ACTE III, SCÈNE I
a qui je me bats, que si je survis, malheur à elle! qu’elle trem- « ble !... Après son monsieur Dupont!... ce sera son tour. »
LAURE
C’est insensé I je ne connais pas ce M. Dupont.
BLANCHARD
Je le sais, madame... comment peut-il se battre avec un homme qui n’était certes pas à l’Opéra, qui habite à deux mille lieues de Paris? {Il continue à lire.) « Mais on m’appelle, on m’attend... le « fiacre est en bas. Adieu. En maudissant madame Mathieu, je la « fais héritière de tou3 mes biens, qui s’élèvent à huit cent mille « francs, d’après notre bilan du mois dernier. laure, arrachant la lettre des mains de Blanchard et la jetant à terre, après l’avoir froissée.
Je voulais son amour, et non pas ses richesses.
Pas une ligne! pas un mot qui m’apprenne où il est allé se battre... Que faire?... je cours à Yincennes! {Il appelle ; un domestique paraît.) Une voiture I {Le domestique se relire .)
HÉLÈNE
Oui... courez... trouvez-le... empêchez...
blanchard, apercevant Laure qui vient de s’évanouir sur le fauteuil de gauche, dit à Hélène en sortant.
Ne l’abandonnez pas! {Hélène se précipite vers Laure.)