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374 TROISIÈME LIVRE DE GRAMMAIRE., DORÉ RO TRREE LEE DIE EE 05 20 2 52 ne ee VAN VI US
2° L'ANTONOMASE, qui consiste à employer un nom propre pour un nom commun : un La Fontaine pour un fabuliste, un Néron pour un price cruel, el réciproquement l'Apôtre des Gentils pour saint Paul; l'Orateur grec pour Démosthène.
3 L'aLLéGORIE, qui est une succession de métaphores, Dans ces deux vers d'André Chénier :
Je n'ai vu luire encor que les feux du malin, Je veux achever ma journée,
les feux du malin désignent la jeunesse, et le mot journée est pris dans le sens de vie. .
4° La MÉTONYMIE, qui consiste à prendre la cause por l'effet, l'effet pour la cau:e, le contenant pour le contenu, le signe pour la chose signifiée, l'abstrait pou. le concret, elc. Ex. :
Il vit de son travail, c'est-à-dire du produit de son travail (cause pour effet);
Paris murmure, c'est-à-dire Les Parisiens murmurent (contenant pour contenu);
Il a quitté la robe pour l'épée, c'est-à-dire La magistrature pour l'armée (signe pour chose signifiée);
La jeunesse est souvent présomplueuse, c'est-à-dire Les jeunes gens sont souvent présomplueux (abstrait pour concrel).
5° La SYNECDOQUE ou syNEcDOcHE, qui prend la partie pour le tout, le genre pour l'espèce, le singulier pour le pluriel, etc. Ex. :
Paris compte plus de deux millions d'âmes, c'est-à-dire d'habi lants, d'hommes (partie pour le tout);
Quel mortel peut se vanter d'étre à l'abri du malheur! — Mortel est ici pour homme (genre pour espèce);
La civililé est la qualilé par excellence du Français, c'est-à-dire des Français (singulier pour pluriel).