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"qu elle avait coutume d'y voir. Elle continua
ssprés up instant. Un samedi matin, nous par- :: mes comme de coutume pour aller parcouir les bois. Je revins fatiguée et rentrai la
Première au logis ; deux de. mes enfants dor- -maient : ils, ne devaient plus se réveiller qu ’au sen de la trompette de l'Ange qui bientôt nait chercher leurs âmes. La grande . Ourse marquait minuit. quand mon mari entra dans notre cabane, mon père et ma mère Quelle nuit { père,quelle nuit!! Deux enfants à l'agonie, un époux brisé par la fatigue et la douleur, une bonne mère, oui ! une bonne mère et un tendre père probablement sous un. arbre de da forêt, dans. les étreintes de la mort. :
Le vent commença à souffler du grand N otd, Les étoiles disparurent sous les nuages gris et la
EU neige tombant à tfavers notre cabane, vint ” étéinäre les ‘dérniels #48tés du fu qui në/de- “vait plus se rattuéf. ! Je trénblais de ‘itous | mes! mé snbrés da fe froid, rs Panéiéié: Ja Deus m'accablaiént. M4 fille Lellé l'avait é que se l’âouse à ans —$ 'aPpréCha! de moine prit les dk mains, dänsfies deukéfennes ét me’ dit {ici 1 y eut uné ligue pause “1e mistiolifiäire !”’n'était pas éclui qui Plelrhit 16” mots Line. man donne-moi tés Aït, jé vais és féchauf- © fer dans ke miennes} lé pleure pas “ant, grand papa ét grande méma SON au”cièt où
LOT ‘f :
“nous irons RAC" ai oo a fille, ‘ais jet! nous ‘ “avongl rien à
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vive 51 Wie à FAI shit «y LE ta a] sa iête S'affaiser sur ma poitrine, sos mains #
trapquillement tomber des miennes, sa res.
SION P2AOECT piration devint génée, puis je n rien,.....,.le froid c de la mort Couvraft” se
entendis ne
Soit 1
membres roidis. Deux heures plus tard, J'ape. pellais vainement ma fille qui m'était plus.
Elle venait de cesser d'avoir faim. .
'VELS
à Pégonie devaient suivre € probablement bien.
tôt. A Cent fois durant cette nuit, je Crus entandre, des pas.........mon pére. ma mère F5 peut-être ? mais rien que Je -Crac tement des : branches et le sifflement de la bis2. a
Mon époux était morne, dans ses yeux ux rOU- L laient des pleurs ; une fn "8 il PRE me dire un £ mot et les sanglots éénpèrent sa VOIX. | Ile les ré : Fa
pre puis il resta muet comme la tombe.
bin de 0 Le matin il pate j'aurais voulu Je suivre, je ne de pouvais pas ; ; mes ‘membres! ‘étaient !° raides commie ceux de l'enfant chérie qui était ue ensevelie près de moi et dont j'étais moi-même dé le linceu Mon mari s'éloigna et “cé bon
époux qui avait partagé més joies et mes “pei- à
nes ne devait plus revenir. En vain je regar-
dai, en vain j'attendis……. ..mes yeux ne
virént rien et mes oreilles n ’entendirent que à le bruit de la tempête qui passait au dessus ÿ de moi. » LE Le soir du mêmé jour, un de mes enfants î :
fit un mouvement; je retournai la tête, ses 1 . . yeux me cherchèrent une dernière fois... b puis un long soupir.…puis plus rien : il venait ï de mourir. | | Je ne pleurai pas pourtant, mes yéux $ ” étaient secs; je ne té cacherai rien, père à , 3
l | ue ag A ie pr se * #g- 5% < à
DÉS + 2-#teae precise ur esqui se
| ele tes | mon cœur n'eut pas”mêtñe Une émotion : ma sensibilité / de: mèré “était. épuisée ‘et #34 tombai dans wmerespèce de sommeil. Je vis:' mon père et ma mêre morts dans le ‘bois, je vis mon'épout gelé raide mort : surle milieu d’un lac qu'it voulait traverser. Dans sa maïn il tenait un ‘ lièvre. et..une perdrix qu’il avait tués, de l’autre, son fusil, son crucifix était sur 84 poitrine et sa tête penchée semblait offrir à ses lèvres de le baiser. Quel:
qu’un alors me secoua, je ne vis personne, mais père, je ne mens pas, quelqu'un me secoua. Je m'éveillai en sursaut. L’agonie des deux enfants qui me restaient se prolongeait eucore. Je me sentis forte. Je chaussai
mes raqnettes. Le ciel était serein, les arbres
»chargés de neige ; je reconnus le chemin que
j'avais vu la”nuit dans ma léthargie. Je tra-
ne :
2 # à 20 ol
get : noborrd sn BAT eng 1190 111909 cronrt versai le lac que je:-désirais tant voiri (Un: monceau de,neige s'élève aumiheu: j'y couts;o: j'xisuis; moins déux:pas: Que ces : :deux:;pas: -
furent difficiles à. fairé,!. Je! n’asais remuer,
cettesmeige.: Je! me marqué ; du, signe de :la Croix, je m'agénouille;..:.…… puis 444. titi comprends.le reste-père;:mon:mari était, de-: van; moi,-tel que, je hortis vu, pendant mon. sammeil. Je voulus. le tourner; :son-bras roïdi. mesprésenta le lièvre.et. la. perdrix..que::5a ,
main morte tenait.I[l voulait être bon jusqu'à.
