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par la Sœur St.-Paul de la Congrégation de Notre-Dame qui l’attacha à son canot, dit la tradition, et le conduisit à Sainte- Anne de Beaupré. Il fut inhumé dans l'église de cette paroisse ‘‘ près de la porte de la sacristie, du côté du cap,” dit une note faite par un ancien curé de cette dernière paroisse. On assure, ajoute la note, qu’il avait été enterré avec une belle croix d’or qu’on avait oublié de
lui ôter.
Le chemin des Caps par lequel on vi aujourd’hui de la Baïe Saint-Paul à Saint- Joachim, ne fut ouvert que vers 1818 et jusque là les habitants du comté actuel de Charlevoix n'eurent point d’autres moyens d'aller à Québec que par le leuve en été ou par le périlleux chemin de la grève.
Le premier acte enregistré à la Baie Saint-Paul est celui du baptêmede Rosalie ENimard, fille de Noël Simard, née le 14 novembre 1680 et baptisée le 2 mai 1681
de (le
seulement par M. Pierre-Paul Gagnon À
qui vint faire une mission dans | printemps de cette année. Cette Rosalie Simard fut mariée plus tard à Jean Caron de Sainte-Anne, le 29 octobre 1696. M.
Gagnon vint encore faire une mission dans le printemps suivant, (1682) puis alla desservir d’autres places : il ne vint résider à la Baie Saini-Paui que dans l’automne de 1685, comme on l’a déjà vu. En 1684, on le voit faire dans les
registres de Charlesbourg quelques actes À
qu'il signe comme faisant les fonctions curiales.
Pendant les années 1688 et 1684, M.
de Maizerets, dont le nom a été donné à la belle maison de campagne que le Séminaire de Québec possède à Ja Canardière, M. Gauthier, chanoine et prêtre du Séminaire et le Père de Crépieul, jésuite, vinrent tour à tour faire des missions à la Baie Saint-Paul.
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les procureurs ou autres prêtres du Séminaire de Québec, faisant les fonctions de procureurs, desservirent souvent par intervalle cette paroisse lorsqu'ils y venaient pour les affaires de leur seigneurie de Beaupré qui s’étend,comm on le sait, depuis la rivière Montmorency jusqu’à la rivière du Gouffre dans la BaieNaint-Paul dont ellecomprend la plus grande partie.
Le Père François de Crépieul] était missionnaire chez les Montasnais lorsqu'il vint à la Baie. Il baptisa le 23 août 1684, un enfant du seigneur Pierre Tremblay, âgé de 11 jours,et dont la mère était morte la veille de ce baptême. On ne voit point où cette‘femme fut enterrée ; mais ilest probable qu’elle le fut à Sainte- Anne, sa paroisse natale, parce qu'il n’y avait pas encore de lieu destiné à servir
| de cimetière dans la Baie Saint-Paul. Le
premier enterrement qui fut fait dans l'ancien cimetière, près de la ferme du Séminaire, fut celui de Jacques Dupré,
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enfant du seigneur Pierre Dupré, décédé le 20 févricr 1686 et enterré le lendemain, par M. Pierre-Paul Gagnon qui demeurait, comme on l’a vu, à la Baie depuis l'automne précédent 1685, et contiuua à y résider jusqu’au mois de novembre 1701, c'est-à-dire, pendant se1ze ans.
C'était la première fois qu’un prêtre passait l'hiver dans le comté de Charlevoix. Aucun acte n'a été enregistré pour l’année 1685 ; il est probable cependant qu'il y eut dans le cours de l'été et avant l'arrivée de M. Gagnon une mission comme les années précédentes, mais aussi il est encore probable qu'il n’y eut ni baptême, ni mariage, ni sépulture, car 1l n’y avait encore dans la paroisse que les trois premières familles dont on a parlé.
Le premier mariage célébré dans la roisse fut celui de Jear Alaire de la Sainte- Famille avec Françoise Simard, fille de
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prêtre ‘harleé pour ndant ; avant 11S$S1ON , Mais il n’y ulture, arolsse ont on
ans la Saintefille de
Noël Simard, le 28 avril 1688. Que nous importe, dira-t-on peut-être, de savoir que le premier mariage à la Baie Saint- Paul fut celui de M. Alaire avec Mlle.
Simard? Peu ou point du tout probablement pour un grand nombre. Convenons
| cependant que tout ce qui se fait pour
la première fois dans une place, les plus petits détails des actions de ses premiers
habitants intéressent toujours, et cet
imtérêt croît avec le temps et l’impor-
| tance des lieux. Cette première habitation b que fit Champlain sur le marché actuel
de Ja Basse-Ville de Québec devait paraitre à ses compagnons de voyage blen peu importante, comparée aux beaux édifices de l’ancienne France qu'ils étaient habitués à contempler, et cependant la forme et les dimensions de cette humbie demeure sont connues dans tout le pays bien mieux que celles des plus
| belles maisons de campagne des environs
de Québec et de Montréal. Le fait d'une
[horde demi-sauvage élevant un des [siens sur un parois dans les plaines de
la Germanie et le proclamant son chef, devait paraître bien peu digne de passer à la postérité aux orgueilleuses légions de l’Empire Romain ; et cependant le nom de Pharamond sera toujours plus connu que celui de bien des généraux de Rome et de beaucoup de souverains de la France. On ne s'attendait guère
sans doute, et je ne m'attendais pas.
moi-même, à voir lharamond dans cette histoire.
M. Gagnon avait donc fixé,en automne 1685, sa résidence à la Baïe Saint-Paul qui devint alors comme le chef-lieu d’où furent desservies les autres paroisses du comté de Charlevoix, savoir : l'Ile
aux Coudres, les Eboulements et la
Malbaie où des colons ne tardèrent pas à s'établir, ainsi que la Petite-Rivière,
cette sœur aînée de la Baie Saint-Paul où!
des colons s'étaient établis plusieurs années auparavant rails où il ne put v avoir un curé résident que bien longtemps après les trois autres paroisses ci-
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dessus nommées, et même après Saint- Urbain et Sainte-Agnès, deux paroisses formées la première de Baie Saint-Paul et la dernière de la Malbaie.
Cette paroisse de la Petite-Rivière se laisse depuis longtemps envahir par le leuve qui emporte régulièrement chaque année plusieurs pieds des fertiles terres sur lesquelles vivaient autrefois un grand nombre de riches habitants. On peut
donc prévoir le temps où il ne restera | plus de cultivateurs au pied des côtes et
les visiteurs auront peine à croire qu'il lat un temps où, sur cette longue batture
& que le fleuve laisse voir à marée basse,
il y avait une paroisse avec son église
Bet son curé. J'ai pu voir encore en 1858 quelques restes d'un angle de l’ancien [presbytère que le fleuve a emporté ainsi
que l’ancienne église, et aujourd’hui tout
Lest disparu.
Quant aux trois autres anciennes
parôisses du comté de Charlevoix ci-des-
sus nommées, 1l serait bien intéressant d’en suivre l’histoire ; de faire connaitre les Eboulements dont l'église, aujourd’hui si pittoresquement élevée sur les hauteurs, était autrefois près du rivage au bas des côtes ; Ia Malbaïe, aujourd’hui le chef-lieu du comté et où une chapelle fut bâtie presqu'en même temps que celle de la Baie Saint-Paul pour le service des postes du roi, de quelques habitants et des sauvages ; l'Ile aux Coudres, la première paroisse du pays qui eut l’honneur de voir des Européens, où Jacques Cartier trouva tant de coudriers qui! l'appella l'Isle-es-Coudre: et où trèsprobablement fut célébrée Ia première messe en Canada ; mais, outre que les renseignements me manquent, je craindrais de rendre cette petite histoire de famille,dont les moindres détails peuvent intéresser les habitants de la Baie, trop iongue pour la plupart des lecteurs.
C’est M. Gagnon qui fit bâtir la pre-|
mière chapelle de la Baïe Saint-Paul en
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essant 1698 avec l’aide d'une somme de $900
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du Roy pour bastir l’église de l'Abbaye Saint-Paul, ” dit un mémoire du temps, jusque là on avait dit la messe dans une chapelle domestique. On voit encore aujourd’hui quelques restes de fondations de cette première chapelle, sur le bord d’un petit étang de l’ancienne ferme du
séminaire de Québec.
Cette ferme, comme l'indique uue inscription placée au-dessus d’une de ses portes extérieures, fut bâtie en 1718.
