‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 12 sur 181 · I. Epigr · texte numérisé non relu

I. Epigr

Lt fnmd.Condé.

CES classes de Sainte- Marîe étaient au nombre de sept ' : ; trois de grammaire, deux de lettres et deux de philosO' '. phie. A la cinquième actuelle répondait la classe i»/?. '■ rieure de grammaire ; à notre quatrième, la seconde ou ■ moyenne de grammaire ; à notre troisième, la première ou sufrêmc. ^I. le Duc, qui n'avait fait que progresser en latin depuis 1626 et le Credo de son baptême, débuta par la seconde de grammaire, — la quatrième moderne '. En apparence, il avait un retard de trois mois à rattraper, n'étant entré qu'au lendemain du jour de l'an 1630 '. En réalité, il dépassa bientôt ses condisciples. Les Lettres annuelles du collège de Bourges pour 1630 nous le montrent à la tête et en avant ; on dirait un vrai bulletin de victoire : -ï Aucun élève n'a jeté un plus vif éclat que le duc d'Enghien, Louis de Bourbon. Son exemple a été entraînant pour tous. Ecolier en seconde classe de grammaire, C'est merveille avec quelle diligence et quelle assiduité il se livre aux exercices d'explication, de composition et de diction. Dans les concertations journalières, c'est lui qui enflamme tous les autres *. »

Lui-même recevait le feu sacré d'un professeur qui semblait avoir été fait pour lui, maître Paul Ragueneau. Ce jeune religieux n'était pas prêtre. Encore dans la force juvénile de ses vingt-deux ans et dans la ferveur de sa récente entrée en religion, il consacrait à M. le Duc les prémices d'une ardeur que ne devait point éteindre un quart de siècle d'apostolat dans les sauvages missions du Canada. Une lettre de lui

Page 1