mais je vous assure que moi j'ai les jambes gelées.
MADAME HERBELTER.
On est en train de remplacer les lampes du fumoir. D'ici quelques instants, vous pourrez vous v installer.
Elle sort.
BERTRAND d'avRON, après la sortie de Madame Herbeliar.
Bonsoir, mignonne !
GALIGHBT.
Elle est un peu fatigante, la maîtresse de la maison.
MADAME GAUDIN, à Bertrand d^Avron.
Blindez-vous, blindez-vous I
Erte est énervée ce soir parce qu'elle attend Tri plepatte.
GALIGHET.
Qu'est-ce qu'elle veut en faire?
BERTRAND d'AVRON.
Un gendre. (Demandant des cartes.) Cinq... C'est ce soir qu'elle lui présente sa fille en liberté.
GALIGHET.
Qui est-ce qui vous a dit ça?... (Demandant des cartes.) Deux.
ACTC DEUXIÈME 5D
Le docteur ici présent, qui est l'homme le plus ^scret de la terre.
LE DOCTEUR
Dites donc... (prena&t une carte.) Udc! Si je VOUS
conûe des secrets...
... Cest bien pour que je les répète à tout le monde, n'est-ce pas ?
MADA^ME GAUDIN.
Occupez-vous donc du jeu !
BERTRAND d'AVRON.
Pour ce que j'ai à jouer! Depuis que nous somjQQes assis, je n'ai pas eu un seul brelan.
MADAME GAUDIN
C'est un petit poker, pour vous I Vous n'en moar^ . rez pas i
BERTRAND d'aVRON.
C'est rasant de perdre, môme à un petit poker.
Il se lève et tourne deux fois autour de' sa chaise. TOUS LES JOUEURS.
C'est insupportable... Jouez donc!...
BERTRAND D'AVRON^ se rastejaat.
C'est pour changer la veine.
GAUGHET.
Parole!
MADAME GAUDIN
Faites comme le docteur. Ecoutez s'il parle.
00 TRIPLEPATTI
OALIGHET.
U n'a pas le temps; il est trop occupé à ramasser, *
LB DOGTBUB.
J'ai à peine quatre cents francs devant moi. Et l'en ai sorti cent cinquante. Tenez! Je idis deux louis, vous n'avez qu*à me les prendre.
J'aime mieux vous les laisser que de vous en donner du mien... Deux sept... Voilà ce que la Providence m'envoie.
MADAME GAUDIN
C'est bien votre faute si vous perdez. Vous allez avec de tout petits jeux.
Je vais avec ce que j'ai.
MADAME GAUDIN
Passez. Le vrai bon joueur est celui qui sait passer.
BERTRAND D'aVROM.
A ce compte, le vrai bon joueur est celui qui va
se COUCber. (La toU de u ehanleusd entrant par une porte qu'on vient d'ouvrir : « Je veux... Je veux.,.. Je veux... Je veux... ») (Bertrand d'Avron ae lève, et regarde» immobile, dans la direction de la chanteuse.) Qu*On se dépôchc de
lui donner ce qu'elle veut!
MADAME GAUDIN
Vous savez qu'elle demande mille francs pour
vcio.r.