ACTE TROISIÈME
Un campement dans les montagnes de Cilicie. Soleil couchant. La tente du Basileus à droite. Des eunuques et des cubiculaires achèvent de draper, à gauche, une tente-chapelle. Sur une estrade de quelques marches, sous la tente, ils viennent de placer un grand tableau représentant la Panaghia. Chœrina les surveille. Tzymiscès est assis à droite.
S CÉCILE T^R^EéMIÈ^E
TZYMISCÈS, CHŒRINA.
CHOERiNA, aux euHuqites.
Allez, c'est bien!
Eunuques et cubiculaires se retirent. CIxtrina s'approche de T:(^ymîsccs.
Patrice! eh! Patrice!
T:(ymiscès Uve la tète.
On t'appelle Et tu ne réponds pas ?
TZYMISCÈS.
Je rêvais.
î!li
CHCGKINA.
La chapelle
Est dressée et le camp est formé. Tu rèvaU?
Il ne faut pas rêver; les rêves sont mauvais t
' Mais tu rêvais pcut-circ à quelque bien-limée
Dont tu gardes mémoire au fond du coeur?
TZYMiscEs, aprèitttt iiitnee.
L'armée ' D6^ arriver au camp à la chute du jour; Il but faire placer des gardes tout autour.
CHOeHINA.
C'est ftit.
TZYHISCtS.
La trâte et U chapelle sont dressées; Le Divio Basilens peut venjr.
CHOERINA.
Tes pensées Vont peut-être au Divin Basileus, à celui Que, comme toi, je sers avec zèle aujourd'hui. Moi qui jadis avais rêvé quelque autre maitre!
TZYMISCÊS, se In-aiil.
Tais-toi! ce maître-ji serait un lâche, un traître, S'il n'était aujourd'hui dévoué de tout coeur A celui qui l'a fait si grand, à ce vainqueur Que la Vierge conduit de conquête en conquête, A ce haut Basileus que le monde entier fête, Et dont le front de tant d'auréoles est ceint. Qu'on aime un Empereur et qu'on adore un Saint!... Oui, je suis son gardien, Patrice, et j'en suis digne!