‹ Tristan et YseultChapitre 31 sur 36 · Motif de Marke. {MarkanoUv · texte numérisé non relu

Motif de Marke. {MarkanoUv

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25. Figure du chagrin. {Figw der Traiter.) Chagrin. Question. {Fragc)

• Comment se forme le chant de ce discours, jaillissant du fond douloureux de l'âme la plus noble et toujours soutenu par la plus sublime magnanimité dans les émotions d'une tendre affection «cette adorable femme — dies wundervolle Weibn et jusque dans les lamentations passionnées «dont aucun ciel ne délivre, pourquoi cet enfer pour moi — die kein Himmel erlôst, jvarum mir dièse Hôlle», où éclate, encore une fois, le motif de la colère, et comment, là-dessus, le thème principal continue à se développer musicalement; pour examiner tout cela, l'espace, malheureusement, fait ici complètement défaut (voir le chapitre « Le poëme»).

Comme réponse à ce discours, Tristan adresse sa dernière question à Iseult : « Là où maintenant s'en va Tristan, veux-tu, Iseult le suivre ?

— IVohin nun Tristan scheidet, willst du, Isold' , ihtn folgen ? » et elle lui affirme sa résolution de mourir; tout cela, dans la mélancolique et grave tranquillité du destin désormais accompli, sur une mélodie empreinte d'apaisement et de céleste sérénité, introduite par les motifs d'amour du prélude et accompagnée par les motifs du sommeil et de la mort et par les harmonies nocturnes de la scène d'amour : « C'est le sombre pays des ombres éternelles

— Es ist das dunkel nâchfge Landi>.

Alors vient, précipitant la conclusion, un final caractérisé par un rythme violent de triolets : après la parole, l'action. Tristan : « Défends-toi, Melot! — Wehr dich, MeloUs) au moment où celui-ci dirige son épée vers lui, Tristan laisse tomber la sienne. Tristan s'affaisse mortellement blessé, et, sur des accords fortement frappés, s'élève, en fortissimo douloureux, le motif de Marke qui termine l'acte comme une saisissante lamentation funèbre.

Le troisième acte comprend trois scènes : Les souffrances de Tristan — Tristan et Iseult — L'apothéose d'Iseult.

La première scène, qui occupe les deux tiers de l'acte, peut se diviser en cinq parties principales. La première, en manière d'introduction, comme aux actes précédents, expose la situation sous la triple forme du prélude instrumental, de la mélodie du pâtre et du court dialogue entre le pâtre et Kourvenal. Dès les premières sombres notes du prélude, on se sent transporté dans les régions de la terrible et pesante obscurité de la mort, du solitaire abandon et du désir sans espoir enchaîné au douloureux exil; l'inexorable tristesse de cette situation est aussi exprimée avec une effrayante vérité, dans toute la suite du prélude, par une nouvelle transformation du motif du désir (i) lequel, comme un démon qui s'acharne sans trêve à engendrer la douleur, s'élabore en une longue gamme de tierces uniformément montantes et soupire, dans une infinie désolation après l'inatteignable

délivrance (2), pour retomber ensuite, de nouveau, dans le développement déjà indiqué du motif d'amour (Thème de la privation), d'un caractère de cruelle anxiété, et expirer finalement dans une tenue prolongée (3).

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