PESTE QE
Exercice 772. — Remplaces le tire! par on, l'on :
Et si — croit, si — espère, qu'est-ce que mourir? Dans La Bruyère — rit de l'homme, dans Molière — le juge. Dans toute énumération — unit ou — sépare plusieurs idées. — voit les défauts des autres et — ne voit pas les siens. — est heureux quand — possède la vérité; — ne nuit qu'à soi-même quand — la rejette. Les lieux où — a reçu le jour ont un charme secret que — ne retrouve jamaïs ailleurs. Ce que — conçoit bien s'énonce clairement. Le jeu de la vie est comme celui de la marelle : — y poursuit le bonheur à cloche-pied, pour le repousser lorsque — l'atteint, Si — pouvait lire dans 4 1 l'avenir, à combien de projels — renoncerait! — n'instruit pas les facultés de l'âme, — les réveille. L
DICTÉE sr RÉCITATION. — La Langue française.
La première, elle dit le nom de l'Éternel, Sous les bois canadiens noyés dans le mystère; La première, elle fit s'élever vers le ciel Les hymnes de l'amour, les chants de la prière. Rayonne donc toujours sous le regard de Dieu, 0 langue des anciens! Combats et civilise, 2 | Et sois toujours pour nous la colonne de feu À Qui guidait les Hébreux vers la Terre promise! WILLIAM CuaPman.
Exercice 773. — Reproduisez en prose la poésie ci-dessus.
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Exercice 774. — Corrigez, s'il y a lieu, les mots en italique : =
Les vrais chrétiens se Pardonnent les uns les autres. Les hommes se jugent mal les uns les «autres. Les ambitieux se disputent les uns les autres les situations honorables ou lucratives. Faisons-nous du bien Les uns les autres, et surtout secouronsnous les uns les autres; ne parlons jamais mal les uns les autres, L'antithèse est une opposition de deux vérités qui se donnent du jour l'une l'autre. Les hommes ne sentent jamais assez combien ils ont besoin Les uns les autres. Les oiseaux semblent se parler les uns les autres, On ne peut aller loin en amitié si l'on n’est pas disposé à se pardonner les uns les autres de petits défauts. Les hommes ne doivent pas se nuire les uns les autres, Pierre et Thomas Corneille furent poètes l’un l'autre, mais quelle distance les sépare l’un l'autre! Les méchants se méfient les uns les autres, sont ennemis les uns les autres, combattent les uns les autres, se nuisent les u::: les autres.
Chacun.
Le pronom chacun veut après lui tantôt son, sa, ses, lantôt leur, leurs.
Chacun s'emploie avec son, sa, ses :
{° Lorsqu'il est sujet du verbe : chacun doit aider son prochain.
2° Lorsqu'il suit le complément direct du verbe : remellez ces volumes chacun à sa place.
3° Lorsqu'il est placé avant le complément direct et que le nom ou le pronom pluriel avec lequel il est en relation n'est pas exprimé : Payez à chacun son travail.
Si au contraire le nom ou le pronom pluriel le précède, on emploie leur, leurs : Payes-1sur à cuACUN leur travail.
4° Lorsque le complément qui le suit n'est pas indispensable au sens du verbe précédent : Jls ont offert leurs cadeaux chacun selonises moyens.
Chacun s'emploie avec leur, leurs :
t Lorsqu'il précède le complément direct : Jls ont ; offert chacun leurs cadeau.
2° Lorsqu'il est placé entre un verbe neutre et un complément indirect indispensable au sens : Jls vont chacun de leur cété. RE — €
Remarques : La même règle s'applique aux pronoms singuliers Le, lui etau pronom pluriel leur après chacun : La loi lie tous les hommes, chacun en ce qui le concerne. Ils se rendirent chacun au poste qui leur était assigné.
Quand le verbe est à la 1"° ou à la 2e personne, on se sert des mots : notre, nos ; voire, vos : Nous devons secourir les malheureux, chacun selon nos mayens.
