SCÈNE XXIII
LE BARON, debout dans la corbeille, JUSTINE, CAMPOLAS, LA BARONNE, ÜLRIC.
Justine conduit doucement Campolas b la droite de 1a Baronne, et se sauve. Elle sort par le fond,
LA BARONNE, aussifdt qu'elle a entendu les pat de Campolas, à part.
Et de trois !
Elle tend la main du côté de Campolas.
CAMPOLAS, sentant la main de Ut Baronne dans la tienne.
Oh!
Il se jette b scs pieds.
nuuc et LE BARON, eniembte.
Hein?
Elonnomeni do Campolas.
Ib
LA BARONNE, d tous itt tToit, Domms si elle ne t’a dressait qu’i un seul. Mat, et rUguisastt ta voix d cause du Baron. ,
Cbull chut! ce n’est rien; c’est l’osier de la corbeille qui depuis tasitdt joue d’une snanièro effrayante.
IILRIC et CAMRSLAa , rattuTét.
Ah!
Ils étendent lenr main. Les deux mains se rencontrent; chacun croit tenir une de celles de la Baronne, qais'éluigne d'un pas.
LE BARON, d part.
Quand le diable y serait, l'oeier a beau jouer, il ne fait jamais : Ah !
LA BARONNE, d part.
Il est temps , donnons le signal.
Elle tousse ; Justine parait par le fond, avec un flambeau.
CAisraLAS, as reiaoant.
Ulrie!
ULRic, dt mime.
UoB eolouel!
LE BARON
Ma femme !
JUSTINE, à Ulrie etàCampolas.
Restez, restez comme vous êtes... Achevez vos eieuses, messieurs... que je ne vous dérange pas! (Présentant le flmnbtau au Maron, qui le prend machinalement et demeure pétrifié.) (li monsieur le baron désire mieux voir...
LE BARON
Ohl
LA BARONNE, OU BOCOn.
Je conçois votre étonnement : ce n’est pas ic> que vous espériez être. C'est une petite promenade sur place qu’on vous a fait faire.
CLRIC , d part.
Elle m’aura vu embrasser Justine.
LE BARON, d part.
N’ayons pas l’air... (Il pote le flambeau sur la toilette et tort de la corbeille, /faut.) Je vous y prends, messieurs les dragons I On ne se comportait pas ainsi du temps de la feue reine... c’est un scandale alTreui, abominable! épouvantable! un scandale...
U tousse.
CLRIC.
Ne vous enrhumez pat, baron.
LA BARONNE, montrant Ulrie.
Dites plntêt des douceurs à monsieur : U s’appelle Éléonore.
CLRIC, d part.
Aie!... elle écoutait!
LE BARON, d part.
Je suit joué.
CAMPOLAS, d la Baronne.
La générosité, madame, est d’une belle âme ; il convient donc à la vêtre de pardonner.
MAGASIN THEATRAL.'
lA BAROXNE.
Dcmandei à madame de Campolas son avis ladessus.
CAMPOLAS.
Nous sommes assez pi^nis » assez humiliés tous les trois.
lUSTlNB.
Trois œufs dans un panier* madame î LA DARONNC, sourîant.
Oui.
CAMWILAS.
Permeltez-nous. baroniHS de baiser respeclucusement la main qui nous gràcic.
CauqK>las cl Ulric baisent chacun une main do la Ua- ] roime.
LLRic, à part.
0 mon oncle de Malle!
LA B\nON'i<K,
Puisse du moins, messieurs, la leçon vous profiler! [À part.) Elle ne sera pas perdue pour moi. | (l/a«(.) Au salon, si vous le voulez bien. |
LP. BARON
ün moment, je vous prie ; J’ai deui mois à dire ici. auparavant.
Au puhiir.
Al» t Tiecue de Parin ( JeDochc).
LE BARON
Voulez- vous iHre aujourd’hui gcnércox ?
Qa'uo heureux .
Pu indulgent bravo le prouve.
Silencieux ,
L’auteur est là près , tout peureux ,
Qui couve à» trois œufs.
OLRIC.
Si ça ne vaut rien ,
Trouvez- le bien.
Alors, vicloirel line fois absous,
C»' soir, par vous ,
Ce l'est |»ar tous.
IV'Rtaiu tout Paris,
Même les maris ,
J’ose le croire ,
Diront : bien ! tre^-bien !
Nos fetuiues n’y comprendront rien .
JVSTINE.
St par malheur l'orage sifllait, (>)mme l*crr'’»c,
Olle au pot au lait ,
Noire Jjoüinie au dcîtspoir complet , Confus,
N'aurait plus
Qu'à déplorer son omelette.
LA BARUNNË.
En bons souverains ,
Soyez humains ;
Ualtcz des mains.
TOUS
Voulez-vous être etc.