SCÈNE XXX
MATHIEU, BLANCHARD, consterné , et tenant à la main
l'étrin .
BLANCHARD, à pOTl.
Hélène n’eit pas chez elle.
Mathieu, il ion bureau.
Te voilà déjà... eli bien, comment ta femme a-t-elle trouve ces diamants?
BLANCHARD
Mais... fort beaux... fort beaux. ..j
MATHIEU
A-t-elle poussé de grands cris d’admiration? l’a-t-elle embrasse?
BLANCHARD
Oui... oui... elle a été ravie. part.) Que penser?
MATUIEU.
Mais d’où vient que lu les rapportes? Pourquoi ne pas les lui avoir laissé»?
blanchard.
Vois-tu... c’est qne... Hélène désire auparavant connaître l’avis de ta femme... du s se consultent toujours... et...(>4 part.) où csl-ellc allée, mou Dieu I
MATHIEU
La fantaisie de madame Blanch.ird me parait assez singulière. 11 est hors de doute que ces pi- rreries plairont à Laure. Enlin !... reprenons noire travail. {Il prend l'écrin des maint de Blanchard et va le poser sur son bureau.)
BLANCHARD, U part.
flélène absente!... Il fait jour... elle a donc passé la nuit entière hors de la maison? Oh 1 qui m’apprendra...
MATHIEU
Qu’as-tu, Blanchard ?
BLANCHARD
Mol, rien.
MATHIEU
Tu parais inquiet... trouble.
BLANCHARD
Non, un pende lassitude peut-être... nous avons écrit toute la nuit... (A part.) quelle toiture !
Mathieu.
C’est fini: nous n’avons pois qu’à joindre ton travail et le mien et à relire. {Il prend Ut feuillets éerilt par Blanchard qui les lui
a remis et les reunit aux tiens.) Nous irons ensuite nous reposer.
Veux-tn qne je lise?
blanchard, à ton bureau, dans la plus grande préoccupation.
Comme il te plaira.
MATnisu lit.
« Parmi les conquêtes de L industrie, la première, la plus fé- « coude, la plus brillante, est un« contredit la découverte des a chemins de f*r. v On «lirait qu'il ne m'écoute pas. Blanchard ! Blanchard !... est-ce qu'il dormirait? c’est pourtant sa prose que je lis... Blanchard !
blanchard, sortant de tes réflexions.
Eh bien... qu'y a-t-il?... pmiiMiis... je t’ecoute.
MATHIEU
Non, tu ne m’écoutes pas. Mais qu'as-tu donc?
blanchard.
Je t’assure... tu es d’une exigence...
MATHIEU
Lis toi -même, j'écouterai ; va marchera mieux peut-être. (// remet te manuscrit à Blanchard, gui reste silencieux.) J’attends toujours.
BLANCHARD
Ah! j’y suis... « Parmi les conquêtes de l’industrie, b pre- • nitère, la plu» féconde... * Il m* vient un doute... une idée...
Mathieu, à part.
Que dit- il ?...
Bl ANCHARD.
... « La première, b plus fécond*, la plus brillante est sans « contredit b découverte des chemins de fer... » Oh! non... cet espoir ne me trompe pas...
MATHIEU
Est-ce qu’il y a cela dans le manuscrit?
BLANCHARD
Mathieu I...
Mathieu, après avoir jeté Ut yeux sur U mémoire.
Mais non...
blanchard, te levant de son bureau.
Mathieu!...
MATniEU.
Qu’as-tu, mon ami?... est-ce que ton cerveau fatigué?...
BLANCHARD
Ma femme n’est pas dans su chambre. .
MATHIEU
Que dis-tu?
BLANCHARD
Tu te souviens qu’elle a accompagné la tienne cher elle, dans tes appariements, hier au soir en me quittant, au moment où nous nous mettions au travail...
MATUIEU.
Oui...
BLANCHARD
Je suis sûr qu’elle aura élé retenue chex toi par quelque indisposition... Oblige-moi donc d’aller voir auprès de ta femme...
Mais tout de suite... Je comprends maintenant tes distractions, cher Blanchard... Je cours et je reviens te rassurer...