‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 235 sur 239 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

JOSSERAND, AUGUSTE, puis MADAME JOSSERAND AUGUSTE.

Monsieur, je monte sous le coup de l'indignation.

JOSSERAND, l'interrompant, très emu.

Mon cher Auguste, Berthe vient enfin de m'avouer la

querelle. Je ne suis pas très bien portant, et Ton me gâte... Vous me voyez désespéré de ne pouvoir vous

donner cet argent.

AUGUSTE

De quel argent parlez-vous? Est-ce que vous me croyez capable d'un marché honteux?... Je m'étais juré de ne plus remettre les pieds ici; mais, quand j'ai reçu cette lettre de votre femme, où elle me parlait des cinquante mille francs...

JOSSERAND, surpris.

Je ne comprends pas... Ma faute, je le sais, a été de vous promettre une dot, ou plutôt de supporter qu'on vous la promît devant moi.

auguste.

Oui, oui, j'ai appris enfin de quelle jolie façon vous vous êtes moqué de moi!...

JOSSERAND

Assez, je VOUS en prie. (Madame Josserand entre et écoute.) AUGUSTE.

Soit! laissons cela... Si vous me voyez chez vous, c'est que j'ai tenu à vous dire que je ne veux pas de gueuse dans mon ménage. Gardez votre argent, et gardez votre tille .'

JOSSERAND, foudroyé.

Une gueuse ! qu'est-ce que vous dites ?

AUGUSTE, apercevant madame Josserand.

Ah ! vous voilà, vous !... Je vous avais bien dit qu'elle me tromperait !

MADAME JOSSERAND

Et que vous ai-je répondu, mon gendre ? (Tous deux

restent face k face, menaçauts.j

JOSSERAND, sortant de son hébétement.

Une gueuse, ma fille!... (Allant à la porte de droite.) Berthe !

viens, Viens, mon enfant ! (Elle entre, il l'amène par la main.)

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