AVANT-PROPOS
Sous le titre de « Drame historique et drame 'passionnel », ce tome contient l'examen, l'analyse et la critique des drames joués sur les théâtres de I*aris pendant les trois années 1883 à 1885: les uns étaient des pièces nouvelles, les autres des reprises du vieux répertoire.
En jetant un coup d'œil sur la table des matières, on verra que J.-J. AYeiss a vu défiler, durant cette courte période, presque tout le théâtre moderne ; il a eu à juger tous les dramaturges célèbres du siècle depuis Victor Hugo, Dumas père, Frédéric Soulié, Casimir Delavigne jusqu'à nos contemporains Dumas [ils, Sardou, Coppée, Richepin, etc.
Ce troisième volume a donc une importance particulière dans l'œuvre critique de J.-J. Weiss.
Il AVANT-PJIOI'OS.
11 soulèvera peut-être certaines questions, notamment celles qui se rapportent aux jugements rendus sur Victor Hugo, sur Dumas père, Dumas fils, sur Sardou, par un critique militant, qui, tout en faisant bonne justice, a pu céder parfois à un excès d'admiration pour les uns, à un excès de sévérité pour les autres.
Nous attendrons la publication du prochain volume des « Trois années de théâtre », qui doit être le dernier, pour répondre à quelques-unes de ces questions.
Nous répondrons avec la sincérité affectueuse commandée par une amitié de plus de cinquante ans, avec la conviction que l'équité envers un homme de la valeur de J.-J. Weiss ne risque pas de le diminuer.
Dès sa sortie de collège, J.-J. Weiss avait été attiré vers la littérature allemande, cette littérature de poètes et de penseurs. — Gœthe, Schill<*f, Herder, toute la pléiade de Weimar, Jean- Paul, Hoffmann, Henri Heine l'avaient étonné, séduit, enchanté. 11 s'était pris à aimer les pays de langue allemande ; la vie douce et tranquille, un peu patriarcale, de certaines contrées du Rhin ou du Danube le reposait de l'agitation et de la fièvre de Paris. Il rapportait à son retour, de la santé, un certain contentement et un grand calme dans les idées ; dans ses moments