ANALYSE DU VERBE
Il y a six choses à considérer dans l'analyse grammalicale du verbe :
1° L'Espèce : s'il est actif, neutre, passif, pronominal, impersonnel.
2 La Consvcaison : s'il est de la 4re, ou de Ja 2e, ou de la 3%, ou de la 4e.
& Le Mone : s'il est au mode indicatif, conditionnel, impératif, subjonctif, infinitif.
%° Le Tewps : à quel temps du mode.
5 La PERSONNE : s'il est à la re, ou à la 2e, ou à la 3,
6 Le Nowsre : s'ilestäune personne du sing. ou du plur.
7 La Foncrion. — Rappelons qu'un verbe à l'infinitif peut être, sujet, attribut ou complément.
Nora. — I] est bon d'ajouter les temps primitifs (1),
MODÈLE D'ANALYSE
J'aimais les fleurs. Mentir est une lâcheté. Nous serions reçus, Que Julien se soit perdu. I] pleuvra
aimais v. aclif aimer, 1re conjug., mode ind., à l'imparf.,{re pers. dusing. — (aimer, aimant, aimé, J'aime, J aimais).
Mentir v. neulre mentir, 2° conjug., mode inf., au prés., sujet de est. — (mentir, mentant, menti, je mens, je mentis).
est v. subs. étre, mode ind., au prés., 3° pers. du sing. — (étre, élant, été, je suis, je fus).
serions reçus | v. Pass. éfre reçu, mode condit., au prés. 1° pers. du plur. — (étre reçu, étant reçu, ayant él. seçu, je suis reçu, je fus reçu).
se soit perdu | v. pron. se Perdre, 4° conjug., mode subj., au Passé, 3° p, du sing. — (se perdre, se perdant, s'élant perdu, je me perds, je me perdis).
Pleuvra |v. imp. pleuvoir, 3° conjug., mode ind., au futur, 3° pers. du sing, — (pleuvoir, pleuvant, plu, il pleut, il plut).
QUESTIONNAIRE, — Que faut-il indiquer dans l'analyse «:u verbe?
1. Dans l'énumération des temps primitifs on ne donne au présent de l'indicatif et au Passé défini que la jre Personne du singulier,
2. Par abréviation écrivez : conjug. Pour conjugaison ; et, pour Chaque nom de mode ou de temps, donnez les trois Premières lettres du mot : ind., imp., pas. déf., fus., etc.
Remarques.
1° Le verbe avoir suivi d'un nom est un verbe actif : {es cha- Meaux ONT cinq eslomacs. Dans lous les autres cas c'est un auxiliaire qu'il faut analyser avec le verbe qu'il aide à conjuguer : J'AVAIS AIMÉ, {u A8 CUFILLI.
ttes." "1 2° Le verbe étre employé seul, comme dans : je suis sludieuxr, vous ÊTES prudent, s'appelle verbe substantif, et il doit être analysé comme les autres verbes; mais, s'il est suivi d'un participe passé, comme dans : lu SERAIS VENU, il esr VAINCU, c'est un auxiliaire qui s'analyse avec le verbe qu'il aide à conjuguer. nnnnnennnnnnnnn 3° On n'indique pas la conjugaison dans l'analyse du verbe passif, puisque celui-ci n'est autre chose que le verbe étre suivi
d'un participe passé.
PL LP PPT PS 4° Pour ne pas dénaturer le verbe pronominal, il faut toujours l'analyser avec le pronom qui précède. Mais ce pronom, qui est loujours complément, doit être d'abord analysé seul. TT 5° Le verbe faire suivi d'un infinilif neutre ne doit pas s'ana-
lyser isolément; c'est alors une espèce d'auxiliaire qui donne une forme active au verbe neutre qui le suit. Ex. : Le soleil fait märir les moissons. On analysera fait mürir (verbe actif) tout à la fois, et moissons sera le complément direct de fait mürir. nr 6° Rappelons que le verbe n’a pas de genre, et que le mode infinilif n'a ni personne ni nombre.
QUESTIONNAIRE. — Comment analyse-t-on le verbe avoir, le verb seuls? Et lorsqu'ils sont suivis d'un participe passé? indiquer la conju:aison des verbes passifs? — Co pronominal? — Quelle remarque faites-vous sur le v un genre? — Quelle remarque faites-vous sur le mod
Exercice 653. — Analysez les verbes contenus dans les Phrases suivantes :
Maisonneuve fonda Montréal. Les médecins se porleraient mal si lout le monde se portait bien. Si vous menlez une fois, vous ne serez plus cru de personne, Le castor est industrieux. « Si l'on m'accusail d’avoir emporté les tours de Notre-Dame, disait le président d'Ormesson, et que j'entendisse crier derrière moi : Au voleur! je me sauverais à (Ouies jambes. » 11 pleut rarement en Égypte. On a souvent tort par la manière dont on veut avoir raison. Montréal fut sauvée par Dollerd. Rien n'est plus difficile que de faire admettre la vérité. Québec dut son salut à Frontenac,
. Dtnren | nt tr n p ours sé Drogue —— k
CSSS SSI titine..." PANNES Exercice 654. — Ana/ysez les verbes des trois poésies suivantes :
La F'ourmi et la Mouche.
« Misérable fourmi, disait la mouche fière, Pauvre et vil animal que le travail tuera,
Pour moi le doux loisir, la cour, la bonne chire. — Adieu, fit la fourmi; mouche, l'hiver viendra. »
Exercice 655. — Dégagez, par écril, la moralité de cette fable.
La Vengeance d'une À beille.
A réparer cerlaine injure
Une abeille un jour s'engagea; Elle y parvint et se vengea, Mais expira sur la blessure.
Exercice 656. — Dégugez, par écrit, la moralité de cette fable.
Le Bouc et le Loup.
Un bouc, du haut d'un toit voyant passer le loup,
Lui parle avec outrage.
Le loup reprend : « Ami, ne crains rien pour ce coup. Je l'excuse el je sais qu'ailleurs tu serais sage, »
Exercice 657. — Dégagez, par écrit, la moralité de celle fable.
DICTÉE. — Le Diner sans pain.
Un jour, Louis XII apprit qu'un grand seigneur avait ballu un laboureur. Il mande aussitôt le coupable el, sans rien témoigner, le relient à diner. On sert à ce sei- &neur un repas splendide, tout ce qu'on peut imaginer de meilleur, exceplé du pain, que le roi a défendu de lui donner. Le seigneur s'élonne, il ne peut concevoir un pareil mystère. Cependant le roi vient à passer, et s'adressant à son hôle : « Eh bien! lui dit-il, vous a-t-on bien lraité? — Sire, on m'a servi un repas magnifique, mais je n'ai point diné : pour se nourrir il faut du pain. — Allez, répond alors le roi avec un front sévère; lâchez de comprendre la leçon que je viens de vous donner : et, puisqu'il vous fant du pain pour vivre, songez, monsieur, à bien lrailer une aulre fois ceux qui le font venir, »
Exercice 658. — Racontez oralement l'anecdote ci-dessus. Exercice 659. — Anqlysez les verbes de cette dictée.
el - ombre w.