‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 50 sur 239 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CLÉMENCE.. MADAME PUTOIS, puis AUGUSTINÉ

Clémence et madame Putois sont occupées à mettre le couvert.) MADAME PUTOIS.

Là, tout sera bientôt prêt pour le grand balthazar que madame Coupeau donne à l'occasion de sa fête.

CLÉMENCE

Les petits plats dans les grands, comme on dit.

MADAME PUTOIS, désignant une planche à droùe.

Posez donc sur cette planche les pots de fleurs que nous avons offerts à la patronne. Ils embarrassent.

CLÉMENCE

C'est gentil à elle, tout de même, de nous avoir invitées à dîner.

MADAME PUTOIS

Dame! c'est justice, puisqu'on va manger sur l'établi.

CLÉMENCE, riant.

Je crois qu'on y donnera encore plus de coups de fourchette qu'on n'y a donné de coups de fer.

AUGUSTINE, entrant avec un panier vide.

Je viens de porter le linge aux pratiques... Cristi '. quel couvert!

CLÉMENCE

Tu y as mis le temps, gamine.

AUGUSTINE

J'vas vous dire ce qui m'a retardée. C'est que je me suis arrêtée chez le marchand de vin du coin à regarder M. Coupe au.

CLÉMENCE

Le patron?

AUGUSTINE

Oui, il buvait avec des amis. Ah ! ils étaient rien drôles !

MADAME PUTOIS

Pourvu qu'il rentre dans des états convenables... Hier, il était d'un gai !

CLÉMENCE

11 paraît qu'il ne.buvait pas, dans le temps.

AUGUSTINE

C'est depuis son accident que ça l'a pris. Pendant sa convalescence, il a commencé à fréquenter les marchands de vin.

MADAME PUTOIS

Et un verre en pousse un autre... Ah! les hommes!

AUG-USTINE.

Quels pas grand'choses!

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