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IIIe CAS GÉNÉRAL Participe passé employé avec AVOIR.
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde en genre et en nombre avec son complé-
ment direct, quand ce complément le précède. Ex. : Je me rappelle l’histoire que J'ai LUE.
Le participe passé lue s'accorde avec son complément direct que (laquelle histoire), qui le précède.
Le participe reste invariable :
1° Si le complément direct le suit : Vous avons LU une histoire.
2 S'il n'a pas de complément direct : Elle a LU.
REMARQUE. — Les verbes neutres n'ayant jamais de complément direct, le patticipe passé de ces verbes conjugués avec avoir est toujours invariable : Ces histoires nous ont PLU.
Dans ces phrases : Les nuits qu'ils ont bormi.., les années qu'il a RÉGNÉ..., les mois qu’il a VÉCU, LANGUI, GÉMI..., les parlicipes passés sont invariables parce qu'ils appartiennent à des verbes neutres. Devant chaque complément la préposition pendant est sous-enlendue : les nuits pendant lesquelles ils ont dormi, les années pendant lesquelles il a régné, etc.
QUESTIONNAIRE, — Comment s'accorde le Participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir? — Quand est-il variable ? — Dans quel cas reste-t-il invariable® — Quelle remarque faites-vous sur les participes passés des verbes neutres ?
Exercice 565. — Corrigez, s’il y a lieu, les participes en italique :
Jolliet a découvert le plus grand fleuve des États-Unis. La Vérendrye est un des plus grand explorateurs que le Canada ait produit. L'évèque de Meaux a créé une langue que lui seul a parlé. Rarement l'occasion et le bonheur se présentent de nouveau quan on les a perdu. Les années qu'il faut regretter le plus sont celles qu'on a vécu sans pouvoir s’instruire. La bataille de Wagram est une des plus sanglantes que Napoléon ait livré, La fortune a souvent écrasé ceux qui ont essayé de se relever après qu'elle les avait renversé. Les beaux vers que nous ont légué nos poètes et la prose harmonieuse que nous ont laissé nos écrivains ont orné notre esprit et enrichi notre mémoire. Les Anglais ont longtemps régné en maitres sur ls mers. Le Nil a plusieurs fois déplacé son cours. La force n'a jamais persuadé personne.
LE PARTICIPE PASSÉ. 239 states tte not SENS NNEUS
Exercice 566. — Corrigez, s’il y a lieu, les participes en italique :
La plupart de nos maux naissent de ceux que nous avons fait à autrui. Ce n’est que sous Auguste que les amphithéâtres ont déployé à Rome toute leur magnificence. Le hérisson se défend au moyen de l'armure épineuse que lui a donné la nature. Molière aobservé profondément le moral des hommes. Les Lacédémoniennes se glorifiaient des blessures qu'avaient reçu leurs fils. Le temps qui a jui ne reviendra jamais. Le dévouement de d'Assas est un des plus beaux que nous ait conservé l’hisboire. Le Rhin se perd dans les sables qu'il a lui même aceumulé. Que d'honneurs les beaux habits ontsouvent valu; mais aussi que de tourments ils ont coûté! Les richesses que Carthage avait amassé par son commerce passèrent aux Romains. Les botanistes ont étudié l'organisation des végétaux, les ont classé et décrit. Eschyle a trouvé la tragédie grecque toute grossière encore et l'a porté à une grande hauteur.
DICTÉE. — L'Intendant Talon.
Exercice 567. — Corrigez, s'il y a lieu, les participes en italique.
Talon a admirablement servi la politique coloniale inauguré en France par Richelieu et continué par Louis XIV et Colbert. En quelques années passé dans la Nouvelle-France, il a imprimé un essor vigoureux à la colonisation languissante de la fertile vallée du Saint- Laurent, multiplié les concessions de seigneuries, secondé le travail des colons et encouragé l'établissement d'émigrants nombreux et choisis. Des villages nouveaux furent fondé, et les valeureux soldats licencié du régiment de Carignan, devenu Canadiens, donnèrent à la société d'alors une allure militaire qui s'est longtemps conservé. Talon, qu'aucun progrès n'a laissé indifférent, a mis en honneur l'agriculture et l'horticulture; il a introduit de nouvelles cultures, fait transporter dans le pays les premiers chevaux qu'on y ait vu. Quant à l'industrie nationale, il l'a protégé de tout son pouvoir : des fabriques nouvelles furent é{abli ou Ptojelé. Le premier, il a appris au Canada à se suffire à lui-même et à se fortifier, à l'intérieur, par l'industrie et le travail domestique. Son activité s'est même porté vers les découvertes et l'exploitation des mines de plomb, de cuivre et de charbon. Les relations commerciales sont devenu plus actives, surtout avec la France et les Antilles ; la navigation s'est ainsi étendu, et le prestige et la richesse du Canada se sont augmenté. À l'extérieur, Talon a secondé les efforts de Frontenac pour dompter les Iroquois ou humilier les Anglais, 11 a favorisé les grands explorateurs Jolliet el La Salle, qui ont reculé les bornes de la Nouvelle-France et découvert le Mississipi. Aussi, M. Thomas Chapais, un des érudits
qui ont le mieux connu Talon, a pu dire : « Talon, c'est un Colbert colonial. » A. D,
CAS PARTICULIERS Participe passé suivi d’un infinitif,
Le participe passé suivi d'u. infinitif est tantôt variable, tantôt invariable,
.… Il est variable s'il a pour complément direct le pronom qui précède; ce pronom fait alors l'action marquée par l'infinitif, Ex, : Les fruits que j'ai vus mürir.
