ACTE TR^-ISIAmS
LS yiGOMTB,
Maintenant si je recommençais ce voyage» je taie sûr qu'il me ferait plaisir. ^
DOLLY
Oui I Mais n i ni 1 On dit que ta flaneée est très
LB VIGOMT^B.
^ Oui I Sans doute elle est très jolie» Baatf pas piua que toi ; et puis, éU^ç a ^m grand défaut que tu n'as jamais eu : elle sera la femme obligatji^rj.
Quand tu avais plaisir à me voir, ifi mt voyais.
JUS yiOOMTB.
Elle, je la verrai tout le t^imps I
Je ne l'iMiillIJMMi iM3.
x^ viaoMTi.
Ttt me eompreai^ I
' POl«LT.
Tq in^étais pi^ forcé de m'aimer.
LS VIQOliTS.
Je n'uvais pas la sensation que tu tenids è moi et que je tenais à toi : ça lait dès liens entre nous.
DOLLT.
Mon pauvre -Triplepatte !
LB yiGOMTS.
Fini, Tri^lepatte^ maintenant. Je vois être prisonnier pour la vie.
110 TRIPLSPATTI
DOLLT.
Voyons !
LE YIGOMTB.
Oai, dans une hçure, Triplepatte sera boaclé.
DOLLY
Si tu as tant de regrets, ne te marie pas. (Bâod«^
Boby la pousse du coude, A. Baude-Bobj.) PoUItplOl 010
poussez vous ?
B AUDE-BOB Y, TiTement.
Je VOUS ai poussée ?
LB VICOMTE, m6me jeu.
Il t'a poussée ?
BAUDE-BOBY» même jeu.
Moi, je vous ai poussée ?
DOLLYy m6me jeu.
Bien sûr que si, vous m'avez poussée !
BAUDE-BOBY, mSme jeu.
Non, je ne VOUS ai pas poussée 1
LE VICOMTE
\Sil tu l'as poussée, et je sais pourquoi tu Tas poussée, c'est parce que vous êtes tous enragés à me marier et qu'elle vient vous contre-carrer en me donnant de bons conseils)
BAUDB-BOBY. *
Tu dis-toiméme qu'il est trop tard pour revenir là-dessus.
DOLLY
Moi je dis qu'il est toujours assez tôt pour^ défaire ce qui n'est p^s fait.
ACT£ TROISIÈME iil
LE VICOMTE
C'est très juste ce qu'elle dit; on peut toujours défaire ce qui n'est pas fait.
BAUDE-BOBY
Pense un peu tout de même à rincorrection!...
DOLLY
Oui^mais si, par peur d'être incorrect» il se rend malheureux toute la vie !
LE VICOMTE
C'est très juste, ce qu'elle dit !
DOLLY
Dans cette affaire-là, mon ami, n'écoute que toimême.
BA.UDE'-BOBY, lisaDt ce qu'il a èetii sur Id morceau de papier.
.(( La bénédiction nuptiale leur sera donnée... »
Ahl mon vieux, ne te presse pas de faire ^a! je ne sais pas encore du tout quelle résolution je vais prendre.
Il fait tomber le papier d'an revers de main. BAUDE-BOBY, déseapéri.
Ah 1 bien, alors !
DOLLY, âu Vicomte.
Réfléchis bien!
TOUSSAINT
Le bain de M. le vicomte est prêt.
Lt VICOMTE.
Je vais loùjôttrs prendre mon bfaili, ça n'engage il rien!... (a doiij, lui teird^nt u' maia.) A toul hàsard» M nous ne nous revoyons pas!./, (ii retire ■« mairj Et puis non^ j'aime mieux ne pas te faire d'adieux^ c'est toujours triste I D'ailleurs («vee iaiestioa, regar* tant BaiMU-BoVr) j« ne SUIS pas encore marié.
BA.T7DB^BOBY, baé à Toàsiâint.
Sarez-vous si Boucherot est toujours chez la niarchand de vins jl'én face?
TOUSSAINT
Oui» monsieur, il y est.
BAUDB"-BOBT,
Descendez lui dire de monter tout de suite ici...
Ailezl ^
TOUSSAINT
Bien, monsieur.
n tort.
BAUDB-BOBt, I Dolly.
Qu*est-ce que vous venez lui raconter là. Nous avions déjà toutes les peines du monde à le décider!
DOLLY
Qu'est-ce que vous voulez ! Je lui ai dit de réfléchir... Je lui ai dit ça, comme je lui aurais dit autre chose...
BAUDE-BOBT.
Tout ce qu'on lui dit a une importance. Ahl c'est du beau travail que vous avez fait làt
. ACTE THOISISMS 113
DOLLY
Tant pist après tout! Moij je n'ai pas de raisons pour tenir à ce qu'il se marie.. . Au contraire : c'est tm bon camarade» que je perds.