‹ Trois drames en versChapitre 29 sur 176 · ACTE II, SCÈNE VII ff · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII ff

JEANNE

Non.

LE MARQUIS, à pdrt, Cil utie pensée soudaine. Mon Dieu! si j'avais troublé ce cœur d'enfant!

LE CURÉ

Garde ton secret, Jeanne.

LA CHANOINESSE

Et puis on vous défend, Entendez-vous, monsieur? d'insister davantage.

Bas, au curé.

Du moment qu'ils n'en sont pas encore au partage Des chagrins, nous avions exagéré.

LE CURÉ

Tant mieux!

JACQUES

Mademoiselle Jeanne, il faut sécher vos yeux.

Car les pleurs, voyez-vous, sont de mauvais augure,

Et, quand on ne sait pas... on pense... on se figure...

// est très intimidé et ne peut pas acijever. Alors, se tournant vers le marquis.

Monsieur Louis, je vais parler à vous premier, Car vous êtes le maître et je suis le fermier. Et puis, dame! avec vous je me sens plus à l'aise Et je serais content que mon projet vous plaise.

LE MARQUIS

Parle, Jacques, tu sais que je suis ton ami.

JACQUES

Je veux me marier.

^6 KERUZEL

LE MARQUIS

As-tu choisi parmi Les filles de chez nous celle que tu nous offres Pour fermière? Aura-t-elle un trésor dans ses coffres?

JACQUES

Elle a tous les trésors dans ses yeux, et je Tai Choisie en Keruzel.

LA CHANOINE SSE, S* interposant,

Madec m'avait parlé De son projet, voilà six mois. Cest chose grave. Un mariage, et, bien que Jacques soit très brave, Très bon, fils de parents braves et bons aussi, J'ai voulu réfléchir. Aujourd'hui, le voici Q^ui nous revient, ayant toujours la même idée : Il a persévéré, je me suis décidée. Bref, il a mon appui, comme il aura le tien.

J'en suis sûre. Il s'agit de Jeanne.

LE MARQUIS, stirpris.

Jeanne !

Se remettant.

Eh bien !

Je suis peu compétent, mais, puisqu'on me consulte. Je pense qu'il ne faut en ceci rien d'occulte : Jeanne n'a qu'à répondre elle-même!

LA CHANOINESSE

En effet...

LE MARQUIS

11 faut l'interroger.

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