QUESTIONNAIRE. — Quand chacun s'emploie-t-il avec son, sa, ses ? Avec leur leurs ?
Exercice 775. — Remplacez. le lirel par son, sa, ses ou leur. leurs :
Les animaux sont vêlus chacun selon — besoins. Victor Hugo et Lamartine avaient chacun — génie, mais c'éla'ent des génies différenls. Les saisons apportent chacune — tribut. Les mois apportent leurs présents à l'homme chacun à -- lour. En Laponie, la nuit et le jour ont chacun — saison. Les savants hâlent le progrès, chacun dans — spécialité. Tous les membres d'une famille bien unie contribuent au bien commun, chacun selon — force, — intelligence, — aptitudes particulitres. Les différents pays ont chacun — gloires. Les héros d'Homère ont chacun — passion dominante, qui (Le, les) caractérise. Les héros d'Homère ont leurs passions, chacun selon — caractère.
Le Chien du Saint-Bernard.
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776. Exercice d'élocution. — Énumérez les noms des personnes, de l'animal et des choses qui figurent dans ecs tableaux.
777. Exercice de rédaction. — Inventez un récit dans lequel vous ferez vivre et agir les personnages représentés ci-dessus.
DICTÉE er RÉCITATION. — Le Ver luisant etle Serpent.
Un ver luisant errait sous de vertes charmilles: Un serpent s'en approche, et lui perce le sein. « Que l'ai-je fait? dit-il au perfide assassin.
— Tu brilles »,
Loto en DICTÉE #r RÉCITATION. — Les Colons Canadiens. Entendez-vous chanter les bois où nous allons ? Sur les pins droils et hauts comme des colonnades, | Les oiseaux amoureux donnent des sérénades Que troubleront, demain, les vigoureux colons.
Entendez-vous gémir les bois ? Dans ces vallons Qui nous offraient, hier, leurs calmes promenades, Les coups de hache, drus comme des canonnades, Renversent bien des nids avec les arbres longs.
Mais, dans les abatis où tombe la lumière,
L'été fera mûrir, autour d'une chaumière,
Le blé de la famille et le foin du troupeau.
L'âme de la forét fait place à l'âme humaine,
Et l'humble défricheur taille ici son domaine,
Comme dans une étoffe on taille un fier drapeau.
PauPuILS Lemay.
Exercice 778. — Expliquez les erpressions en ilalique. Exercice 779. — Écrivez en prose celte poésie.
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:: Accord du Verbe avec ses sujets.
Tout verbe à un mode personnel s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, qu'il en soit précédé ou suivi.
Un verbe qui a plusieurs sujets se met au pluriel.
Cependant le verbe se met au singulier :
1° Lorsque les sujets sont synonymes :
. Son courage, sa bravoure, intimidait les plus hardis.
2° Lorsque les sujets sont disposés par gradation :
Un seul mot, un soupir, un coup d'œil nous trahit.
3° Lorsque le dernier sujet résume tous les autres :
Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre.
4° Lorsque les sujets sont unis par comme, de méme que, ainsi que, aussi bien que, etc. :
L'enfant, comme les Jeunes plantes, à besoin d'un soutien.
Dans cet exemple, il y a ellipse du verbe de la proposilion secondaire; c'est comme s'il y avait : L'enfant a besoin d'un soutien comme les jeunes plantes en ont besoin.
REMARQUE. — Si les expressions ainsi que, comme, etc., ont le sens de la conjonction et, le verbe s'accorde avec les deux sujets : Afon frère ainsi que moi partirons.
Sujets joints par les conjonctions ni, ou.
Lorsque le verbe a deux sujets de la 3° personne joints par les conjonctions ni, ou, il se met au pluriel si les deux sujets peuvent faire l’action marquée par le verbe : Ni l'or ni la grandeur ne nous vendent heureux. Le temps vu la mort sont nos plus sûrs remèdes.
