ACTE QUATRIÈME
à l'heure juste ! Il est dans son bureau et commence à s'impatienter.
LE BARON DU BRAIL, regardant sa montre, au marqnis d'Avrjr.
Et la marquise va bien?
LE MARQUIS D*AVRY, mdme jen.
Oui, merci, un peu gémissante, comme toujours; Albi, je crois ne lui vaut rien... Et la baronne?
LE BARON DU BRAIL
Elle va fort bien, merci. Du diable si je m'attendais à vous rencontrer ici I
LE^ MARQUIS d'aVRT.
C'était pourtant facile à prévoir; nous sommes les plus proches parents de Robert de Houdan, nous étions ses témoins de droit. Si je ne me trompe, vous êtes son petit>cousin par sa mère, qui est une Triel-Beauvoisin.
LB BARON du BRAIL.
C'est bien ça!
LE MARQUIS D'AVRY.
Et moi, c'est du côté de son père, qui était fils d'une Lachardelière, sœur et tai^te des deux DaunoiS) le marquis et le vicomte, dont l'un est mon cousin germain et l'autre mon demi-frère.
LE BARON DU BRAIL
Je vois, je vois !
LE MARQUIS D'AVRY, continuant sur le même ton.
Et je suis encore lié par les Le Brisan, puisque Robert Le Brisan a épousé en Secondes noces ma
tante de Pomain» qui était la belle- sœur da comte de Rouilly et la nièce des Aulembert.
LE BARON DU BRAIL
Parfaitement, parfaitement.
LE MARQUIS D*AVRY,
Je suis arrivé de ce matin, mon bon; demain je me fais couper les cheveux et je repars après la cérémonie. Dites donc, du Brail, vous qui êtes d'ici, est-ce que vous les connaissez ces... Orbelier? Gomment faut-il dire?
LE BARON DU BRAIL
Herbelier. Vous ne lisez donc jamais les journaux?
LE MARQUIS D'AVRY.
Jamais... mais... je suis abonné. Ça doit être un assez drôle de monde, ces gens-là...
LE BARON DU BRAIL
Pas trop, on s'y fait. La jeune fille est charmante.
Ile passent an fond en regardant leurs montres. MADAME DE LA SÉLINIÉRB, à la baronne da Brail.
Alors VOUS repartez demain ?
LA BARONNE DU BRAIL, très fort accent étranger.
Oui I Paris né mé plaît pas dans cette momentci i Il y a trop d'étrangers, nous ne sommes vraiment plus chez nous.