ACTE PREMIER
LB DOCTEUR
En somme, vous vous portez bien.
Vous vous portez admirablement i
BAUDE-BOBY
Tu as une santé superbe.
LE VICOMTE
Fichez-moi la paix» vous n'en savez rien. Et le docteur en sait encore moins que nous, (au Docteur.) Vous n'êtes pas dans ma peau, vous ne pouvez pas savoir ce que j'ai.
Alors, cette belle confiance qui vous faisait ac* courir chez moi quand vous aviez une digestion an peu lourde?
LE VICOMTE
Mais sit mais sit j'ai confiance en vous, parce que je sais que vous êtes intelligent... Seulement vous êtes médecin. Vous êtes trop habitué à la souffrance humaine; vous n'y faites plus attention. Ma souffrance à moi, vous ne voulez pas avoir l'air de vous en moquer, parce que vous êtes mon ami. Mais, au fonc^. vous vous en fichez, parce que vous avez perdu dans l'exercice de votre sale médecine toute votre sensibilité. Seulement vous avez étudié... (a Bertrand^ d'Avton.) Il a étudié.
Il sait les noms des maladies.
LE VICOMTE
Alors vous me direz que telle chose est rafral-
16 TRIPLBPATTV
chissaate, que telle autre ne Test pas... Encore qu*U j ait bien des choses qui rafraîchissent les autres et qui m'échaufîent, moi... Quand je vous dis qu'à moi le café noir me donne des douleurs d*entrailles, tous n'écoutez seulement pas... Ou bien» TOUS me dites : c'est une idée I
L£ DOGTBUH.
Gartainemeniy c'est une idée.
LB VIGOMTB.
Alors guérissez-moi de mon idée
LB DOGTEUa.
Il y aurait bien un moyen de tous guérir de ces idées-là... Ce serait que vous pensiez un peu moins à vws.
LB VIGOMTB.
Je ne demanderais pas mieux que de penser un peu moins à moi. Si vous croyez que je m'amuse» avec moi !
DOLLY, «u Vicomte.
Je vais aux petits chevaux. Tu me retrouveras à rhôtely et nous irons dîner ensemble.
LE VIGOMTE.
Bien, bien! (Montrant DoUy qui sort par la droite.) Et
si vous croyez que je m'amuse avep elle
LB DOGTEUK.
La solution qui s'impose, c'est qu'il faudrait vous marier.
LB VIGOMTB.
Hélàthélàl
ACTS PRSMIER 17
LB DOCTEUR
Vous n'y avez jamais songé ?