‹ Troisième livre de grammaire [microforme]Chapitre 128 sur 242 · MODÈLE D’ANALYSE DU NOM · texte numérisé non relu

MODÈLE D’ANALYSE DU NOM

La France produit du vin » des céréales.

France | n. pr. fém. sing., sujet de produit. vin n. C. masc. sing., comp. dir. de produit. céréales ! n. c. fém. pl., Comp. dir. de produit.

QUESTIONNAIRE, — Que faut-il indiquer dans l'analyse du nom? — Qu'entendez-

vous par l'espèce? le genre? le nombre? la fonction ?

4. On peut dire aussi s’il est Composé ou collectif ; s'il est un adjectif, un infinitif, un moinvariable, une iocution, pris substantivement. Ex. : adjectifs : le juste et l'injuste ; verbes; le boire et le manger : mots invariables : les oui et les non ; locution : les on dit. Tout mot pris substantivement acquiert les propriétés du nom.

2. Les noms de ville s'employant généralement sans article, il est parfois difficile d'en bien distinguer le genre. En général ils sont du masculin ; Cependant quelques-uns (entre autres ceux qui se terminent par une syllabe muette) sont du féminin : Jérusalem, Sion, Tyr Rome, Venise, Syracuse, Grenade, Toulouse, etc.

Voici, du reste, un petit moyen mécanique de distinction préférable à toutes les règles que nous pourrions énumérer : il consiste à joindre au nom de ville un adjectif qui n'ai pas la même terminaison aux deux genres: Rome fut puissante; Paris est beau; Marseille est commerçante ; Lyon est industriel.

Quand on écrit et que le genre est douteux, la prudence commande de faire précéder le nom propre du mot ville : La ville de La Rochelle fut prise par Richelieu.

3. S'il est complément déterminatif, explicatif, appositif (voir page 266); direct, indirect Ou circonstanciel,

: DICTÉE xr RÉCITATION. — Le Drapeau.

Le régiment était rangé en bataille sur le talus du chemin de fer el servait de cible à toute l'armée Prussienne, massée en face, sous le bois. On se fusillait à quatre-vingts mèlres. Les officiers criaient : « Couchez-vous! » mais personne ne voulait obéir, et le fier régiment restait deboul, groupé aulour de son drapeau.

On n’entendait que le crépilement de la fusillade, le bruit sourddes gamelles roulant dans le fossé, et les balles qui vibraient longuement d'un bout à l'autre du champ de balaille, comme vibrent les cordes tendues d’un instrument sinistre et relentissant. De lemps en temps, le drapeau, qui se dressait au-dessus des léles, agité au vent par la mitraille, sombrait dans la fumée; alôrs une voix s'élevait grave el fière, dominant la lusillade, les râles, les Jj'urons des blessés : « Au drapeau, mes enfants (1), au drapeau! » Aussitôt un officier s'élançait, vague comme une ombre, dans ce brouillard rouge, et l’héroïque enseigne, redevenue vivante, planait au-dessus de ja bataille.

Paysan, la chanson des

corneilles, gouffre bleu saluant ton

aux jours tièdes mêlé, montagne en montagne,

seuil iront prêter l'oreille : Et diront à leurs fils : «Les beaux jourssont prochamns! » « 11 est rude, dis-tu, le chant que la corneille

Vient aux matins d'avril Vanner au fond des bois s ;

Mais chez toi, Paysan, combien d'espoir s'éveille

Quand l'âme des semeurs est pleine de sa voir!

ALmERT FanLaus.

Exercice 623. — Reproduisez en pross cette pouie.

Exercice 624, — Analysez les noms en ilalique de ia dictée ci-dessus, 1. Le Last à nommer de parsnmoe de ne es ePetrunn Un mot est-nis-en apoutephe quans 8° Liv. GR. (ËL.) canapa.

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