‹ Trois œufs dans un panier, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 12 sur 32 · SCÈNE Mil · texte numérisé non relu

SCÈNE Mil

CAMPOLAS, JUSTI.NK. LAIÏaKO.VNE, lîLHIC, flans la rorbfi7/e.

JL-yn.NE, issuuf/tëe.

Monsieur le baron! Monsieur le baron!

LA BARONNE

Mon mari! que devenir ?

JISTINE.

Il est au bas de l'escalier» etdonne des ordres nu maître d’hdtel.

CAMPOLAS, à part.

Quelle idée! montrer de la hardiesse, c’est faire d’un pas les trois quarts du chemin... l’.eUe corbeille.. Haut ) Ne vous effrayez pas, je me mets la-dedans.

LA B.ARONNE, à part.

Ciel!

Ji’STiNR, le plaçant devant devant In eor6ei7/e*. Y pensez vous?... nos plus belles robes y sont.

CAMrnLA.A, eavaliirement.

Qu est-ce que cela me fait, les robes?

JUSTINE

Est-il sous-lieutenant ce colonel de dragons!,.. Attendez an moins que j'aie di^barrassé ,. Obtenez d'abord la permission de madame, et en un clin d'œil la corbeille sera libre. {Elle fait tm ii^ne fi la Baronne. Sepenehant vert /acor!iei7f0, bas d Uiric.) Apprêtez-vous.

Elle reprend sur le fauteuil Penveloppe de serge.

CAMPOLAS, à la Baronne.

Vous ne m'en voudrez pas, belle dame?

LA BARONNE, pour l empêcher de regarder du côté de la corbet//e.

Comte, regardez-moi bien!

JUSTINE, qui a comprit, d part.

Sauvés ! {Pendant que Campolat regarde la Baronne^ bat à Ulrie.) Vilel vite! dénichez!

Elle étend devant elle U serge de toute la largeur de ses deux bras, en tournant le dos k la corbeille , pour suivre des yeux les mouvemens dcCampolas. IJIric sort de la corbeille et se cache derrière la serge. Ceci s'exécute par le côté de la corbeille le plus rapproché de la rampe.

LA BARONNE. OU Comte.

Que lisez-vous donc dans mes yeux ?

* La Baronne, Campolas, Justine. IJIric.

CAMPOLAS.

J’y lis que si j’étais Uiric. il y .-i déjà long-icrnps j que je serais dans cette corbeille.

j LA BVIiONNE.

j Trêve de plaisanterie! ne me forcez pas...

I JUSTINE, hnuZ.

I C'est fait, colonel, il n’y a plus rien.

j II n’y a plus rien, baronne. ( Allant vers la mr, ' bei7/c. W>ue Justine a raison : je suis un vrai sous-lieulriiant.

1 Jl’STivR, cachant toujours Vlric.

Vous en #li'S bien prè, : enlre un sous-lioniennnt el vous, il y n jnslc l i'paisseur <le re drap.

CAueoi.ss, t'arritant, à Juttirte,

Tu es une fière m.iiiree. loi. je le vois

ll'STIMÎ.

Vous UC voyei rien du tout. Yéles-vous?

oupoLAS. enirani dans ta cm beille el désignant la serge.

Oui, nuis ne me mets pas cela sur les yeui.

nsTIVE, pieorunt et faisant pivoter Vlric peur qu'il ne soit pas vu. A Campolas.

Un Cupiduii comme vous n'a pas besoin de bandeau ; ce serait du temps el de la toile |>erdus. Vous y fies T

CAHPOLIS.

J'y suis.

JUSTI.VB.

Bon !

Elle baisse le oniivercle Je la corbeille; flrir fait un mouvemeiil vers la Harnitne.

CAHPni is, soulevant le roiieerW».

C est charmant! ( Justine rarhe aussitôt Vlric avec ta serge. ) Mc voici aui arrfts.

• Il laisse relmiiber le eouvercle sur sa tfle.

tLRic. alfanf fermer ta corbeille avec la clavette.

De rigueur.

LA BAHOVXK, d part.

Autant que soit lui que l'autre... c'est même moins dangercui.

ULiiic, à Campolas, qui rit dans la corbeille. Chut!

CAMPOLAS , ripondanl.

Ubull

TOUS

Cbutl

On entend rire le Baron du dehors.

JUSTI.VK, (1 Vlric.

Venez, monsieur.

l'Iric el Justine sortent à droius

MA(iASlN THÈATRAL.

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