ACTE II, SCÈNE VII ff
JEANNE
Non.
LE MARQUIS, à pdrt, Cil utie pensée soudaine. Mon Dieu! si j'avais troublé ce cœur d'enfant!
LE CURÉ
Garde ton secret, Jeanne.
LA CHANOINESSE
Et puis on vous défend, Entendez-vous, monsieur? d'insister davantage.
Bas, au curé.
Du moment qu'ils n'en sont pas encore au partage Des chagrins, nous avions exagéré.
LE CURÉ
Tant mieux!
JACQUES
Mademoiselle Jeanne, il faut sécher vos yeux.
Car les pleurs, voyez-vous, sont de mauvais augure,
Et, quand on ne sait pas... on pense... on se figure...
// est très intimidé et ne peut pas acijever. Alors, se tournant vers le marquis.
Monsieur Louis, je vais parler à vous premier, Car vous êtes le maître et je suis le fermier. Et puis, dame! avec vous je me sens plus à l'aise Et je serais content que mon projet vous plaise.
LE MARQUIS
Parle, Jacques, tu sais que je suis ton ami.
JACQUES
Je veux me marier.
^6 KERUZEL
LE MARQUIS
As-tu choisi parmi Les filles de chez nous celle que tu nous offres Pour fermière? Aura-t-elle un trésor dans ses coffres?
JACQUES
Elle a tous les trésors dans ses yeux, et je Tai Choisie en Keruzel.
LA CHANOINE SSE, S* interposant,
Madec m'avait parlé De son projet, voilà six mois. Cest chose grave. Un mariage, et, bien que Jacques soit très brave, Très bon, fils de parents braves et bons aussi, J'ai voulu réfléchir. Aujourd'hui, le voici Q^ui nous revient, ayant toujours la même idée : Il a persévéré, je me suis décidée. Bref, il a mon appui, comme il aura le tien.
J'en suis sûre. Il s'agit de Jeanne.
LE MARQUIS, stirpris.
Jeanne !
Se remettant.
Eh bien !
Je suis peu compétent, mais, puisqu'on me consulte. Je pense qu'il ne faut en ceci rien d'occulte : Jeanne n'a qu'à répondre elle-même!
LA CHANOINESSE
En effet...
LE MARQUIS
11 faut l'interroger.