SCÈNE 17ÈME
Les précédents, Griffard et ses invalides.
GRIFFARD
Salut et respect aux lois ! Mr. Plumet, je viens selon vos ordres pour arrêter un certain Jocrisse, qui est à votre service, mais ne l’ayant pas trouvé ce matin, je reviens faire cette arréstation sous vos yeux et emmener le susdit Jocrisse pour l’écrouer sous le numéro neuf millions cinq cent quarante six mille huit cent neuf des régistres matricule de la maison de correction, où pendant quelques mois, ce jeune coupable
pourra faire quelques mûres réflexions sur son passé et méditer sur l'avenir qui s'ouvre devant Jui, comme l'horizon quand le soleil, le firmament et...
PLUMET (l'interrompant)
Pardon, Mr. Griffard, tout est fini, tout est pardonné et comme je vous le disais dans ma lettre ce matin, c'était un, tour que je voulais jouer à mon drôle de Jocrisse, une peur que je voulais lui faire ; ainsi vous pouvez quitter votre mine sévère (lui montrant Jocrisse qui est derrière Scopette et qui rit aux éclats). Tenez le voilà, j'en ai été pour mon vin de champagne. |
GRIFFARD
Comment ? :’est là Jocrisse ? Eh! mais vous êtes celui qui ce matir m'avez lu votre signalement ? ho Tous (riant) pn Ah! Ah! Ah! Ah! gs
JOCRISSE (en riant)
Oui, Mr. Griffard, et comme je vous le disais tantôt, il est trop tard pour prendre le canard ?...je vous ai un peu dérouté, mais armistie générale, pardonnez vous ?
GRIFFARD
Ma foi, je ne suis pas si méchant que j'en ai l'air, j'oublie tout.
PLUMET Eh bien, mes amis, laissons de côté les distances, allons tous
à l'hôtel de l’oie rouge où un copieux souper nous attend et là, nous oublierons dans la joie les folies de cette journée !
JOCRISSE
Bravo ! Alors, vive la joie et les pommes de terre ! ‘ - 3
Chœur final, (tous)
Par l'amitié (bis) Charmons le banquet de la vie, Par l'amitié (bis)
Que tout chagrin soit oublié,
(Reprise)
(Fausse sortie des acteurs après le salut ; Jocrisse les retient)
JOCRISSE
Attendez, mes amis, avant de quitter cette brillante assemblée, j'ai quelques mots à dire !... (au public.) Mesdames et Messieurs, jeunes gens de l’un et l’autre sexe, si parmi vous, il Y en avait quelques-uns qui se dégoûteraient de l'existence de a vie des humains, par quelque soit n'importe quel désespoir,
ermettez-moi de vous donner un conseil. Ne vous servez jamais ni de pistolet ni revolver, ça fait trop de bruit ; laissez de côté le säbre, l'épée, le poignard, le couteau espagnol, ça que trop !...vous venez d’être témoins de mes folies, de mon ésespoir, eh bien ? Suivez mon conseil, empoisonnez-vous avec du vin de champagne et vous m'en direz des nouvelles.
(Reprise ensemble du chœur)
Par l'amitié, etc.