‹ Trois ans en JudéeChapitre 45 sur 119 · II. Macchab. , I · texte numérisé non relu

II. Macchab. , I

2. C'était jadis dans ce ravin qu'on jetait et qu'on hrûr- 2at(les immondices, comme c'était là aussi qu'on allumait de grands feux en plein air pour honorer Moloch , à peu près comme nos feux de la Saint-Jean qui en sont peutêtre la dernière trace. La yallée de Ennom, Ge-ennom n'a dû sa lugubre transformation en Gehenna, enfer, vallée de tristesse , qu'à la ressemblance de son nom avec le mot syriaque Gehennaj qui a ce sens (Isaîe, XXX, 33); car jusqu'au moment où les relations des peuples syro-

les mines d'une ancienne église bâtie par les croisés : je foule le champ de Hac-d-dama (Haq-edHiem), cette terre achetée par le traître Judas avec le prix du sang rédempteur. On y fit « un charnier nommé Chaudemar, » pour la sépulture des pèlerins étrangers, àllmitation de ce qu'avait aussi décidé le conseil de la Synagogue, lorsque Judas, avant de se pu^nir lui-même, voulut se débarrasser du salaire de son crime *.

Cet immeuble funeste, appelé auparavant le champ du Potier ^ avait été le théâtre d'une des plus dramatiques prophéties de Jérémie. Inspiré par l'Esprit, le Voyant vint un jour se placer sur une de ces corniches qui dominent Topheth (tambour), nom que les doumdoum de ce temps-là avaient fait

chaldéens avec les Hébreux devinrent fréquentes, pour le malheur de ces derniers, jamais on n'avait pensé à ce rappro<;hement, et la vallée de Tophet ou de Ge-ennom n'avait pas encore l'affreuse réputation qui a fait de son nom un épou\antail. — Saint, Jérôme, dans son commentaire sur le chapitre x de saint Matthieu, dit même que Jésus-Christ est le premier qui se soit servi du mot Gehmna dans le sens d'Enfer.

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