Son propriétaire actuel (1857) M. Léandre (robeil, l’a complètement restaurée en 1858 tout en lui conservant cependant sa forme antique. Lorsque le Séminaire eut vendu cette ferme, il fit bâtir près du terrain actuel de Ia fabrique, sur un lot de terre bien connu dans la paroisse et ailleurs sous le nom de Saint-Aubin,une maison qui sert encore de manoir seigneurial à M. le Procureur.
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Dans ces premiers temps de la paroisse, il se fit plusieurs baptêmes et sépultures desauvages, tant à la Baie Saint-Paul qu’à la Malbaie. Les sauvages venaient chaque été se camper en grand nombre sur le rivage pour pêcher. Jacques-Cartier dit lui-même qu'il y avait des sauvages à l'Isle-aux-Coudres occupés à faire la pêche du marsoin lorsqu'il s'y arrêta.
M. Pierre-Paul Gagnon premier desservant ou curé de la Baie Saint-Paul quitta la paroisse au commencement de novembre 1701. Suivant le Répertoire du Clergé de labbé Tanguay il était fils de Pierre Gagnon et de Vincente Desvarieux, baptisé à Québec le 5 septembre 1649, 1l fut ordonné le 21 décembre 1677. Il fit d’abord des missions en plusieurs endroits de la côte du nord.
en bas de Québec, et desservit quelque temps Charlesbourg, en 1684, et Sainte- Anne de Beaupré, en 1685. Il devint en 1686 secrétaire de Mer. de Saint-Valier, et fut ensuite (la même année) nommé
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premier curé résident de la Baie Saint- Paul où il demeura jusqu'au premier novembre 1701. Il mourut le 6 avril 1711, âgé de 61 ans et 7 mois. On trouve au régistre de Québec son nom écrit ainsi ‘“ Craignon.”
M. Yves le Riche, arrivée de France le 22 juin 1701, remplaça M. Gagnon en novembre de la même année et desservit la Baie jusqu'au mois de juillet 1706.
Il fut alors remplacé par M. Jacques Leblond, fils d'Antoine Leblond de la Tour et de Madelaine Robelin, paroisse Saint-André, évêché de Bordeaux, arrivé de France le 24 mai 1670 et qui mourut à la Baie Saint-Paul le 29 juillet 1715. Il fut enterré dans la chapelle près de la Ferme du Séminaire par M. de Glandelei qui se trouvait par, hasard dans la paroïsse avec M. Claude de Lavoye, jeune prêtre natif de la Petite-Rivière, ordonné le 6 avril précédent. Ce dernier passa le mois d’août à la Baïe en attendant l’arrivée de M. Etienne-André
Jorlan, ordonné prêtre en même temps que lui et qui remplaça M. Leblond.
L'acte de sépulture de ce dernier mérite d’avoir place ici parce qu'il fait connaitre celui qui en était l'objet.
“ Le trente-et-un du mois de juillet de l’année mil-sept-cent-quinze a été inhumé dans la chapelle de Saint-Pierre et Saint- Paul, Messire Jacques Leblond, prêtre curé du dit lieu qui par son grand zèle pour soulager les pauvres malades étant allé à Tadousac pour administrer plusieurs personnes à la mort, après avoir baptisé vingt petits enfants sauvages.
s'en retournant à sa paroisse a été attaqué du même mal que ses paroissiens, et le Delgneur, pour récompenser ses travaux, a permis qu'il eut trouvé à sa paroisse plusieurs prêtres qui lui ont donné tous les derniers sacrements, et fortifié par cette viande céleste, s’est, comme il est marqué de Saint-Etienne dans les Actes des Apôtres, endormis dans le Seigneur. non passans beaucoup de regrets dela part
nmps
ond.
srite aitre
t de umé aintrêtre zèle étant pluvoir ages.
aqué et le aux, 'OISSE tous : par l est À ctes neur.
part
de ses chers enfants qui ont fait paraitre en cette dernière occasion qu'ils perdaïent un père.” CHARLES DE GLANDELET, Doven de la Cathédrale de Québec.
M. Leblond fut exhumé et transporté dans l’église actuelle le 8 juillet 1772 par M. Berthiaume, curé de l’Isle-aux- Coudres, et desservant alors en même temps la Baie Saint-Paul. Il paraît que Leblond était assez bon ouvrier, car c'est lui, dit-on, qui fit, vers l’année 1703, le tabernacle actuel (1857) du maïître-autel de Sainte-Anne de Beaupré, aidé des élèves que le Séminaire de Québec avait alors à la Grande Ferme de Naint-Joachim.
M. Leblond faisait sous-diacre à la première messe que chanta à Sainte-Anne, le jour de la Toussaint 1702, M. Antoine Chabot, ordonné prêtre le 29 octobre et nommé aussitôt curé de cette paroisse, remplaçant M. Soumande. (C'était la
première fois qu'un nouveau prêtre chantait sa première messe en Canada dans les paroisses de la campagne.
M. Jorian remplaça M. Leblond à |:
fin du mois d'août 1715 et desservit la paroisse jusqu'à la Saint-Michel 1722. À
peine y fut-il arrivé qu'il fut obligé de EE}, 1 préparer à la confirmation que Mer. de Æ 4
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Naint-Valier vint donner le 10 septembre suivant. Ce fut la première visite épiscopale faite dans la paroisse : il y eut 54 personnes confirmées au nombre des-
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quelles était un sauvage. la pa
Après M. Jorian, de 1722 à 1736, se dire, succédèrent,comme curés de la Baie Saint- 7° Paul, le Père Michel Brulé, Récollet, dont ff" le premir acte en arrivant fut d’enterrer s'en le 20 mai 1722 le Sieur Pierre Dupré, "SRE premier Seigneur du Gouffre. M. Jacques seras Lesclache, M. J. Bte. Chevalier, les Pères “ Ignace Joseph Flament et Pierre J. P. # :
Resche, Récollets, et enfin M. Antoine .
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registres décembre 1733. M. Abrat eut quelque temps pour vicaire, dans le mois de décembre 1734, M. Louis Chaumont par qui il fut remplacé en avril 1736.
M. Chaumont avait été ordonné prêtre le 18 octobre 1734 par Mer. Dosquet, en même temps que Mgr. D. D'Esolis et neuf autres prêtres. Il est le premier qui ait pris le titre de curé ; tous ses prédécesseurs se donnaient comme faisant les lonctions curiales seulement. 11 desservit la paroisse jusqu'en octobre 1771, c'est-àdire, pendant trente cinq ans et cinq mois. Ici commencent les souvenirs traditionnels de la paroisse, et les anciens tent de M. Chaumont des faits et des usages plus ou moins extraordinaires ainsi que certaines prophéties dont leur ont parlé leurs pères. (1859) Son nom est célèbre dans tout le comté qu’il desservit seul pendant plusieurs années, et même il a été donné à une sorte de pommes qu’on appelle les Chaumonnes.
