‹ Trois ans en JudéeChapitre 111 sur 119 · Aià ràn mrriXadun Bv;i>.ixMy · texte numérisé non relu

Aià ràn mrriXadun Bv;i>.ixMy

lée de Josaphat, là où Godefroy de Bouillon fit son attaque, et l'on se trouvera de prime saut, comme Pompée, comme Titus, au pied du mur septentrional du temple extérieur.

Maintenant négligeons pour le moment les murs internes, auxquels nous reviendrons, et continuons de faire le tour de la ville, là où l'enceinte était simple, la nature s'étant chargée de la garantir par de gigantesques fossés.

De la tour Hippicus, en suivant vers le sud la crête du ravin de Beni-Hinnom, et en contournant le promontoire de Sion jusque vis-àvis du quartier des Lépreux, il ne peut y avoir de contestation. Nébi-Daoud était dans la ville ; c'est aujourd'hui seulement que la prophétie est accomplie, et que « Sion est labouré comme un champ. »

D'autre part, en quittant la porte Saint- Élienne (Sitti-Mériem) pour aller jusqu'à l'angle sud-est de la muraille du temple , il n'y a pas non plus à discuter. Reste donc pour unique difficulté à ressouder ces deux tronçons.

Je ne puis accorder â M. de Saulcy qu'O-

pbel fût hors de la ville; je l'y enferme hardiment, non de ma propre autorité, mais par l'ordre de Manassé* et je tire le mur jusqu'au-dessus de la fontaine de Siloë pour me conformer à la description de Josèphe :

là, il fait face au sud. Je sais que, pour ne pas suivre avec moi les contours d'Ophel jusqu'à Siloë, on m'objectera un pan de mur, long d'une vingtaine de mètres environ, qui, éloigné de 150 pas de Tenceinte du temple, fait partie des remparts actuels à l'ouest de El- Aqsa^ et dont l'appareil en gros blocs dénonce l'antiquité. La muraille de ceinture passait donc là, me dira-t-on, et ne descendait pas plus loin.

Je reconnais l'existence de ce fragment antique, fatal à mon système en apparence seulement, car il est facile d'en rendre compte. Malgré ses blocs énormes, c'est une fabrique relativement moderne, qui date de l'époque où furent construites les fortifications actuelles. Depuis la porte Hérodienne à demi enterrée

1 II. Parai., XXXIII, 14

SOUS El-Aqsa, jusqu'à Tangle sud-ouest, le temple cesse d'avoir pour ceinture la muraille en gros appareil; or, cette brèche semble cachée par le fragment dont nous nous occupons, comme si tout le morceau manquant avait été transporté parallèlement à 150 pas plus au sud pour prendre rang dans la ligne des remparts turks ; de plus, nous revoyons les mêmes gros blocs entrer dans la composition du mur en retour (faisant face à Test) qui vient rejoindre perpendiculairement Fenceinte du temple au jardin de la mosquée El-Aqsa. Comment supposer que cette seconde portion de muraille pût venir ainsi s'implanter à angle droit dans l'enceinte du temple, de façon à cacher dans un coin obscur la belle porte chargée d'ornements que la clôture du jardin coupe par le milieu? Au contraire, on conçoit que les maçons chargés de faire la muraille actuelle de la ville aient employé naturellement les matériaux provenant de la brèche, puisqu'ils les avaient sous la main ; et l'agencement irrégulier de ces grosses pierres, entremêlées de morceaux

TMS^ AXS ES Jn*EE-

4e 2iioiBdre édaudfloo, proore jssgp'a FéndcBoefDC WMsaTQDslà on oinra^e remanié pir AesiiiK étmigèiiK, dix» des assises restées mliftPf à leorpboe dquK le jour où raitiûlecle dVérodeles fii âei%r.

Noos sommes donc à Sîloé et doos liouloDs aller RÎcÉadlre Fanlre Ironçon da mur an fdfe de Sfton. ki, je ne poîs justifier mon tnoè ^*en entamant la description dn deniier nmr pris par les Bomahts, ranr qu^on nommera le troKÎeme si Ton oitre en vî&e par le nord, et le premier si Ton soit Tofdre chro-

«LemnxnHD* prenait naissance à la tour HippiciB S * et, profilant dn Tjiupgou en gmse de fossé (alMs que le TsTopceon n avait pas éÊè oomblé, c*est-à-fire an temps des Jeboséens;, il drscmdait de Fouest à Test, en passant par le pahk des Asmonécns, fusant btDt an nord, < jusqu'à la toor de Xistns. > Cette toor était élevée à FendrcHt où la fallée de TfropflDonslnflécliît lers le sud pour pren*

Afl. JM., fine TI, dnp. n.

dre son cours dans la direction de Siloé. On l'appelait ainsi à cause de sa proximité, bien qu'elle ne fît pas partie du Xystus. « De là une branche allait se joindre à la curie et aboutir au portique occidental du temple. »

« De ce lieu il s'allongeait vers l'ouest. »

