‹ Trois voyages au CanadaChapitre 15 sur 35 · C II A N SONS ET AUTRES CÉRÉMONIES RIDICULES · texte numérisé non relu

C II A N SONS ET AUTRES CÉRÉMONIES RIDICULES

Nos sauvages et généralement, tous les peuples des Indes Occidentales ont de tout temps l'usage des danses ; mais ils l'ont à quatre fins : ou pour agréer à leurs Démons à qui ils pensent faire du bien, ou pour faire fête à quelqu'un, ou pour se réjouir de quelque signalée victoire, ou pour prévenir ou guérir les maladies.

Lorsqu'il doit se faire quelques danses, nus ou couverts de leurs brayers selon qu'aura songé le malade ou ordonné le médecin ou les capitaines du lieu, le cri se fait par toutes les rues de la ville ou du village, avertissant et invitant les jeunes gens de s'y porter au jour et heure ordonnés, le mieux matachié et paré qu'il leur sera possible ou en la manière qu'il aura été ordonné ; qu'ils prennent courage, que c'est pour une telle intention, et on nomme le sujet de la danse. Ceux des villages circonvoisins ont le même avertissement et sont, aussi priés de s'y trouver ; mais l'on n'y contraint personne.

Cependant l'on dispose 1 une des plus grandes cabanes du lieu. Etant tous arrivés, ceux qui ne sont là que pour être spectateurs, comme les vieillards, les vieilles femmes et les enfants, se tiennent assis sur les nattes contre les établis, et les autres au-dessus, du long de la cabane; puis deux capitaines étant debout, chacun une tortue à la main, chantent ainsi, au milieu de la danse, une chanson à laquelle ils accordent le son de leur tortue; puis, étant finie, ils font tous une grande acclamation, disant: Hééé..., puis en recommencent une autre ou répètent la même jusqu'au nombre des reprises qui auront été ordonnées. 11 n'y a que les deux capitaines qui chantent; tout le reste dit seulement: Ilet, het, het... comme quelqu'un qui aspire avec véhémence: et puis toujours à la fin de chaque chanson une longue acclamation ; Hééé...

i3o AU PAYS

Toutes ces danses se font en rond. Or les danseurs ne se tiennent point par la main, mais ils ont tous les poings fermés : les fdlcs les tiennent l'un sur l'autre, éloignés de leur estomac ; et les hommes les tiennent aussi fermés, élevés en l'air ou en la manière d'un homme qui

SVPERlVS

Aloet ho ho hé hé ha h»

Halouct ho ho hc .

Egnna hau, Egnna hc hc hu hu

ho ho ho, Egnna hau hau hau.

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