Le premier acte que fit M. Chaumont en arrivant à la Baie fut le baptême qi J. Bte Otis le 19 avril 1736, bis-aieul qe M. Lucien Otis prêtre né à Ia Baïe Fain Paul le 18 oct. 1824 : vicaire dans cett:
paroisse sous M le Grand Vicaire Chau vin de 1851 à 1856 et décédé le 12 jui 1868. Son père Jean-François Otis fut mareuillier en charge en 1750 et est ]e premier marguillier dont il est fait men tion dans les papiers de la tabrique Cette famille Otis st originaire du Mass1ÿ
chusett où ce nom est bien connu et dou!" un de ses membres fut gouverneur. L père de ce premier Otis de la Baie Saint Paul, ou de ce premier Jean L’Anglai comme on dit quelqueiois, Richard Otis s'était établi dans le Maire où il fut prié par les sauvages du Canada et emmen®@ "© captif. On croit qu'il fut massaeré avi sa famille à l'exception de Francçois-Jeai Cts son fils qui seul échappa et vin s'établir à la Baie Saint-Paul où, comm" 7 on vient de le voir, 11 fut marguillier et
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ado Ce fut M. Chaumont qui bàtit l'église ptême ddfi la paroisse où elle est aujourd’hui, s-aieul dif 2 terrain donné par le Séminaire aie Saint" Québec à plusieurs arpents de distance la première chapelle : mais il ne aire Cha € plus rien de cette église qu'une le 12 jui artie deses fondations. M. Chaumont eut $ Otis fu" des tribulations dans la construction D et-ést l le cette église, Le 15 mars 1750 11 fitune semblée de la paroisse dans laquelle went élus quatre syndies ‘“ tous quatre du Mas plus anciens de la paroisse, ” dit ee done qui en fut dressé. Mais 1l parait neur. TA CEE bons vieux aimaient à entraver aie Saint marche des affaires et à conserver le L'Anglai laut quo, car M. Chaumont fit plus tard hard Otis ° nouvelle assemblée dont il dressa un il fut pri te assez original dans lequel il déclare E emmen@ie ces syndic: ‘ne s’acquittant point acré ave ie leur devoir, étari toujours les moins açois-Jeat jortés au travail de l'église... tous les a et vin "S habitants les ont regardés comme Wi, comm zéros et os en chiffre, les ont destitués uillier ei le leur charge comme en étant incapales pour plusieurs raisons... de
: fait men tabrique
Quoiqu'il en soit les murs commencé}
le 16 juin 1753, continués le 15 juin 1754 par Antoine Marceau, habitant de Saint-François de l'Ile d'Orléans, furent achevés le matin du 30 juillet 1754 “ [ls avaient coûté, dit l’acte qui donne tous ces petits détails, 167 journés de raçonne qui se montent à 752 Ibs. ”
La messe ne fut célébrée dans la nouvelle
église qu'en décembre 1756 et la veille
perch
reur « raison
de Noël de cette même année fut enter @
un enfant du nom de Michel Lavoie sur lequel M. Chaumont fait cette remerque:
‘“ [l'est le premier enfant mort qui est entré dans l’église neuve et #nterré dans le nouveau eimetière. ”
Pour placer cette nouvelle église le
rorh£s le 15
Séminaire, eomme on l’a vu, avaitf
concédé le 7 août 1750 treize perches de terre en superficie ; plus tard, le 12 octobre 1779, il ajouta cinq perches sur huit et enfin. le 20 octobre 1788, le reste
du terrain tel qu'il est aujourd’hui, k
jormant en tout sept arpents et: huit
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perches en superficie dont titre-nouvel a te passé à Mgr. Turgeon, alors procureur du Séminaire, le 30 juillet 1827, à raison de deux sous de cens par année,
omme érorme que le Séminaire wa
hmais exigée.
Lors de la prise du pays, en 1759, la baie Saint-Paul eut sa grande part des malheurs de la guerre. “Le capitaine
‘orham, dit un mémoire du temps, revint
k 15 août (1759) d’une excursion pour
aquelle 1l était parti dès le commencenenf du mois. [Il avait eu sous ses rdres 150 voltigeurs, un détachement ls divers régiments des inontagnards, es marins, formant en tout un corps de 00 hommes. Ils montaient un vaisseau mé et trois transports. Il avait aussi
bous ses ordres un lieutenant de marine
t quelques hommes de service pour les der. Voici le rapport qu'ils firent de
bette expédition. Ils racontèrent que le
laoût ils se rendirent à la Baie Saint-Paul, aroisse où 1ls trouvèrent environ 200
hommes qui se montrèrent très-actifs à détruire les embarcations anglaises. A trois heures du matin le capitaine Grorham avait pris terre, passant à travers deux de leurs gardes, d'environ 20 hommes chaque, qui avaient fait sur les ‘troupes anglaises un feu soutenu pendant quelque temps, mais environ deux heures après on les avait forcé de quitter leurs retraites ; ils se retirèrent dans les bois et abandonnant totalement leur village qui fut brûlé subséquemment. Ce village consistait en une cinquantaine de bonnes maisons et de granges. La plus grande partie du bétail avait été tué. Le parti rapportait de plus que ce jour-là iln’avait perdu qu’un seul homme «tre deux blessés, mais que les Français avaient eu deux des leurs tués et qu'ils avaient | réussi à enlever. Que de là il s'était | rendu à la Malbaie, dix lieues à l’est mais sur la même rive du fleuve où il avait détruit une autre belle paroisse | d'où il avait fait déloger les habitants avec leurs hbestiaux sans perte aucune ;
ctifs à ses. À itaine travers on 20 sur les endant heures er leurs les bois village village bonnes grande Le parti ]n’avait ‘e deux aient eu
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à l’est re Où il
paroisse À
hbitants ucune ;
qu'enfin il avait fait une descente sur la rive sud, vis-à-vis l’Isle-aux-Coudres, et qu'il avait détruit en partie les paroisses de Saint-Roch et de Sainte-Anne où il avait remarqué de bien belles maisons, de bonnes fermes, qu'il avait chargé les vaisseaux en cet endroit de gros bétail et qu'il était revenu de cette expédition.
Voici à présent Ja tradition de ju paroisse : — Lorsque la flatte anglaise remonta le fleuve, elle mouilla à lIleaux-Coudres la veille de l’Ascension et remplit les habitants d’une si grande frayeur que la plupart des femmes passèrent à la Baie Saint-Paul et allèrent se cacher dans les bois avec les familles de cette dernière paroisse qui ne s’élevaient pas alors à un cent. On sait d’ailleurs que le gouvernement français avait donné ordre de faire évacuer cette île oinsi que celle d'Orléans. Ces familles restèrent ainsi cachées avec M. Chaumont
jusqu’au commencement de septembre.
Les hommes seuls sortaient, le plus souvent la nuit, pour veiller à leurs travaux des champs et élever les fortifications de sable sur le rivage qui servirent de remparts. On voit encore aujourd’hui ces fortifications qu’on appelle /es canons.
Le capitaine Grorham dit, dans son rapport, n'avoir eu qu’un seul homme tué, mais on assure que plusieurs eurent le même sort et qu'on les jeta dans l'étang de la chapelle près de la ferme où plusieurs coups de fasil furent échangés à l'endroit appelé la Pointe d'Aulne.
Un des deux canadiens qui furent tués, Charles Demeule, de l’'Ile-aux- Coudres, eut la chevelure levée, selon qu'il est mentionné dans son acte de sépulture. Il faut donc supposer qu’il y avait des sauvages dans le parti ennemi, car autrement cet acte de barbarie serait à peine croyable.
Les Anglais firent de plus deux prisonuiers : Tremblay des Eboulements et
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J. Bte. Grenon, natif de la Pointe-aux- Trembles et le premier de ce nom à la Baie Saint-Paul. Ils les amenèrent tous deux à bord et firent périr Tremblay de la manière suivante: ils le firent asseoir et le lièrent sur une planche pour l’élever au haut des vergues et le lancer ensuite à l’eau. Il avait été condamné à souffrir trois fois ce Jeu cruel, mais il expira au troisième coup.
On voulut ensuite en faire autant à (Grrenon, mais cet homme était d’une {force herculéenneet prodigieuse, de sorte qu'on ne put jamais lui faire courber le jarret pour l’asseoir sur la planche fatale.
Le capitaine Gorham, voulant sans doute conserver la vie à un homme aussi extraordinaire, lui fit lier les mains derrière le dos et voulait l’amener au saut Montmorency. Mais pendant qu'il était à bord, un matelot fort et robuste prenait plaisir à donner de temps en temps des petits soufflets sur le nez de Grenon que cette insulte faisait pleurer
io
de colère. Enfin ne pouvant plus y Pa tenir il conjura le capitaine de lui délier . | les maïns et de lui donner sa chance contre cet insolent matelot ; ce qui lui | fut accordé. Nobnobstant cela le matelot Ch voulut continuer son amusement, mais a bien mal lui en prit car, du revers de la qu main seulement, Grenon l'étendit sur le ie plancher où il expira au bout de quel- d'é, ques minutes. Grorharm, plein d’admira- jan tion et comme stupéfait, le fit conduire Ch
à terre sans lui faire aucun mal. Grenon regagna en toute hâte la Baie Saint-Paul par les caps, heureux et tout joyeux
d’avoir ainsi échappé à une mort presque a certaine. On cite de ce (frenon bien de d’autres faits aussi extraordinaires et “4 presqu’incroyables, et sa réputation était ne telle qu'aujourd'hui encore on dit en ets
proverbe fort comme Grenon.
Le 26 août de l’année suivante, 1760.
M. Chaumont maria le sieur Jean Néron, | notaire, fils de Michel Néron, de Saint- Colomb, diocèse de Bordeaux, et le
CN
lier ance 1 lui elot
! als le la ur le quelnira-
uire enon -Paul )Jyeux esque
bien res et n était dit en
1760, Néron.
