ACTE III, SCÈNE II
A la mort! Ne dis pas ce mot-là qui me donne Un frisson de terreur, quand la vie est si bonne !
Très doucement, sur ses lèvres,
A la vie ! Il est doux de vivre !
THÉOPHANO.
Vivre! Nous!
Mais lui, mourir! Mourir, lui?... Que ce serait doux, Dans tes bras, de le voir... Je serais si contente!... Mourir... là?... Cette nuit, pénètre dans sa tente Et pendant son sommeil égorge-le?
TZYMISCÈS, îa repoussant.
Qui? Moi?
Je n'ai donc plus d'honneur? Je n*ai donc plus de foi? Cet homme qui m*a fait le premier dans l'Empire Après lui, le tuer! Est-il un crime pire Que ce crime où ta voix a mis tant de douceurs? Le tuer, mon ami ! Nos deux mères sont sœurs ! Mon Seigneur! Le tuer pendant qu'il dort!... Regarde Sa tente, sais-tu bien que c'est moi qui la garde! Dans l'enceinte sacrée où le Basileus dort.
Nul ne peut pénétrer, sous peine de la mort.
Excepté moi, qui veille au repos de mon Maître.
THÉOPHANO.
Tu vois bien que toi seul peux le tuer.
TZYMISCÈS.
Peut-être !
Pour te suivre dans des complots tramés si bas. Va chercher ton eunuque; un homme ne peut pas!
THÉOPHANO.
Que dis-tu?
Je dis non 1
THÉOPHANO, ,
Va tuer rficéphorel V.i le tuer, pour moi qui veux r^CT encore, £[ pour toi que je veux près de moî, tout Uipi^s! Il ne t'a fait que le second; je (c ferais.
Le premier, moi !
TZÏMIiCÈS..
Non, non ! Dis donc le plus îoBme It le dernier de tous, si je souillais mon âine Par un tel crime!
*»-^ Jean, tu ne m'aimes pas!
TzyMiscti.
Non!
Pas ainsi ! Tzymiscès ic Brave, c'est le nom Qui me fut octroyé par mes compagnons d'armes ! Non, je ne t'aime pas! Va-t'en! si par tes charmes Tu veux me faire choir si bas, que devant eux On puisse m'appeler Tzymiscès le Honteux!
ne m aimes pas!
On mtmd âfs fanfares
Tiens ! cette fanfare annonce Que le Basileus entre au camp. C'est ma réponse. Tout ce que tu m'as dit est oublié. Je vais.