‹ Troisième livre de grammaire [microforme]Chapitre 167 sur 242 · PRONOMS DÉMONSTRATIFS · texte numérisé non relu

PRONOMS DÉMONSTRATIFS

Ce, employé, répété par pléonasme.

La règle du pronom ce, employé ou répété par pléonasime devant le verbe étre, comprend trois cas bien distincts :

4° Quand le verbe étre est placé entre deux parties dont chacune peut indifféremment être l'attribut de l'autre, on peut employer ou supprimer ce.

Ex. : La vraie noblesse est la vertu.

La vraie noblesse, c'est la vertu.

Le pronom ce donne à la phrase plus de précision, plus d'énergie.

2 Lorsque le verbe étre est placé entre deux infi- nilifs, l'emploi de ce est de rigueur devant le second. Ex. : Espérer, c'ést vivre.

S'engager à la légère, c'est s'exposer à des regrets.

Cependant on supprime ce s’il s’agit d'une phrase proverbiale où le verbe est accompagné d'une négation. Ex. : Abuser n'est pas user.

3° Quand la phrase commence par le pronom ce, accompagné d'un des pronoms qui, que, quoi, dont, et d'un verbe, l'emploi de ce est obligatoire devant le verbe étre si celui-ci est suivi d'un substantif ou d’un infinitif.

Ex. : Ce que j'aime, c'est la vérité.

Ce qui m'afflige, c'est de voir les méchants j' opprimer les bons. :

On ne répète pas ce quand le verbe éfre est suivi d'un adjectif ou d’un substantif remplissant la fonction d'adjectif. Ex. :

Ce que vous soutenez est faux.

Ce que vous dites est la vérilé (pour est vrai).

ir ati tt ataby aid cbtadl dt Angela thus cohinsqméie do orbite coming vue mue Sr # rit ee mage : Hess. se jaraes

QuesrionnarRe. — Quand le pronom ce doit-il être employé ou répété par pléonasme devant le verbe êre ? — Quand ne doit-il pas l'être?

Celui, celle, ceux, celles.

Les pronoms celui, celle, ceux, celles ne doivent pas êlre immédiatement suivis d'un adjectif ou d'un participe.

Ne dites donc pas : Voici votre livre et celui desliné à votre sœur.

Dites : Voici votre livre et celui qui est destiné à votre sœur,

Celui-ci, celui-là.

Celui-ci, celle-ci servent à désigner l'objet le plus proche; celui-là, celle-là, l'objet le plus éloigné.

Quand on a nommé deux personne ou deux choses et qu'on emploie ensuite les pronoms celui-ci, celui-là pour les désigner, celui-ci se rapporte au dernier terme, comme étant le plus rapproché, et celui-là, au premier, comme étant le plus éloigné. Ex. :

La rose et la tulipe sont deux fleurs charmantes : celle-ci est sans odeur et celle-là exhale un parfum délicieux.

Ceci, cela.

Quand les pronoms ceci, cela sont mis en opposition, la différence de leur signification est la même que pour celui-ci, celui-là.

‘On se sert de ceci pour une chose qui va être expliquée, et de cela pour une chose qui vient de l'être (. Ex, :

Retenez bien ceci : le travail est un trésor.

Secourez votre prochain : n'oubliez pas cela.

Quesrionnamme. — Peut-on employer celui, celle, ceux, celles devant un adjectif ou un participe? — Quand doit-on employer celui-ei, relut. là? — Quand emploie-t-où ceci? — Quand emploie-t-on cela ?

1. Il en est de même des mots voici, voilà, dont le Premier se rapporte à ce que l'on vs dire, et le dernier à ce qui a été dit.

mttitmms#wbANÉÉÉÉÉÉttttttttttte SE ENIUR

Bxercice 765. — Choisissez entre est, c'est: (Si vous employea c'est, faites-le précéder d'une virgule.)

La première des vertus chrétiennes (est, c’est) la charité. Travailler (est, c'est) battre monnaie. Le vrai moyen de se tromper (est, c’est) de se croire plus fin que les autres. Parler (est, c'est) dépenser; écouter (est, c'est) acquérir. L'épreuve la plus sûre d'une vertu solide (est, c'est) l'adversité. Plaisanter (n'est, ce n’est) pas raisonner. La marque d'une bonne éducation (est, c'est) l'observation des convenances sociales, Chercher à briller (est, c'est) s'occuper de soi; chercher à plaire (est, c'est) s'occuper des autres. Ce que vous blâmez là (est, c’est) blämable. Ce qui me plaît (est, c'est) la franchise, Promettre (est, c’est) chose facile.

Exercice 766. — Corrigez les phruses suivantes :

L'histoire naturelle n’a pas d'autres limites que celles posées par l'univers, L'humiliation qui vient d'autrui est un outrage, celle venant de nous est une leçon. Les reproches les plus pénibles sont ceux faits par une incapacité présomptueuse, Le siècle le plus brillant de la littérature française, c'est celui appelé siècle de Louis XIV. Les poètes qui nous émeuvent sont ceux préférés par nous. Les pays les plus fertiles sont ceux arrosés par de nombreux cours d’eau. Nous avons deux sortes d'amis: ceux désintéressés et ceux cherchant leur propre avantage; il faut éviter ceux placés dans la seconde catégorie.

Exercice 767. — Remplacez le tiret par celui-ci, celui-là, etc.; ceci, cela :

C'est une belle prière que — : « Mon Dieu, gardez-moi de moi-même. » On disait de Fénelon, en le comparant à Bossuet, que — prouvait la religion, et que — la faisait aimer. Les chevaux sont plus vifs que les bœufs : — sont patients, — sont ardents. La paresse amollit le corps, le travail le fortifie : — avance la vieillesse, — prolonge la jeunesse. Il y a — de particulier chez nos sauvages que les lois de l'hospitalité étaient sacrées. Un habile médecin se sert avec succès de l'espérance et de la crainte; — adoucit les maux, — prévient les rechutes. Toujours s'amuser, — n'est pas toujours amusant. Si le rossignol est le chantre des bois, !: serin est le musicien de la chambre; — tient tout de la nature, — participe à nos arts. — est pauvre, dont la dépense excede le revenu. Écoutez — : travaillez bien d'abord, jouez bien après.

CPP PPLPPPPLLSPPPPPPPPLPPPPPPIS

ferez le vôtre.

SYNTAXE -- LE PRONON.

Page 1