Saintet le
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premier de ce nom à la Baie Saint-Paul.
(est aussi le premier notaire qui se soit établi dans la paroisse.
Sur les dernieres années de sa vie, M.
Chaumont s'était persuadé qu'il était noble, quoiqu'il soit à peu pres certain qu'il n'avait aucun titre au blason.
Aussi, malgré la difficulté qu'il avait d'écrire à cet âge avanté, il ne signait jamais sans écrire tout au long Louis Chaumont de la Joannière. C'étart un petit tribut payé aux préjugés et aux misères du temps ; mais il ne faudrait pas conclure que l'esprit de ce brave et bon curé. dont la mémoire se censerve honorée dans la paroisse, fut infatué des ridicules prétentions de la noblesse française ; non, bien au contraire, car il était rempli des sentiments d’une véritable humilité. La modeste habitation qu'il occupait en arrière de la salle publique actuelle (d'où vient à cette
dernière le nom de presbytère des habi-
lants qu'on lui donne) et la vie vraiment
atben mrphnpet ere" do DE MESA raie à nu = : pen re
—fldse
pauvre qu'il menait, en sont la preuve.
Il en donna encore une autre lorsqu'il mourut, car il voulut être enterré dans le cimetière des pauvres à l’Hôpital- (rénéral de Québec où 11 mourut Île 6 novembre 1771.
Il avait quitté la paroisse au commencement du mois d'octobre précédent et les habitants de la Baie se reprochèrent longtemps de ne pas avoir pris les moyens de garder et de faire vivre au milieu d'eux un curé quin'avait vécu que pour leur bonheur. Car une autre vertu de M. Chaumont était sa charité qui n'avait pas de borne ; il donnait tout et vivait en partie du travail de ses deux mains.
La orande disette de prètres qu'il v avait alors dans le pays ne permit point à Mgr. Briand de remplacer M. Chaumont aussitôt après son départ, et la paroisse fut desservie par voie de mission par M.
Jean-Jacques Berthiaume, curé de l'Ile-
preuve.
orsqu'il ré dans Tôpitalut le 6
Jininelident et chèrent ris les ivre au écu que e VeTiu ité qui tout et s deux
qu'il v point à aumont >aroisse par M.
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aux-Coudres, qui, comme on l'a vu, plus haut, exhuma les corps du premier cimetière pour les transporter dans le cimetière actuel.
M. Jean-Antoine-Aide Créquy,ordonné prêtre le 24 octobre 1773,fut aussitôt après son ordination nommé curé de la Baie Saint-Paul où il arriva au commence:
ment de novembre. C'était un homme d’une faible santé et l'application qu’il donnait à la peinture contribua encore à l’affaiblir. Ce n'était pas un Raphaël, mails cependant on voit qu'il avait du soût et de l'aptitude pour cet art. Le tableau de Saint-Louis de l'Ile-aux- Coudres et aussi, je crois, les tableaux des trois autels de l’église de Saint-Joachim sont de lui.
La santé de M. Créquy diminuant de
jour en jour, il fut obligé de quitter la
cure au mois de juin 1780 et le soin de la paroisse resta encore au curé de l’Ile-
aux-Coudres, qui était alors M. Compain.
(a) jusqu’à l'arrivée de M. Gagnon en octobre suivant. M. Créquy mourut à Québec le 17 décembre 1780, à l’âge de 31 ans et 8 mois seulement, et fut enterré dans la chapelle Nainte-Famille de Ja cathédrale.
Le successeur de M. Créquy fut donc M. Pierre-Prisque-Amable Gagnon que la plupart des habitants actuels (1857) de la paroisse ont bien connu et dont ils ne parlent jamais sans ajouter un mot jour faire comprendre combien le genre de vie qu'il a mené leur a paru extraordinaire. Une note écrite de sa main et trouvée dans un de ses livres, après sa mort, donne les détails suivants :
“ Messire Prisque-Amable Gagnon,né le
5 décembre 1751, prit la soutane le 3
(a) Ce fut M. Compain qui enterra le Père Labrosse dans la chapelle de Tadoussac le 12 avril 1782, mais l'auteur d'une notice sur le Saguenay s'est trompé lorsqu'il a dit que M. Compain était alors curé de la Baie Saint-Paul. Voir le Dictionnaire de Bibeau, article Compain.
mpain.
lon el urut à àge de enterré
de Ja
it donc on que (1857) dont ils un mot e genre
extra-
ain et , après vants :
n,né le
le 3
Labrosse s l'auteur u'il a dit int-Paul.
Si pee /
mai 1778, reçut les quatre moindres le 6 août 1778, le 27 décembre 1778 ai pris le sous-diaconnat, le 29 mai ai reçu le diaconnat, le 23 septembre 1780, âgé de 28 ans, 7 mois et 18 jours, qui était un dimanche, j'ai été ordonné prêtre à l'Hôpital-CGrénéral. Entré curé de la Baie Saint-Paul en 1790 le 6 octobre, laissé la cure le 28 avril 1788.” Le Répertoire du clergé ajoute qu'il était né au Château- Richer et qu'il était fils de Prisque Gagnon ct de Cécile Lefrançois.
C'était un homme d'ype rigidité de caractère peu ordinaire, de mœurs trèssévères, abondant dans son propre sens, ne pouvant se plier à la volonté d’un autre et malheureusement tombant souvent dans des travers auxquels 1l tenait par conviction comme aux meilleures pensées qu'il pouvait avoir. Aussi ne voulant pas se soumettre à ce qu'exigeait de lui Mer. Hubert, il abandonna l’administration de la cure dans le mois d'août 1788 et se retira dans une maison qu'il
CR
avait fait bâtir sur une jolieélévation non loin de l’église. Il y vécut en ermite jusqu’à sa mort, c’est-à-dire pendant près de cinauante-huit ans !
J'ai visité moi-même cette maison Avant qu'on l’eût réparée et telle qu’elle était lorsqu'il l’habitait. Rien de plus triste et il paraît que l’ameublement y répondait bien. Un plafond noirci par la fumée, un plancher sur lequel il avait souvent débité son bois lui-même, des cloisons qu'il avait recouvertes de coups de pinceaux. comme sl eut vonlu y peindre des oiseaux... quelques méchantes chaises, une table sur laquelle étaient quelques vieux bououins...... un pauvre grabat bien dur recouvert d’une peau de carriole qui n'avait plus de poil... voilà ie logis, d’ailleurs assez vaste, où 1l passa près de cinquante-huit ans sans se décourager !
Il fit, pendant plusieurs années, l’écoie à quelques enfants, mais son occupatio!
nnon rmite t près
1a1801 qu’elle > plus ent y par la avait e, des coups lu y es méquelle ss Uh d’üie lus de s assez te-huit
l'écoir patio:
ordinaire était de faire quelqu'ouvrage de menuiserie et de préparer des ingrédients pour remèdes, auxquels un grand nome avait recours et qui, dans bien des cas, étaient efficaces. Sa nourriture consistait presqu'invariablement en un morceau de lard cuit dans une soupe aux pois, en pain et avec beaucoup de thé.
