LITTÉRATURE FRANÇAISE
RP P PPS
MOYEN AGE La littérature française commença au xie et au xue sivcle par de oligues épopées, œuvre des lrouvères et des troubadours. Ecriles les unes en langue d'oil et les autres en langue d'oc, elles dénotent une
2° Le cycle d’Artus ou de la Table Ronde, dont les exploits du fabuleux roi Arlus de Bretagne forment! le rincipal objet,
3° Le cycle de l'antiquité, où l'histone de la Grèce et de Rome, le siège de Troie, les voyages d'Enée, la vie d'Alexandre et de Jules César, sont plus ou moins heureusement traveslis.
liennent de nombreux romans d aventures, ayant pour fond des traditions nalionales, et quelques chroniques rimées. Au xme siècle se développa le Fabliau, conte en vers généralement salirique et qui offre une vive peinture des mœurs. C'est dans nos i ss conteurs italiens ont puisé la plupart des sujets de leurs nouvelles, A la satire des mœurs apparlient encore le Roman de Renart, le principal monument littéraire du xinre siècle, avec le Roman de la Rose, commencé par Guillaume de Lorris et achevé par Jean de Meung, qui est aussi une œuvre didaclique. Divers autres genres de puésies, le Zai, le virelai, la chanson, la ballade ont élé aussi cul-
plus savante à mesure que la langue se formait, et certaines pièces d'Eustache Deschamps, de Charles d'Orléans, de François Villon ont
hisloire s'émancipe du latin, langue des chroniqueurs monastiques : Villehardouin, Joinville, Froissart commencent à écrire en français. Au xve siècle, Comines aura déjà les qualités de l'historien philosophe. Le théâlre est en enfance; cependant, les drames dilurgiques, les miracles, les mystères offrent un assez grand intérêt; les farces, les solies, les moralités annoncent l'avènement de la comédie,
La Renaissance liltéraire se fit, en Italie, du xive an xve sivcle. Chez nous, elle n'eut lieu qu'au xvi* siècle, à la suite des campagnes de Charles VII, de Louis XII et de François Ier, Ce qui caractérisait la période du moyen âge, c'était la naïvelé; ce qui caractérise la Renaissance, c'est l’érudition. Les litlératures grecque et romaine, qui n'avaient jamais été entièrement perdues, puisque des moines passaient leur vie à en copier les principaux che s-d'œuvre, mais qui
Led
merie, excitèrent dans tous les + en une émulation admirable, En première ligne, parmi les noms illustres de la Renaissance, nous cilerons les érudits : Guillaume Budé, l'un des fondateurs du Collège de France; les Estienne, Henri et Robert, célèbres imprimeurs, qui furent aussi de grands savants et des novateurs audacieux ; Etienne Pasquier el Claude Fouchet, qui ont fait preuve d'érudition solide; Rabelais, se est lombé dans l'abus des plus élranges bouffonneries ; Jacques
myol, le plus célèbre des traducteurs. La Renaissance produit aussi loule une légion de poèles : d'abord Clément Marot, qui inaugura la poésie es es moderne ; puis les sept poëles qui constituent ce qu'on appela la Pléiade : Ronsard, Joachim du Bellay, J. Dorat, Remi Belleau, Jodelle, Baïf et Pontus de Thyard; enfin Desportes, d’Aubigné, du Bartas, Bertaut, Régnier ; ils on tous le caractère commun d'avoir voulu donner au vers une harmonie soulenue, au rylhme une grande variété, et de s'être inspirés le plus souvent de l'antiquité.
La prose française, déjà merveilleusement assouplie par les charmants récits des conleurs de cette époque, fut portée à un re rm de perfeclion par Montaigne, par Calvin et dans l'histoire par Blaise de Montluc.
L'époque troublée de la Ligue donne naissance à l'éloquence politique et à un pamphlet qui est un chef-d'œuvre : la Satire Ménippée.
XVIIe SIÈCLE
de ae modèles dans tous les genres. Malherbe fut le régulateur de la poésie, Guez de Balzac celui de la prose, à laquelle on s’efforça de donner après lui une harmonie soutenu”, Pascal s'immortalise par ses Pensées; Descartes fonde, par le Discours de la Méthode, la philosophie française. Parmi les poèles, Théophile, Saint-Amand, Scarron échappent aux rigueurs des règles que Malherbe avait posées et que Boileau finira par faire prévaloir; ils restent des fantaisisles à
XVIIIe SIÈCLE Le xvui siècle est caractérisé par la lutte contre toutes les form: ; de l'autorité. Le doute ou le scepticisme envahit peu à peu les esprits. L'auteur le plus fécond de cette 6 oque, Voltaire, aborde tous les genres : philosophie, hisloire, tragédie, romans, contes, épilres, critique, letlres, poésie. Comme philosophe il a pour rival Jean-Jacques Rousseau, parlois sophiste et paradoxal, toujours éloquent. et pour émules Diderot, d’Alembert, etc. Dans la tragédie, Voltaire lui-même, Crébillon, Ducis restent bien inférieurs aux modèles du siècle précé-