‹ Trois Cas De Survie: Chez Des BlessésChapitre 15 sur 17 · TRAITEMENT SUIVI DANS:LE SERVICE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT SUIVI DANS:LE SERVICE

Il'est intéressant de signaler le traitement qui a permis à nos malades une aussi longue survie.

En entrant dans le service, en juin 1918, les trois malades présentaient des escarres très étendues et très profondes des régions sacrée, fessière et talonnière: Un premier traitement journalier de pansements antiseptiques : eau oxygénée dédoublée, alcool iodé, n'a pas donné les résultats attendus. Les escarres continuent à évoluer et à suppurer. M. le professeur Rimbaud décida de faire des pansements à l’eau bouillie pure, et lavages des escarres au vin aromatique. Pendant la période de suppuration des escarres, lavage à l'éther et pansements émollients avec pommade de Reclus ou pommade aristol à 1/10 : pommade de Reclus au moment de la suppuration, aristol dès qu'apparaît une bande d'épidermisation. Le pansement saupoudré ensuite avec de la poudre de: Lucas. Ces malades sont couchés sur des matelas d’eau et actuellement les escarres ont rétrocédé, les pansements étant bien entendu très surveillés et changés à la première souillure.

Actuellement les escarres sacrés sont cicatrisées chez

FOURS FOR nos trois malades. M... présente encore une escarre superficielle fessière qui est soumise au même traitement. D... et H... présentent encore une petite escarre talonnière pied droit en voie de cicatrisation.

Pour l'æœdème, M. le docteur Fontès pratique tous les jours des injections sous-cutanées d’éther dans le membre œdématié. Chez M..., pas encore de résultats apparents. Chez D..., à la 10° piqüre, abondante filtration de sérum à travers l’orifice laissé par l'aiguille. Cette filtration a duré 4 ou 5 jours et l’œdème paraît diminuer. Il ne nous à pas été permis d'enregistrer de régressions bien nettes de l’œdème par ce procédé.

Pour la paraplégie, quelques légers massages, et H..., aidé de deux infirmiers, se tient debout, comme nous l'avons signalé. |

Ces malades ont en permanence un urinal surveillé, et aucune complication d'infection n'est survenue du côté de la vessie. Pour la rétention des matières fécales il faut encore sonder et retirer les matières qui ne peuvent être évacuées par suite de la paralysie du rectum.

L'état général de tous ces malades est surveillé. Pendant la période de dépression, durant l’évolution des escarres, un traitement interne avec la liqueur de Fowler a été institué, et, par période : vin reconstituant (kola, quinquina, noix vomique) et alimentation légère (bouillon, purée, viandes grillées).

Ces malades sont actuellement au régime normal de l'hôpital, et présentent un état général très satisfaisant.

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