Cette soupe aux pois était ordinairement si épaisse que la cueillère pouvait y tenir enfoncée, et faite le plus souvent en quantité suffisante pour 11 semaine : on peut juger si, en été surtout, elle devenait excellente. Une vieille qui vivait encore lorsque je demeurais à la Baie Saint-Poul (1860) lui porta pendant trente ans cette ration. Jamais, pendant les cinquante huit ans qu'il passa dans son triste ermitage il ne voulut permettre à qui que ce soit d'y passer la nuit. Il n’y eut que .es derniers jours de sa courte maladie où quelques personnes se permi- “nt de passer secrètement la nuit pour veiller sur les derniers sourirs de ce vieillard presque centenaire.
peine éme
eine
M. Gagnon mourut le 9 jmin 1849, à l’âge de 94 ans et demi. Il fut enterré le lendemain par M. ie Grand-Vicaire Chauvin, alors curé de la paroisse. Il avait demandé dans son testament à être enterré dans une petite chapelle dédiée à Saiate-Anne, qu’il avait lui-même, lorsqu'il était curé, fait bâtir devant sa maison et sur ie bord du chemin pour servir de reposoir à la procession de la Fête-Dieu ; mais comme alors cette chapelle, qui mn’existe plus, tombait el ruine, on ne crut pas devoir suivre sa | volonté et il fut enterré dans le cimetière. Î M. Louis Lelièvre, né à Québec le 10 | décembre 1762, fils de Regzer Lelièvre et
R des un ( vol CC a ; avVa
de Louise Créquy sœur de M. Créquy ma:
curé, ordonné prêtre le 12 août 1787, blé
| avait remplacé M. Gagnon au commen- Boù.
| cement de septembre 1788, et desservit le)j
| la Baie Saint-Paul pendant quarante ans Elév
| et trois mois, de sorte que son règne va Riel
Î nous introduire à l’histoire contempo- Ese f raine de la paroisse. Les anciens parlent EUh:
souvent dece qui. se faisait du temps de Ed'él
1849, à terré le Vicaire isse. Il ità être dédiée ne, lorsrant Sa n pour n de Ja s cette tombait uivre Sa metière.
c le 10 lèvre et Créquy t 1787.
pmmenesservit
nte ans
one va
itempo-
parlent
vmps de
M. Lelièvre. Ici je sens que ma tâche, comme historien, va devenir de plus en plus difficile : aussi vais-je me contenter de ne faire à peu près que la chronique de ce qui s’est passé de plus intéressant jusqu'à ce jour, évitant les commentaires et m'efforcant d’être aussi court que possible.
M. Lelièvre est le premier curé de la paroisse qui ait laissé par écrit les actes
Ades délibérations de la fabrique suivant
une ordonnance de Mai. Hubert. On voit par ces actes que l'usage était, au « mmencement de son temps et peut-être
avant lui, lorsqu'il s'agissait d’élire un narguillier, de faire d’abord une assem-
blée de la paroisse à la salle publique
Bou l’on choisissait trois candidats ; puis [le jour de l’an pendant la messe et après [l'évangile, on procédait par scrutin à
l'élection du nouveau marguillier. Ceci se fit pour la dernière fois à l'élection de Charles Tremblay, en 1793. L'usage d'élire un quatrième marguillier, qui se
conserve encore aujourd'hui, remonte à l’année 1816.
Le 6 novembre 1791, à sept heures et trois quarts du soir, il y eut à la Baïe un fort tremblement de terre dont quelques effets se firent sentir les jours suivants.
Tout le monde était rempli d’effroi, et M. Lelièvre recommanda le jour de li Conception une grand’'mèssé pour apaiser la colère de Dieu qui s'était manifestée, dit-il, par ce tremblement de terre. De semblables secousses se renouvellent souvent dans cette côte du nord ; en 1859 deux tremblements assez forts se firent sentir et depuis ce temps, pendant
que M. Nérée Gingras était curé,un trem:1
blement qui s’est fait sentir dans presque toute la province, a fait, en particulier dans le comté de Charlevoix, de grands ravages et rempli de terreur tous les habitants. Le portail de l’église de la Baie Naint-Paul fut renversé et le reste des murs si endommagé qu’on à été obligé de reconstruire toute l’église à neul
liants
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Le terrain montueux du comté de Charlevoix pourrait peut-être fournir au naturaliste et à l’archéologue des données suffisantes pour expliquer les faits, s’il est vrai surtout, comme on l’a prétendu, qu’il existe des traces d’un volcan vers ka Baie-d'Hudson.
M. Lelièvre avait fait agrandir l’église et construire la sacristie que le dernier tremblement de terre a presque détruites.
Dès 1804 il avait consulté, sur la manière de procéder, Mer. Plessis qui lui conseilla de suivre la marche légale. Il le fit, mais il y eut pendant près de dix ans une forte opposition, de la part des habitants du haut de la paroisse, qui paralysa tout. Ces habitants dont une grande partie appartiennent aujourd’hui à la paroisse de Saint-Urbain, voulaient la hire placer à plus d’une lieue dans les terres, sur une jolie élévation connue sous lenom de Coteau-Fortin. C’est pour empêcher ce déplacement de l’église qu’au lieu de démolir toute l'église bâtie par
M. Chaumont et rebâtie à neuf, on fifi une allonge qui coûta bien plus que lfftet partie conservée. de
Quoiqu'il en fût, les travaux commenglhi:
cèrent en 1814et l’église fut allongée aveddes deux grandes chapelles latérales et ornée à l’intérieur. Elle est demeurée comme elle fut faite alors (excepté le cloche actuel qui ne fut élevé qu’en 1826) jusqu'à l’année 1858 où elle a été complétement réparée, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur et ce n’était pas sans besoin. Les banc surtout demandaient en toute hâte de successeurs, car M. Lelièvre, dans la vud d'épargner l'argent de la fabrique, avail obligé chaque propriétaire de banc de li faire lui-même à ses frais, et on peul comprendre facilement quelle multitudi de petits chefs-d'œuvre en était résulté
M. Lelièvre, devenu vieux et impoten des jambes, reçut en octobre 1827, pot vicaire, M. Louis Poulin, aujourd’h (1877) retiré à Saint-Isidore dont il a ét
euf, on fitlongtemps curé. Il resta avec lui en lus que cette qualité de vicaire jusqu’au mois | de décembre de l’annnée suivante. M.
Lelièvre se retira alors dans sa maison et kissa le soin de la cure à M. Poulin qui desservit la paroisse jusqu’à la Saint- Michel de l’année suivante, 1829.
x commen ongée avec les et ornée rée comme le cloche 26)jusqu' 1plétement l'extérieur
Les banc e hâte de lans la vus ique, avail banc de li ‘t on peul multitude ait résulté
Pendant les quelques mois qu'il desservit la Baie Saint-Paul, M. Poulin fit hire un chemin couvert pour aller de église à la sacristie,c inde amélioration qui mit fin à l’usage ou plutôt à l'abus le passer par le chœur pour aller à la acristie.
M. Lelièvre, mourut le 21 juillet 1839.
i l’âge de 76 ans et sept mois, et fut mterré le 23 dans le chœur de l’église ar M. Pilote, alors directeur au collége le Sainte-Anne. C’est lui qui avait fait âtir, sur le terrain à l'usage du curé, u sud de la sacristie actuel, le presbytère ui a été détruit en 1858 pour faire place celui qui a été construit en 1859 par
t impoten 1827, pot ujourd’h ont il a ét
amsnenennenenmenenmnnenmunnmnenmnn mn enemunimmnnpéniéronméa “cn
M. T.udelle, et dont il prit possession le 7 septembre de cette même année.
M. Lelièvre avait été curé de la Baie Saint-Paul dans des années d’abondance et dans un temps où le blé était chose si commune que quelques habitants en faisaient même manger à leurs chevaux. à Il avait donc pu amasser une assez belle fortune, mais malheureusement pour les bonnes œuvres qu'il n'aurait pas oubliées dans ses dernières volontés, il fut volé à plusieurs reprises. (Car, dans ce bon vieux temps on ne savait pas ce que c'était que de mettre de l'argent à la banque ; on aimait mieux le garder dans un coflre-fort, objet continuel de tenta:
tion pour les voleurs. Malgré cela cependant, c’est à lui que la paroisse est redevable du terrain sur lequel est bâti le couvent occupé par les Sœurs de la Con:
grégation. |
M. Bernard-Beniamin Decoigne, né à Montréal, le 25 mars 1794, fils de Bernard
sesslon le née,
le la Baie bondance t chose «1 itants en
chevaux. $
Ssez belle + pour les s oubliées fat volé à S ce bon s ce que gent à la arder dans de tentaela cepenest redest bâti le e la Con-
gne, né à e Bernard
Decoigne et d’Elise Labadie, ordonné prêtre le 22 août 1819, successivement vicaire à Québec, à Charlesbourg et à Blairfindie, puis en 1823 curé de Saint- Joseph de la Beauce, remplaça M. Poulin, et fut nommé curé de la Baïe le 17 septembre 1829.
C’est encore un curé qui a laissé un profond souvenir dans la paroisse. Il était d’une activité rare, le travail et les affaires étaient son élément et, malgré les difficultés qu’il eut à surmonter il fit bien des améliorations dans la paroisse.