On peut dire : Les fruits que j'ai vus mârissant, C'étaient les fruit: qui mûrissaient. Que, mis pour /ruits, faisant l'action de mûrir, est complément direct de vus.
Il est invariable s'il a pour complément direct l'infinitif; alors le pronom ne fait pas l'action exprimée par l'infinitif. Ex. : Les fruits que j'ai vu cueillir.
On ne peut pas dire : les fruits que j'ai vu cueillant. Ce n'étaient pas les fruits qui eueillaient. fe mis pour fruits, ne faisant pas l'action de cueillir, est complément direct de cueillir et non de vu.
Nora. — En résumé, le participe passé suivi d'un infinitif s'accorde loujours avec le mot qui fait l'action marquée par l'infinitif si ce mot le précède.
REMARQUE. — Les participes qui ont pour complément direct un infnitif sous-entendu ou une proposition sous-entendue sont toujours invariables. Ex. : /{ n’a pas payé toutes les sommes qu’il aurait pt (sous-entendu hayer). Je lui ai rendu tous les services que j'ai PU (sous-entendu lui rendre). Je lui ai chant: tous les morceaux qu'il a vouLu (sous-entendu que je lui chante).
nrrrnnannnnee
Le participe passé fait suivi d'un infinitif est toujours invariable. Ex : La maison que j'ai Fair bdtir.
QUESTIONNAIRE. — Quand le participe passé, suivi d'un infinitif, est-il variable ? — Quand est-il invariable? — Lorsque l'infinitif est sous-entendu, que devient le participe ? — Quelle remarque faites-vous sur le participe passé fait ?
Exercice 568. — Corrigez, s’il y a lieu, les participes en italique : Le pape Urbain II est un des rares pontifes que la France ait vu naître. Pour être sûr de la vérité, il faut l'avoir entendu annoncer d’une manière claire etpositive, Louis XIfiftaireceux qu'il avait /ait si bien parler. Colomb avait l'ait en vain tous les efforts qu'il avait pu pour obtenir des vaisseaux de sa patrie,
LE PARTICIPE PASSÉ
Les orages sont d'une utilité que personne n'a essayé de contester. La plante mis en liberté garde l'inclinaison qu'on l'a forcé à prendre. La boussole a fait faire d'immenses progrès à la navigation. Le temps a détruit la plupart des vieux châteaux féodaux que le moyen âge avait vu élever, Que d’États fameux les bords de la Méditerranée ont vu s'élever et disparaître ! Pygmalion ne mangeait que des viandes qu'il avait vu préparer ou qu'il avait préparé lui-même. Néron brûlait les chrétiens après lesavoir /aitenduire depoix.Onest responsable des maux qu'on a laissé faire quand on a pu les empêcher. Les grands hommes appartiennent moins au siècle qui les a vu naître qu'à celui qui les a formé.
DICTÉE: — La Bienheureuse Jeanne d'Arc.
Exercice 669, — Corrigez, s'il y a lieu, les participes en italique : Jeanne d'Arc, né à Domrémy, a contribué puissamment à chasser
les Anglais de France. Touché des misères et des maux qu'elle avait toujours vu autour d'elle, ému des malheurs dont la patrie était accublé et des défaites qu'elle avait subi, obéissant à des voix par lesquelles elle s'était en(endu commander de
délivrer son pays, elle se transforma
en héroïne. Une première fois elle
s'élait vu refuser loute assistance
par le capitaine Baudricourt; mais,
confiant en sa mission et revenant
à la charge l'année suivant, elle
obtint d'être conduit auprès de
Charles VII. Des armes, un cheval
et des guerriers lui furent donné, et,
combaltant avec vaillance, elle dé-
livra la ville d'Orléans assiégé et
sur le point d'être pris. Elle con-
duisit Charles VII à Reims pour
qu'il fût sacré roi, puis elle voulut retourner dans sa famille, mais elle fut relenu à l'armée dont elle avait relevé le courage el la confiance. Dès lors elle fut moins heureuse. Elle fut blessé devant Paris et /ait prisonnière à Compiègne per les Bourguignons. Vendu aux Anglais qu'elle avait vaincu, elle fut par eux brälé vive à Rouen. Mais quand on l’eut fait monter sur le bûcher, Jeanne d'Arc mourant légua aux Français des sentiments que l'ennemi n'avait pas prévu : le patriotisme, l'amour du pays. Bien que disparu, celle qu'on avait vu combattre à la lête des hommes d'armes semblait les commander encore, et les Anglais furent enfin chassé de France. C. à.
Exercice d'élocution 570. — Reproduisez de mémoire la dictée c1-dessus.
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