Du Rosel au même, samedi 29 juin 1681. P. C
Clermont. En 1679, ceux quî donnaient les énigmes n'étant pas «enfans de grande qualité,» rassemblée avait été plus considérable 4! par le nombre que par le choix des personnes '. » Il en fut tout autrement cette fois ^ Les trois tableaux, signés de mains de mattres, étaient dus aux artistes Halle, Corneille et Sevin. Le premier, figurant Enée à Carihage, quî reçoit un ordre de Mercure, fut expliqué par le rhétoricien de Vermont, second fils du président de la Cour des comptes, Lambert de Torigny. Mot : la Gazette. Le deuxième, rappelant une histoire de la vie d'Esculape, fut présenté au nom de la seconde par deux frères, fils et petît-fils de ministres, Tabbé Le Tellier et le commandeur de Louvois. Ils parlèrent 4 avec une grâce et une justesse qui ne laissoient rien à désirer,... un air fin et spirituel qui fit fort goûter tout ce qu'ils dirent. Leur sens proportionné à leur caractère estoit d'une composition pleine d'esprit et très délicate.» Le tableau de la troisième mettait sousiesyeuxdu public féminin « le petit Moïse que deux dames de la suite de la fille de Pharaon tiroîent hors du Nil pour le présenter à la princesse. > Donneau de Vizé, rédacteur du Mercure^ ne songe pas seulement aux ministres et aux chanceliers, aux présidents et aux officiers des armées du roi : il réserve son compliment de la fin pour « Monsieur le duc de Bourbon, qui... honora de sa présence la grande et illustre compagnie qu'attira cette Action. Tous ceux qui parurent sur le Théâtre prirent occasion de leur Mot pour faire compliment à ce jeune prince, qui, dans un âge peu avancé, faisoit déjà paroistre un esprit très pénétrant, un génie propre aux plus grandes choses, et un mérite qui ne le distingue pas moins que sa haute qualité. »
La distribution (6 août) ne démentit pas cet éloge. Trois compositions avaient eu lieu dans les classes supérieures de lettres : prose grecque, vers latins et prose latine ; les rhétoriciens seuls y ajoutaient les vers grecs 3.
D'après le P. Talon, Louis de Bourbon, élève de seconde, aurait obtenu plusieurs prix*, l^^s Lettres annuelles (1681) s'expriment en termes généraux mais non équivoques sur ce glorieux résultat d'un long et studieux entraînement. Pour la première fois, elles entonnent l'éloge du jeune Prince < qui en est à sa sixième année de collège. Ni l'âge, ni le rang ne l'empêchent d'assister chaque jour aux exercices ordinaires des classes avec beaucoup d'entrain. Il y donne des marques de son talent, de sa bonne conduite et de sa bienveillance héréditaire envers la Compagnie. Cette année, comme la précédente, à la distribution