C'est lui qui fit bâtir le presbytère actuel de la Petite-Rivière et cette paroisse cessa alors d’être desservie par les curés de la Baie Saint-Paul, et eut un prêtre résident. Ce fut M. Pierre Clément, né à Terrebonne, le 26 novembre 1788, ordonné prêtre le 21 septembre 1816, aujourd'hui vénérable doyen du clergé canadien, retiré à la Baie Saint-Paul, et portant joyeusement ses quatre-vingtneuf ans et ses soixante années de
se
sacerdoce, qui fut le premier curé de J:
Petite-Rivière. Ce fut la dernière mission attachée à la Baie ; l’Ile-aux-Coudres.
les Eboulements et la Malbaie ayant des curés résidants depuis longtemps.
Quant à Saint-Urbain.,démembrement de la Baie Saint-Paul, cette paroisse eut un prêtre résidant en octobre 1827 et ce fut M. Thomas-Férusse Destroismaisons dit Picard, mort, ruré de Saint-François de l'Ile d'Orléans, qui fut le premier curé de cette paroisse.
M. Decoigne aimait beaucoup les cérémonies de l’église et les faisait observer si bien et avec tant de ponctualité que Mgr. Signay, si particulier sous cc
rapport, étant en visite pastorale, lui fit &
le compliment que les cérémonies de l’église se faisaient mieux à la Baie Saint- Paul qu'à ia Cathédrale; et ceux qui ont été témoins de la manière digne dont tout se faisait savent combien ce compliment était mérité sous ce rapport.
M. Decoigne n’a été surpassé par personne en Canada.
ama
rém (
ans ]
ré de la missiolh oudres.
» ayant otemps.
ment de > eut un et ce fut sons dit nçois de jer curé
les cérébserver lité que sous ce e, lui fit nes de ie Sainteux qui e digne bien ce rapport.
par per-
Pendant les années 1834, 1835 et 1836, h paroisse fut aflligée d’une grande amine. On fit des processions et des bières publiques pour obtenir de voir h fin de ce fléau. Avec la permission de fonseigneur de Québec la fabrique se endit caution d’une somme de seize ents piastres que le souvernement prêta our soulager les pauvres et qu'il n’a amais redemandée.
M. Decoigne était d'un caractère exrèmement gai, jevial, sensible et comnunicatif; d’un cœur plein d'une bonté ui le rendait libéral et prodigue, on eut dire à l'excès, envers les pauvres.
Bimant tout le monde il lui fallait en tour des amis. Mais, avec la meilleure
olonté du monde, on ne peut plaire à ous également : aussi un de ses anciens mis devenu mécontent suscita contre lui n procès qui lui causa tant de chagrin vil fut attaqué d’une maladie de cœur ui l’enleva subitement le 19 mars 1840, ans 14 maison d’un de ses amis du nom
de Louis Pilote où il s'était arrêté en allant à Saint-Urbain. Il fut enterré le 22 dans ie chœur de l’église par M. Boucher.
aujourd'hui curé de Saint-Ambroise de]:
Jeune-Lorette.
M. Clément, alors curé de la Petite.
Rivière, était au presbytère de la Baie lorsqu'on vint annoncer la mort subite de M. Decoigne. Il présida aux prépa ratifs de la sépulture et continua à desservir la paroisse jusque vers la mi octobre de cette même année, c’est-à.
dire, jusqu’à l’arrivée de M. Chauvin, successeur de NI. Decoigne.
M. Marc Chauvin, né à Saint-Marc | 4 décembre 1795, ordonné prêtre le 1cÿ août 1819 (22 jours avant M. Decoigne successivement vicaire à Varennes, cur de Riraouski, de Sainte-Greneviève, île d Montréal, et enfin de Sainte-Anne d Lapérade, remplaça donc M. Decoign® vers la mi-octobre et desservit la paroisst pendant 16 ans. Il y vint avec le titr&
rêté enBde Vicaire-Grénéral que lui donna Mgr. erré le 22 “ignay et que jamais prêtre fut plus Boucher Bligne de porter. Le nom de M. Chauvin oise delane pourra non plus jamais être oublié à la Baie Saint-Paul où il a laissé un monument durable de son zèle pour l’éducala Petite-Bion : le Couvent des Nœurs de la e la Bailongrégation.
ort subite aux prépa ntinua à
Depuis longtemps il était question de et établissement, le seul de &e genre
ers la miuiors dans toute la côte du Nord. Dès e, c'est-àlfe 7 février 1833, Mgr. Nignay, alors
oadjuteur, écrivait à M. Lelièvre pour lengager à donner un nouveau terrain pour placer ce couvent. M. Decoigne fut nt-Marc ldhargé de terminer cette affaire et réussit âtre le 1e faire donner ce qui était nécessaire. Il Decoignelhe s'agissait plus que de bâtir et M. nues, cur@ecoigne, avec l’ardeur qu'il mettait à ève, ile d@fout ce qu'il faisait, allait l’entreprendre -Anne d@orsque la disette dont on a parlé, qui Decoign@fligea la Baie Saint-Paul dans ce temps, la paroisse lui permit pas de mener cette œuvre ce le titr@ bonne fin. Ue fut la tâche pénible et rdue qu’eut à remplir M. Chauvin.
Chauvin,
Heureusement que M. Lelièvre avait 4 légué par scn testament 1732 piastres | pour l'éducation. M. Chauvin fut autorisé À à retirer cette somme placée à constitut etàs’en servir pour construire le couvent. Æ », Aussitôt qu'il l’eût en main ilcommença Æ les travaux de cette maison, qui coûta T} au-dessus de trois mille deux cenisk j; piastres, comptant sur l’aide des parois.
siens qui tous montrèrent d'abord un£ y, zèle qui ne se soutint pas toujouxh chez un bon nombre, de sorte que M.k pet Chauvin fut laissé presqu'entièrementk p, à ses propres et seuls moyens pour} .; l’achever. | qu
Enfin le premier étage était terminé à intérieur dans l'automne de 1847 e:
M. Chauvin croyait pouvoir avoir desk sœurs pour ouvrir les classes à la Saint Michel, mais la supérieure de la Congré:cation ne voulut point consentir à les laisser partir pour cette mission parte que les ouvriers étaient encore dans le} couvent et que les dépendances n'étaient de
re avait
piastres | autorisé onstitui couvent.
mmença ui coùta 1x cents $ paroisbord un
toujours À
que M.
jèrement ons pou’'|
point prêtes. Ce fut un nouveau contretemps bien sensible à M. Chauvin.
Cependant cette nouvelle mission de la Baie Saint-Paul, dans cette côte du nord, regardée alors à Montréal comme l'u/tima Thule du Canada, insp'iait beaucoup
À d'intérêt aux sœurs de la Congrégation,
comme on le voit par l'extrait suivant d'une lettre écrite par l’une d’elles au
[nom de la Supérieure :—* Nous ne
perdons pas de vue la belle mission de la Baie Saint-Paul ; déjà on parle de préparatifs. Cette mission inspire tant d'intérêt
que je puis dire qu'il y a plus d’une
erminé à |
1847 et avoir des à La Saint:
a Congré itir à les ion parc] e dans k n'étaient
prétendante. ” Enfin le 7 juillet 1848 la Supérieure-Générale écrivait à M.
Chauvin : “ J’ai la consolation de vous annoncer trois sœurs pour votre couvent, pleines de santé, avec la meilleure volonté possible de faire ce qui sera en leur pouvoir pou: remplir le but que
ivous vous êtes proposé en choisissant
notre petite Congrégation pour la charger
de l'instruction chrétienne de la partie
4XK
Lo —
la plus intéressante de votre nombreux troupeau. Nos sœurs laisseront Montréal lundi prochain et attendront, à Naint- Roch de Québec, l’occasion que vous aurez la bonté de leur envoyer pour la Baie Saint-Paul. ”
L'occasion ne manqua point et ces bonnes sœurs, depuis si longtemps attendues et désirées, arrivèrent à la Baie Naint-Paul et prirent possession Lu veau couvent qui leurétait destiné. C'’étaient les sœurs St. Jacques, St. Gilbert et Saint- Luc. In même temps la Supérieure Générale écrivait à M. Chauvin. “ Puussent nos sœurs fondatrices de cet établissement, qui vous a coùié tant de sollicitude, par leur application à remplir tous les devoirs de notre institut, vou:
dédommager un peu de vos peines et &
remplir le but que vous vous êtes proposé en les plaçant à la tête d’une maison d’une si haute importance pour la gloire de Dieu et le bonheur de la jeunssse chrétienne, ”
ibreux
ontréal
Saint- Vous
pour la
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js attenla Baie Ai JEAU ’étalent et Saint-
érieure
. Puuisétablis-
unes et ÿ
sollici-
lirtous
vou:
proposé maison
la gloire
leun°sse
1lest inutile de dire que ces vœux ont été complétement exaucés, car ces bonnes filles de la vénérable sœur Bourgeois, fondatrice de la Congrégation, conservent toujours religieuserent et scrupuleusement l'esprit primitif de leur institut, travaillent avec zèle et succès à l'éducation, contentent le public partout où elles ont des missions et se font aimer et chérir de leurs élèves dout elles savent si bien former l’esprit et le cœur.