PIÉSSa:mMOrts Hors ven folliovb' on aÙ cons»
Dieume donna la force de le traîner sur le:
rivage du lac, je voulais qu'il eût plus’ tard’. une sépulture chrétienne. Le missionnaire bé- À
nira sa fosse, pensai-je Oh ! Père, quand tu
monteras la rivière Manicouagan, n'oublie
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à sr5029D) 9i..0qmm Pier 9er ame aTHOfHOT À pas d'aller bénis, say tombe qui, s se.trouve à.
quelques: milles-de la troisième; chute. ait SerHo 7 Je-revins: donçsen:toute.hâte.à-ma;itente,., j'avais un lièvre.et.une . perdrix, puis, dela; poudre, un:fusil; je pouvais faire; du, feu et: PRARe dis bouilipn à, mes As | Tout és
ung;mêre éme elle notés l'espoir jusqu’au dernier..soupir:, Je. suis. 18. prés, de ;mes enfants, tenant, en. main.ma miçuan d'écorce, quand. la, détonation d'un, coup. de fusil vint frapper mes: oreilles: Du,
secours | pensai-je ; le. bruit venait.du,sud-,
ouest et les chasseurs, devaient. être, à. quel. | ques pas. Sans réfléchir, je sortis de ma, ca-..
bane, descendis la côte: pour les appeier. Plus: | sieurs fois, je .criai point de réponse... J'avan-. |
çais toujours. J'étais si sûre de les trouver, et |
x Nr E n. - . # à - ; 4 * # 18 mn," n "5 « qe. À % LE À, à Le ie CP ee x Fe ” “ * % *, hs % re M Han à j ; s È 2% he « ‘a « Te + gd” a+ m e Co n cer . + me « + "à “ F. ?
al f vert
toujours sans m'en rendré compre, je Idesceni dafs ‘le :vérsant d’une côte. Jene ‘Voyais "duc: cune piste, aucun'sôn ne: répondait 4 mes:
cris dé détresse: Je:songeai alors à retourner de’toute vitesse vers mes enfants.’ Hélas jf: pète, Dieu exigéait encore un sacrifice. La course rapide que j'avais faite venait de m'énlever le peu de forces qui me restait. Je votilus gra vir la montagne, je roulai sur la neige dans le fond d’un ravin. |
Mes enfants ! pèré, mes enfants ! Mets-toi à ma place ; mais non, tu ne le peux, tu n’est pas mère, toi. Deux enfants étaient mourants
au sommet d’une montagne au bas de la-
quelle je me voyais demi morte. Az pied de cette haute colline je vis que j'étais sur la LE glace de la rivière Manicouagan à plus de
trénte lieues de la première habitation,
Une nuit froide se préparait, mes jambes et
ler au sortir de ‘leur sommeil léthargique : j | Ma-man.Maman! où es-tu? Un peu debout
lon va nous redonner la vie” Du bouillon, : 5j ’en avais préparé pour eux et tout absorbée J dans ma’ douleur, je n'avais pas même son
À gé à en prendré. La faim ne peut jamais être ‘
V'aussi forte que l'amour. Le regard tourné ÿ L vers le haut de la montagne, rendue immobi-
Le plus pax la douleur encore que par le froï&
F “je sentis la glace de la mort parcourir mon metre. Deux soupirs encore, ‘je serai morte.
Let mes enfants vivent encore. Un voile funè-
Lt." Le