‹ Trois drames en versChapitre 157 sur 176 · ACTE IV, SCÈNE II "JÇÇ · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II "JÇÇ

THÉOPHANO, se In'aiit.

Enfin !

TZYMISCÉS.

Et ce sont bien tes lèvres d*autrefois !

C'est ton même regard et c'est ta même voix; Et c'est toute toi-même, adorable et perfide. Tout ton corps et tout mon amour!... Mais qu'il est vide, Le gouffre, et qu'il est noir, l'abîme d'où mes yeux Cherchent en vain, là-haut, un petit coin des cieux!

Elle essaie de lui prendre les mains; il la repousse.

Je te retrouve après un an ! Les mêmes choses Que tu disais alors, tu les redis, tu l'oses ! Le même amour juré, tu me l'offres ici !

Le même trône... avec le même crime aussi!

Ce que je fais, ce que veux, ce que je rêve,

C'est pour toi, tu le sais, et je n'aurai ni trêve

Ni repos, que tous deux nous n'ayons triomphé!

Ne me reproche pas tout ce que j'ai rêvé!

Pour t'avoir près de moi triomphant, que m'importe

Les crimes? Je les veux! Si je suis assez forte.

Je les fais ! Bien-aimé, ne me reproche rien :

Ma règle, ma vertu, mon devoir et mon bien.

Mon univers, mon ciel, c'est toi! Notre puissance

Et notre amour, nous deux, seuls maîtres dans Byzance,

Voilà mon rêve! Est-il rien de plus ou de mieux?

N'aurions-nous pas toute la terre et tous les cieux!

TZYMISCÉS.

Tu me fais peur!

THÉOPHANO.

Ainsi tu n'as qu'un mot à dire, lî l'Empire.

Non!... Ta main est sanglante et je ne saurais pas, Fût-ce le sceptre d'or, l'aller chercher si bas... Je ne veux pu t Non I Nqn I

THtoniAtio, fivUm m t.

Cest bien I... On te marie, Ce soir; et nous devons fêter la Bulgarie. i

Mais nous allons avoir deux noces' au Mais I - Le cceur de u Bu%«re et son Ame, prends4es.

Quand elle voudra bien laisser tomber ses voiles; Hais lorsque vous irez soujur^ aux ^iles, Tous deux, l'dpidialame en célestes accords, Moi, qui n'ai que ma chair et qui n'ai que mon corps Sans voiles, j'ouvrirai la porte close... écoute!... Et si le Basileus me veut, il m'aura toute!...

Elle a ottvtTl la forte du gyuécif.

Tu parles de vertu, de devoir... En voici!

Elle sort.

Ohl de l'air! de l'azur! du ciel! J'étoufiê ici!

Il m vers la porte du fond; Charina entre.

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