C’est que cette institution est éminemment canadienne : elle est née avec la colonie et à grandi avec elle ; elle a l'expérience et l’épreuve du temps et connaît parfaitement bien quelle sorte d'éducation il convient de donner aux
, personnes de la campagne et des villes.
: L’est donc une bénédiction et un grand ,onheur pour une paroisse de posséder un couvent de ces bonnes sœurs. Aussi le vœu de Monseigneur de Naint-Valier était de voir de ces convents dans toutes les paroisses du pays.
Cependant l'indifférence qu'avait té.
moignée un certain nombre d'habitants pendant la construction du couvent, et qui avait bien afHigé le cœur sensible de M. Chauvin, subsistait toujours en face des sacrifices qu'il s'était imposés pour donner à ja paroisse et au comté de Charlevoix une institution aussi utile.
Le couvent fut si peu encouragé, les premières années, que Mgr. Turgeon crut devoir annoncer à la paroisse qu'il allait faire partir les sœurs de la Baïe Saint-Paul pour les placer dans d’autres paroisses qui en demandaient en granGe hâte. Cette menace eut son effet : le couvent fut plus encouragé et depuis ce temps le nombre des élèves augmenta chaque année. Les dispositions sont bien changées et on comprend aujourd’hui tout le bien que l’on peut retirer de cette précieuse institution.
Avant de quitter la Baie Saint-Paul, M.
Chauvin s’occupa aussi de l'acquisition d'une belle propriété pour une école
vait tébitants vent, et sible de en face és pour mté de 31 utile.
agé, les l'urgeon se qu'il la Baie d'autres \ granG et : le epuis ce À gmenta ont bien burd'hui de cette
Paul, M.
juisition e école
supérieure des garçons. C’est une belle maison à deux étages, avec dépendances, jardin et verger, où l’on a ouvert, sous la direction de M. Trudelle et des commissaires d'école, dans le mois d'octobre 1857, une école supérieure sous le nom d'académie qui devra rendre, il faut l'espérer, bien des services à la paroisse.
M Chauvin fit plusieurs améliorations dans l’église de la paroisse. Outre les ornements dont il pourvut abondamment la sacristie, ;l fit faire une tribune dans la nef pour l’usage des Sœurs et de leurs élèves dans laquelle il fit placer un harmonium qui remplaça avantageusement une serinette dont un des plus orands défauts était de répéter invariablement les mêmes airs. Il avait précédemment érigé, le 1er octobre 18435.
un beau Chemin de la Croix.
C’est M. Chauvin qui a enrichi l’église de Ja Baïe Saint.-Paul de |a précieuse re
lique de Sainte-Anne qu’elle possède. Dès les premiers temps de la paroisse, la difficulté ou plutôt l'impossibilité d'aller en pèlerinage à la Bonne Sainte-Anne le jour de la fête de cette grande sainte, fit que les habitants de la paroisse, et du comté en général, prirent l'habitude de venir à la Baie Saint-Paul (seule paroisse où il y avait un prêtre résident, comme on le sait), pour satisfaire leur dévotion ce jour-là. Plus tard lorsqu'on fit des chapelles latérales à l’éslise une d'elle fut dédiée à cette grande sainte et le concours augmenta. Aujourd'hui (1859) l'église peut à peine contenir la foule des pèlerins qui s’y rend le jour de cette fête de toutes les paroisses du comté. Cette relique est une partie du doigt de Nainte- Anne venu de Carcassonne et dont une distribution fut faite en 1844 à toutes les églises des diocèses de Québec et de Montréal dédiées à cette sainte si vénérée en Canada.
M. le CGrrand-Vicaire Chauvin quitta
ède. Dès , la diffi- ’aller en Le le jour t que les omté en venir à eoù il y 1e on le otion ce des chal’elle fut le con- (1859) foule des ette fête é. Cette e Saintelont une à toutes bec et de vénérée
n quitta
la Baie Saint-Paul le 22 octobre 1856 et fut remplacé comme curé par M. Charles Trudelle, curé de Somerset, qui était arrivé dans cette paroisse le 7 du même mois d'octobre. il se retira à l'Hôtel-Dieu de Québec et mourut subitement en montant la côte de la Basse-Ville,le 14 octobre 1862 à l’âge de 67 ans.
M. Chauvin était un homme d’une orande science théologique et ses connaissances en littérature, ainsi qu’en histoire était plus qu'ordinaires. Il aurait brillé au premier rang des membres les plus illustres du clergé et de nos meilleurs écrivains, si son incomparable modestie ne lui eut toujours persuadé qu’il était le moins capable et le moins important de tous ses confrères. Homme d'étude et de méditation, il ne se permettait presque jamais de récréat 5n et prolongeait toujours jusqu'à minuit son travail et ses veilles. Malgré ses nombreuses occupations, et même dans un âge avancé, il conserva toujours un goût
particulier pour la lecture des classiques.
et on ne conversait pas longtemps avec lui sans reconnaître combien son esprit était orné. Ses écrits étaient toujours d'un style irréprochable et son langage était celui d’un puriste, mais sans affectation. Tout entier à son devoir et à la desserte si difficile de cette immense paroisse de la Baïe Saint-Paul, on le trouvait toujours au confessionnal ou dans son petit cabinet d'étude. Pendant les seize années qu’il a passées dans cette paroisse il n'a été qu'une seule fois à Québec.
D'une prudence et d’une réserve à toute épreuve il ne s’est jamais laissé compromettre et c était toujours un mystère de connaitre le fond de ses pensées ; aussi quelqu'un me disait un jour que c'était l’homme le mieux qualifié pour faire un diplomate. Homme de vertu et de bon conseil 1l a passé dans la paroisse faisant le bien et a pu emporter à son départ l'amour, l’estime et la vénératiou de tous les paroiïssiens, sans aucune exception.
laissant après Jui la réputation d'un bon
ssiques, Ds avec 1 esprit oujours langage S Sans voir el nmense le troulans son es selze paroisse Québec.
à toute omprotère de : AUSSI c'était aire un
de bon
l'un bon
sh
de ce mot.
Lcise termine ce qu'on pourrait appeler l'histoire de la Baie Saint-Paul, car celui qui écrit ces lignes est trop étroitement hé à tout ce qui s'est fait dans cette paroisse, pendant les huit années qui ont suivi le départ de M. Chauvin, pour pouvoir en parler avec l’inpartialité qui convient à un historien. Un autre plus habile et possédant une plume mieux taillée pourra plus tard raconter ce qui s'est passé dans cette paroisse pendant les règnes de Messieurs Trudelle, Nérée (ringras et Joseph Nirois le curé actuel (1877). Mais, avant de preudre congé du lecteur, je crois devoir dire quelques mots des habitants et de la topographie de la Baie Naint-Paul et du comté de Charlevoix en général.
D’après un recensement fait en janvier 1858, il y avait alors à la Baie 475 maisons habitées, renfermant 494 familles, les-
prétre dans toute la force et l’acception
sensor near einen en srpran
quelles formaient une population de 3363 âmes. Les deux plus nombreuses de ces familles sont celles de Simard et de Tremblay, originaires de la Côte de Beaupré.
Les habitants de Ta campagne offrent dans leurs mœurs et leurs habitudes en général une somme de ressemblances qui les font reconnaitre et distinguer partout. Jean-Baptiste et Josephte dans le district de Québec ou de Montréal, ou dans d’autres parties de la Province c’est toujours Jean-Baptiste et Josephte.
Cependant presque chaque paroisse présente quelques nuances dans les usages qu'on ne peut pas toujours saisir au premiér coup d'œil, mais que l'habitude de vivre ensemble fait bientôt distinguer.