Le verbe se met au singulier si l’action ou l'état exprimé par le verbe ne peut être attribué qu'à l'un des deux sujets : Ni l'une ni l'autre n’est ma mnère. Le soleil ou la lune nous éclaire tour à tour.
Remarque. — Si les sujets ne sont pas de la même personne, le verbe se met au pluriel : Ni vous ni moi ne parlerons. Toi ou lui partrez,
QuesrTionnaiRs. — Quand le verbe qui a plusieurs sujets se met-il au singulier ? — À quel nombre se met le verbe qui a deux sujets joints par ni, cu?
SYNTAXE. — LE VERBE. 861 anptnsesenenntonenenennnneenennmmnnes 7777 SPPSSNRENNNENNNNNNn Exercice 780. — Corriges, s'il y a lieu, les mots en italique : Ayez pitié des pauvres : l'humanité, la religion, Dieu v.us le commande. Une faible marque de bienveillance, une simple parole guérit souvent d'une douleur profonde. L'envie, la colère, la vengeance, la haine dévore l'âme qui les recèle. La douleur, de même que la fièvre, a des intermittences. Non seulement les éparynes, mais encore le bon ordre /ait le profit. L'humble hysope, aussi bien que le cèdre majeslueux prouve l'existence de Dieu. Une parole, un sourire de Louis XIV élait regardé comme une précieuse récompense. L'émeraude, le rubis, la lopaze brille sur les habits du petit oiseau-mouche. Chaque poète, chaque peintre, chaque sculpleur emporte son secret avec lui. Dans tous les âges, l'amour du travail, le goût de l'étude es£ un bien. Le malheur, comme la prospérité, donne la mesure de l'homme, Une armée trop nombreuse, un câble trop gros ne se manœuvre pas facilement.
Exercice 784. — Méme exercice .
Le danger, comme la mort, met tous les hommes de niveau. Le serin, la linotte, le bouvreuil semble connaître naturellement la musique. Ni le bonheur seul ni le mérite seul ne fait l'élévation des hommes. Ni la sévérité ni la douceur n'obliendra rien d'un esprit rebelle. L'ignorance ou l'erreur peut quelquefois servir d'excuse à ceux qui font mal. Le globe de l'œil s'allonge ou se rapetisse, selon que l'éloignement ou la proximité des objets l'exige, Le bonheur ou le malheur des hommes vie”t toujours de leur conduite. Un poignard, un sabre ou un fusil ne qui/te jamais l'Arabe. Le bonheur ou la lémérité a pu faire des héros: mais l'honnêteté, la vertu seule peut former les grands hommes. On ignore si c'est un accident ou la volonté de l'architecte qui a incliné la tour de Pise. L'œil, plus qu'aucun autre organe, appartient à l'âme. La caille, comme la perdrix, a la chair délicate.
Exercice 782. — Méme exercice.
L'âme tranquille est celle que n'agite ni le remords ni l'ambition. La fable ou allégorie sert souvent de passeport aux vérilés les plus hardies. Nulle genre d'action, nulle classe d'hommes r'échappait à la sagacité de Molière. Un jour, une heure, une minute suffit pour nous faire passer du bonheur à l'infortune. À Waterloo, l'arrivée de Grouchy ou celle de Blücher devait décider la vicloie en faveur des Français ou des alliés. Ni la force du génie, ui l'étude du cabinet ne supplée à l'observation. Le poids des années on la violence des vents fait lomber les plus grands chênes. Ou s'altache les hommes avec de .'or ou un ruban, selon que l'intérêt ou la vanité les domine. Pendant l'hiver, la neige, ainsi qu'un linceui, couvre la terre. La Fontaine fut oublié, ainsi que Corneille : ni l'un ni l'autre n'élait courtisan. Chaque saison, chaque lune, chaque jour apporte un changement dans l’aspect de la mer. La vérité, comme la lumière, est immortelle.