LE SNOB
Sur cette terrasse, parcourue en noble compagnie, je me sentais élu, affranchi, et singulièrement heureux. Il y avait dans l'air une douceur, et dans la saveur spéciale de ce moment quelque chose de pareil à la conscience de la Grâce, ou au
parfum des pêches mûres, sur un mur ensoleillé.
Je sais de quel nom tu vas m'appeler, Lecteur, mais tu ne m'intimideras pas avec des mots. Et après tout, pourquoi ne pas se laisser éblouir et enchanter ? L'illusion n'est-elle pas savoureuse, et cueille-t-on, dans ce Monde, du Roman à toutes les branches d'arbre ?
Et ta vie à toi ? Est-elle donc si pleine de visions dorées ?