Évidemment, Thistorien juif reprend son point de départ de la tour de Xystus dont il vient de parler, et à propos de laquelle il a noté incidemment l'embranchement vers la curie. On ne peut l'entendre autrement, car si les mots dont il se sert désignent la tour Hippicus, déjà bien loin de nous, comment la muraille pourra-t-elleôtremenée a versTouest? » Nousdevons donc, de la tour Xystus, remonter en suivant l'escarpement de Sion qui regarde le temple, et nous avons ainsi, de toute évidence, le tracé des anciens boulevards de Jébus. Il n'en reste, il est vrai, aucun vestige ; mais le relief du terrain dessine aussi nettement que possible la ligne entière, jusqu'auprès des huttes des Lépreux. Tout ce contour par nous suivi, depuis Hippicus jusqu'ici, est le mur très^ieux dont parle Josèphe ; bâti avant tous les autres, il fut aussi

le dernier à tomber sous les coups de Titus, et le suprême refuge de la nationalité juive, après en avoir été le berceau.

Ce vieux mur nous a menés au point où les remparts actuels abandonnent le promontoire du mont Sion. En cet endroit, c il descendait la pente de Beit-esso. » Malgré tous mes eflforts, je n*ai pu déterminer ce que pouvait être ce Beit-esso : je suppose donc une ligne droite du point de départ au point d'arrivée, « la porte des Esséniens, > bien que, d'après la configuration actuelle du terrain, il soit plus naturel de crdre que Tenceinte avait suivi les fleiions des collines pour en tenir la ligne de faite. Quoi qu'il en soit, à la porte des Esséniens il tournait au sud , au-dessus de Siloê ; nous avons donc rejoint le tronçon oriental.

Reste le mur mitoyen entre le plus vieux et le plus jeune, et il est le plus facile à réia- Uir. Bâti pour enclore la ville inférieure et c pour protéger la partie septentrionale, > il servit longtemps de trait d'union pour compléter l'enceinte continue entre le mur nord

du temple et la moitié septentrionale du vieux mur, jusqu'à ce qu'il fut primé par le mur d'Agrippa, qui vint se placer à deux cents et quelques mètres devant lui. « Il partait de la porte Gennath ou des Jardins » (à peu près à l'endroit où la rue Hart-ennassara débouche dans le grand bazar), et renfermant Acrâ, ainsi que son prolongement inférieur (la troisième colline innommée de Josèphe), il allait former un angle saillant à l'endroit le plus bas de la large vallée comblée par les Asmonéens, vallée de Stratopédon, pour de là remonter vers l'est et se souder à la tour Antonia. L'angle du Stratopédon est encore marqué par de gros blocs enchâssés dans les soubassements de deux maisons situées au commencement dé la rue qui mène de la porte de Damas au Mehkémé.

Le seul point un peu douteux du tracé de ce mur moyen est la position exacte de la porte Gennath. On serait tenté de la mettre presque à la hauteur de la vasque d'Ezekhîas (Birket-Hamam-el'Batràk), pour enfermer cette piscine dans la ville et en justifier ainsi l'ap-

pellation ; mais deux motifs me la font placer plus bas : l'un est le désir d'exclure des murailles le Calvaire, par respect pour l'interprétation qu'on donne du texte de saint Paul et pour la tradition générale de l'Église chrétienne ; et ainsi la porte des Jardins s'ouvrait devant les jardins où Joseph d'Arimathie avait préparé son tombeau ; l'autre, c'est un passage assez concluant de Josèphe, où il dit, en parlant du choix fait par Titus pour son point d'attaque, qu'il se décida en faveur de l'endroit situé près du tombeau de Jean, le grand prêtre (vers la casa nuova^ un peu à l'ouest), parce que là c le mur était plus bas et n'était pas doublé par le second mur; espérant de ce côté pouvoir prendre la haute ville, et, par Antonia le temple. > Yoilà donc deux points d'attaque bien spécifiés ; l'un pour battre Sion en cas de premier succès, et alors il faut supposer que le point de raccordement du second mur avec le mur vieux est assez bas pour laisser découvert un tiers environ de celui-ci ; l'autre, pour tenir la tour Antonia en échec dès que l'enceinte d'Agrippa serait emportée :

aussi rhistorien, répétant plus loin* les mêmes observations en termes presque identiques, a-t-il soin de dire que l'assiégeant forma de ses troupes deux colonnes. En conséquence, nous ne craignons pas de mettre trop loin d'Hippicus le point d'attache du second mur en le plaçant à la hauteur de l'église actuelle du Saint-Sépulcre.

Notons encore, pour en finir avec les murailles intérieures, un fait qui prouve jusqu'à révidence la justesse de Tidentification par nous avancée, à savoir que le Calvaire est Acrâ : lors du dernier assaut livré au dernier rempart, à l'enceinte de Sion, « un grand nombre de vaincus se jetaient des murs dans Acrâ' pour échapper à la rage du vainqueur. »• Comment ceux qui mettent Acrâ sur le monticule au nord du temple peuvent-ils expliquer ce passage ?

Notre tâche sera terminée quand nous aurons ajouté à ce dédale de fortifications in-

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