Les habitants de la Baie Saint-Paul et du cc'até de Charlevoix en général, presqu'entièrement privés pendant lhiver de toute communication par terre avec les autres paroisses, et en étant encore séparés par de longues distances, ont
tion de ibreuses mard et
‘ote de
e offrent tudes en nblancers stinguer hte dans atréal, ou rovinec Josephte.
bisse pré-
»s usages |
alsiT au habitude tinguer.
ul et du al, pres-
l'hiver re avec
encore ces, on!
conservé plusieurs habitudes et usages particuliers. C’est ici et dans la Côte de Beaupré que se sont le mieux conservés, et que se conserveront le plus longtemps les mœurs et les habitudes de nos pères, parce que les deux comtés de Charlevoix et de Montmorency sont restés jusqu'à ce jour et resteront probablement longtemps encore purement canadiens. Ils n'ont eu aucun rapport avec les Anglais depuis le jour où ils ont échangé quelques coups de fusil sur le rivage, il y a près de 130 ans.
A l'exception de quelques expressions particulières, dont quelques-unes ne sont pas sans mérite, on parle tout aussi bien, vour ne pas dire mieux qu'ailleurs.
Parmi ces expressions, communes à tout le comté, les étrangers remarquent les suivantes : chômer d’une chose, pour en manquer ; faire deul, pour faire de la peine à quelqu'un ; faire des chouannes, pour des badinages..…... Mais toutes ces
| expressions particulières s’en vont dispa-
raissant d'année en année.
[Il n'est peut-être pas dans tout le pays une seule paroisse qui offre autant d'intérêt au touriste, au poète et au naturaliste que la Baie Saint-Paul. Ses hautes montagnes et ses magnifiques points de vue, sa rivière si proprement appelée le Gouffre, ses nombreux cours d’eau avec leurs petites chutes pittoresques, ses terres d'alluvion pleines de secrets peut-être antidiluvien, m'en sont les
témoins.
Mais venez plutot avec moi, lecteur.
et passons d'abord les caps, ces huit lieues de chemin si célèbres dans toute la côte du nord par leur isolement de tout établissement, par leurs montées et leurs descentes interminables, et par les fatigues extraordinaires qu'y éprouvèrent les voyageurs avant que le gouvernement eût fait faire le superbe chemin actuel.
Voyez à perte de vue cette suite de montagnes plus ou moins élevées et escarpées ! N'est-ce pas là l’image d’une mer en fureur qu'un pouvoir surnaturel
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aurait tout-à-coup rendu solide au milieu de soi agitation ?.. Mais regardez devant vous! voici la Baie ! Quel beau coup d'œil ! Quelle nature grandiose ! Voyez le Saint-Laurent qu'on avait laissé à Saint-J vachin, d'ici il paraît dix foix plus vaste et plus étendu. Comme il nous plaît de le revoir ! non, rien ne peut compenser la vue de notre majestueux fleuve.
On dit que la Gra ide-Baïie dans le Naguenay, connue sous le nom de la jaie des Ha! Ha! fut ainsi appelée parceque les premiers voyageurs qui remontèrent le Saguenay poussaient tous ce cri de surprise en découvrant la Grande-Baie. Si ceux qui donnèrent à la Baie Saint-Paul son nom, l’eussent découverte en remontant de Québec par le chemin des Caps, ils auraient pu aussi l'appeler la Baie des Ha ! Ha! Car c'est
| toujours là l’exclamation qu’on laisse na-
turellement échapper lorsque l’on arrive par le chemin des Caps et que, des hauteurs de la concession de Saint-
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Antoir 2, on aperçoit pour la première fois cette paroisse.
L'ile verdoyante que vous voyez, en face de In Baie, c'est l’Ile-aux-Coudres,.
dont les habitants savent faire avec tant d: succès la guerre aux marsoins. Ces belles campagnes par de là le fleuve, où le soleil souchant fait briller des clochers d'espace en espace, c’est la Côte du Sud, si remarquable par l'élégance, la propreté et la richesse des bâtisses de ses habitants.
Ne tardons point cependant à descendre dans la belle riche et vallée que nous voyons là, à nos pieds, et au milieu de laquelle sont placés l’église, le village et un grand nombre des demeures des habitants de la paroisse. Nous monterons ensuite sur le Cap-au-Corbeau dont nous voyons les habitations devant nous par de là la plaine où nous allons descendre. Pendant longtemps la barque d'un nouveau Caron transportait les voyageurs de l’autre côté de la rivière
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voyez à vous sauver promptement, habitante du petit village de la rive gauche, car voilà que les nombreux affluents du (Gouffre descendent et se précipitent avec bruit des montagnes, déracinant, arrachant les arbres qu'ils entraînent, et Asoi.vrant des lits nouveaux pour aller sengloutir plus tôt dans la rivière au courant de laquelle rien ne pourra plus
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Adans son lit; c’est la Rivière-des-Mares,
changeant continuellement son cours et découvrant aux regards du géologue étonné des souches et des troncs d'arbres d’une époque inconnue ; c’est le Ruisseau- Michel, se précipitant dans la plaine par une chute dont il aïme à faire entendre au loin le murmure agréable; c’est Le Bras que l’on entend mugir au pied des côtes de Saint-Antoine et qui, se partageant avant d'arriver au village, remplit d’effroi ses habitants et, se jouant des obstacles que l’on oppose à sa fureur, emporte souvent au Gouffre les débris de deux ponts qu'on ne se lasse point de jeter sur son cours ; ce sont cent petits ruisseaux, devenus des torrents, qui, dé.
pouillant les hauteurs au profit de la plaine, se hâtent aussi de porter au Gouffre leur contingent, comme pour l’afimer davantage à poursuivre son œuvre de destruction.
Qui pourrait calculer tous les dommages qu'a faits dans la paroisse cette
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rivière du Crouffre en différents temps ?
Rien ne peut lui résister et elle ne respecte pas même les bâtisses. Un jour une petite maison du village, emportée par une de ces inondations, alla assez loin avec son poêle et le tuyau famant, de sorte qu'on disait en badinant * qu'elle s'en allait à la vapeur.”
Mais voilà que tout en rapp'lant ces scènes d’une pluie torrentielle à la Baie Naint-Paul, nous venons de traverser le port qui réunit les deux villages. Suivezmoi donc encore et, vous armant de | courage, montons sur le Cap au Corbeau.
C’est bien le temps de répéter, n'est-ce A pas ? avec le bon Lafontaine :
‘ Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé.”
…………… Mais enfin nous y voilà...
Voyez à présent ! N'est-ce pas chaïmant ? À gauche, le Saint-Laurent dont la vaste nappe d’eau s'étend du pied du Cap où vous êtes, à une distance [que l'œil ne peut saisir ; l’Ile-aux-
Coudres au-dessus de laquelle vous semblez suspendu. Les vingt et quelques | goëlettes qui entrent ou sortent sans cesse, ces chaloupes qui vont et viennent de l'Ile à la Baie, n'est-ce pas vivant.
charmant à voir ? Admirez encore devant vous ces beaux fonds de la Baie a ec leurs verdoyantes prairies ; cette 1mmense vallée avec ses riches moissons, s'étendant à droite et au milieu de laquelle serpente le Gouffre; suivez de l'œil toutes les sinuosités de sa marche capricieuse ; voyez le Bras s’abritant
sous un feuillage, comme pour surprendre le village au milieu duquel il vient mêler ses eaux limpides à celles du Gouffre,
L'église, le couvent, la chapelle, l’aca- À démie, le village tont entier, le Cap-àla- Rée, les rangs de la Mare, de l'Equerre, le Bas de la Baie, la Goudronnerie, tout est là sous vos regards et comme sous vos pieds. Quatre notaires, deux médecins, plusieurs marchands et des industriels
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de tout métier sont dans le village pour répondre aux besoins de cette belle et grande paroisse dans laquelle dix écoles, un couvent et une académie répandent les lumières de l'instruction, Mais levez les yeux et contemplez par delà la vallée ce bel amphithéâtre formé par les concessions Saint-Antoine, Pérou, Saint-Jérôme, Saint-Jean, Terrebonne, Saint-Joseph, et Saint-Flavien où une chapelle dédiée à Saint-Placide a été ouverte au culte en 1860. Partout sur ces différentes concessions les yeux se reposent avec complaisance sur la plaine liquide de notre majestueux Saint-Laurent. Mais assez et descendons avec la conviction que la Baie Saint-Paul n’a rien à envier aux plus belles paroisses du pays sous le rapport de la beauté et de la variété des sites pittoresques.
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